Judy Garland vs Rufus Waiwnright : Get Happy !

Si vous me suivez vous avez certainement déjà vu une vidéo de Rufus déguisé en Judy Garland et reprenant son fameux « Get Happy ».

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=56U637B7bc8&w=425&h=355]
Voici à présent l’original par Judy, que j’ai trouvé posté sur http://20six.fr/thesoundofmusik (merci missLucy !).

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=2U-rBZREQMw&w=425&h=373]
Si vous vous demandiez pourquoi Rufus était accoutré de la sorte et pourquoi ses musiciens avaient du se plier à ce drôle de ballet, vous avez votre réponse !

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Rufus Wainwright chante Judy Garland à l'Olympia 20.02.2007

 

 

Photos Lopoz - Montage Suzy

« Et je fondais […] dans un cercle démonique ! »

C’est ainsi que Rufus Wainwright, mimant la scène, raconte comment il jouait à être la sorcière du magicien d’Oz les jours où, enfant, il était de mauvaise humeur; « lorsque j’étais heureux, j’étais Dorothy » ajoute-t’il.
Et j’ai « fondu » moi aussi, est-il vraiment utile de le dire, devant l’éblouissante prestation de celui qui pendant plus de deux heures, m’a embarqué dans un univers qui (n’ayant jamais été celui de Judy Garland pour moi) restera éternellement gravé dans ma mémoire comme étant le sien. Tour à tour cabotin ou grave, dansant, roulant des yeux dans tous les sens ou assis au bord de la scène, Rufus Wainwright a fait le spectacle, assisté d’un orchestre symphonique de quarante personnes.

Retour sur ce 20 février 2007 où l’Olympia tout entier (hommes ou femmes) se régale en dévorant sans vergogne cette exquise gourmandise, malgré le dépit évident de l’artiste d’être malade et les multiples trahisons de sa voix qui le désespèrent, allant jusqu’à lui faire dire « mais pourquoi est-ce que je fais ça, qui est responsable de ce fiasco ? (« Why am i doing this ?, who’s the head of this fiasco ? »). Et tandis qu’il répond à sa propre question (« because it’s fun ! »), une voix s’élève du premier rang pour lui crier ce que nous pensons tous : « because we love you ! ».

C’est bien d’amour dont il s’agit de soir là, entre lui et son public. Et il faut être bien insensible – oserai-je dire, imbécile – pour ne pas déceler, sous le masque de l’éternel amuseur, la détresse d’un homme conscient de son incapacité à se donner à cent pour cent. Plus la voix de Rufus se dérobe, plus il tente de se rattraper en faisant le pitre et plus on le sent piégé. A en devenir irrésistible. Car il ne souffre pas seul, c’est tellement palpable. Sa sœur Martha essaiera même de le réconforter en lui disant quelques mots, avant de reprendre « Stormy Weather » d’une éclatante façon, éclipsant de très loin la prestation de Lorna Luft, la propre fille de Judy (que j’ai détesté soit dit en passant). Il n’y a pas l’homme sur scène d’un côté, et le public qui le juge de l’autre non, bien au contraire : tous, nous sommes de son côté ! Qu’il s’agisse de couples homo (nombreux) ou hétéro, de personnes seules, tous sont venus ici jouir du plaisir de voir Rufus Wainwright sur scène. Sauf que ce soir, non content de réaliser un rêve de gosse en reprenant sur scène le mythique spectacle de Judy Garland, Rufus Wainwright se paye le luxe, justement parce qu’il est malade, de n’être pas seulement un amuseur public venu faire le show d’une façon détachée, mais aussi et surtout d’être l’artiste vulnérable et fragile qui sait toucher au coeur.

Nul besoin, pourtant, de limiter sa prestation à celle de quelqu’un qui n’aurait que su susciter l’empathie d’amoureux désolés. La soirée est bien au-delà de cela, et elle est très réussie. « The show must go on » ? las, dans ce registre, Rufus est le roi, et son talent est immense, magnifique. Il se sort de tout. Il est génial. Le charisme ne se décrète pas, le sien est tellement évident qu’il en devient presque hypnotique. Il attire et retient tous les regards, il semble impossible de s’en détacher. Dans la rangée juste derrière moi, une jeune femme visiblement époustouflée murmure à son fiancé : « c’est là qu’on reconnaît un artiste ! ». Quant à moi qui n’avais pas été emballée par l’album de Judy écouté avant le concert, j’ai baissé toutes mes barrières : je suis émue sur « I can’t buy you anything but love », je swingue sur « Chicago », je ris sur « Nearer », je pleure sur « Over the rainbow », je claque même des doigts sur les morceaux les plus jazzy, enfin, je savoure chaque moment qu’il sait transformer en trésor un peu magique, me délecte du spectacle, ne vois pas le temps passer. Je m’amuse. J’adore ça ! J’adore ce Rufus là ! J’ai, fixé sur mon visage, un bête sourire de gosse émerveillé qui ne me quittera pas de toute la soirée. N’en déplaise à l’autre fille de Judy Garland, Lizza Minelli, cette « vieille sorcière » qui doit jubiler et « prendre sa revanche ce soir » (Lizza Minelli, au contraire de sa sœur, était farouchement opposée à la reprise de ce concert).

On est une star où on ne l’est pas, et en ce qui le concerne, Rufus Wainwright n’a jamais eu aucun doute à ce sujet. Mais pour moi, c’est bien à l’Olympia, cet Olympia qui l’a soutenu, porté, aimé, adoré qu’il l’est devenu officiellement aux yeux du monde.
Standing ovation d’une salle dont je comprends enfin pourquoi tant d’artistes l’ont qualifiée de magique, comme si elle avait une âme, comme si elle pouvait délivrer, lors d’exceptionnels moments de grâce, le rare sésame d’une communion unique entre un artiste et son public.
Rufus saluait une dernière fois et j’étais debout avant les autres, dans mon fameux « Rufus Rufus Rufus tee-shirt orange », bouleversée, articulant du bout des lèvres un misérable « don’t go ».
C’était fini.
« Et je fondais »…

Il fallait être à l’Olympia ce soir, devant le « plus grand artiste de variété au monde ».

Rufus plays Judy Garland : Vidéos du Carnegie Hall

Je viens de trouver deux petites merveilles sur Youtube. Je sais que les places pour l’Olympia sont chères, que Rufus n’y jouera pas sa musique. Mais tout de même, si je sais que nombre d’entre vous a déjà sa place, pour les autres qui hésitent encore, jetez un oeil ! Vraiment, ne ratez pas ça !

Every Time we say Good Bye

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=8rPu3q-Zfrk%5D

Chicago

 [youtube http://www.youtube.com/watch?v=fayc1WFlLSA%5D

 

Rufus does Judy at Carnegie Hall

Photobucket

Je suis de plus en plus dingue de ce disque !!!! Il met un grain de folie dans la maison ! Tout le monde chante, danse, les gamins nous l’ont piqué pour le mettre à fond dans la chambre. Il met tout le monde de bonne humeur :-))

Rufus Wainwright

Volume 1

1 Ecoutez... Overture – The Trolley Song / Over The Rainbow / The Man That Got Away
2 Ecoutez... When You’re Smiling (The Whole World Smiles With You)
3 Ecoutez... Medley – Almost Like Being In Love / This Can’t Be Love
4 Ecoutez... Do It Again
5 Ecoutez... You Go To My Head
6 Ecoutez... Alone Together
7 Ecoutez... Who Cares? (As Long As You Care For Me)
8 Ecoutez... Puttin’ On The Ritz
9 Ecoutez... How Long Has This Been Going On
10 Ecoutez... Just You, Just Me
11 Ecoutez... The Man That Got Away
12 Ecoutez... San Francisco

Volume 2

1 Ecoutez... That’s Entertainment
2 Ecoutez... I Can’t Give You Anything But Love
3 Ecoutez... Come Rain Or Come Shine
4 Ecoutez... You’re Nearer
5 Ecoutez... A Foggy Day
6 Ecoutez... If Love Were All
7 Ecoutez... Zing! Went The Strings Of My Heart
8 Ecoutez... Stormy Weather (starring Martha Wainwright)
9 Ecoutez... Medley – You Made Me Love You / For Me And My Gal / The Trolley Song
10 Ecoutez... Rock-A-Bye Your Baby With A Dixie Melody
11 Ecoutez... Over The Rainbow (feat. Kate McGarrigle)
12 Ecoutez... Swanee
13 Ecoutez... After You’ve Gone (feat. Lorna Luft)
14 Ecoutez... Chicago

L’avis de la Fnac

Le fils prodige de LOUDON WAINWRIGHT III et de la chanteuse KATE MC GARRIGLE, tous deux figures incontournables de la musique folk des années 60, a réussi le pari de reprendre, dans son intégralité, le légendaire concert de Judy Garland au Carnegie Hall !

ACHETEZ CE DISQUE EN CLIQUANT ICI

Rufus does Judy … Article dans les Inrocks

C’est un peu tard sans doute, mais les voilà qui s’y mettent tous ! Alors okay, mieux vaut tard que jamais ! Après la double page dans le journal METRO, voici la contribution des Inrocks.com, dont je vous cite quelques extraits :

« Ni un pâle valet ni un imitateur outrecuidant, non, il est Garland, l’enfant star et Judy la maudite. […] Il fallait du cran, une voix et une prestance inouïe pour se sentir capable de relever des défits aussi colossaux que Alone Together, The Man That Got Away, Stormy Weather et bien évidemment Over The Rainbow, quelques-uns des sommets de cette farandole éblouissante, mise en relief, comme à l’origine, par un orchestre de quarante musiciens. Christophe CONTE »

Rufus Wainwright @ La Cité de la musique – 16 juin 2009



Rufus Wainwright @ La Cité de la Musique

Rufus Wainwright sait se faire aimer. La Cité de la Musique avait-elle en ce mois de juin 2009 donné carte blanche à Marianne Faithfull ?, celle-ci fit de lui le 1er invité de son « Domaine Privé ». Avait-il souffert lors de son Olympia dédié à Judy Garland ?, le public le gratifia d’une standing ovation digne d’un artiste entrant dans la légende. Etait-il ce soir, à l’inverse, trop heureux à l’approche de la première de son Opéra pour être suffisamment concentré ?, la salle l’accueillit avec la chaleur qu’on ne réserve d’ordinaire qu’à un ami exceptionnel resté absent trop longtemps.

Paris, Cité de la musique, ce 16 juin 2009. Rufus Wainwright entre sur une scène ornée d’un seul piano à queue, pour entamer le set avec un « I’m going to a town » aux paroles modifiées. Un an et demi après son dernier concert à Paris, le contexte politique est radicalement différent. Depuis l’élection de Barack Obama à la tête des Etas Unis d’Amérique, il n’a plus honte du pays qui l’a vu naître. Plus question de chanter « I’m so tired of you America », remplacé par « Homophobia » ou « California », Etat dont il continue de se moquer avec la chanson du même nom.

Autre changement depuis sa dernière prestation parisienne, le singer-songwritter est désormais barbu. Ce qui lui donne un air de folkeux à la mode et masque ses fossettes délicieuses. Ce qui accentue également la ressemblance avec son père, Loudon Wainwirght « the third », vedette folk américaine que l’on aperçut également dans la série M.A.S.H. Dans les registres « look » et « famille », on exprimera d’ailleurs d’autres regrets : la sagesse du costume d’abord (l’écharpe argentée n’est plus tellement extravagante de nos jours), l’absence de sa petite soeur Martha sur les chœurs ensuite, récurrente depuis qu’elle vole de ses propres ailes.

Il faut dire que Rufus Wainwright a donné de bien mauvaises habitudes. Coutumier des débauches en tout genre, la moindre esquisse de sobriété s’avère plutôt déroutante. La barbe lui donne l’air presque grave et en tout cas bien trop « manly». Le fan serait-il versatile ? Car pour avoir fustigé un temps son côté « too much », il semble qu’il déplore ce soir une presque-normalité. Or le fils Wainwright a ceci de particulier que le suivre, c’est forcément « tomber en amour » pour tout ce qui, précisément, le rend si différent des autres. A force de donner, de raconter sa vie, de réclamer, de faire le pitre, et d’être, « en tout cas » (son expression française préférée), dans l’excès, il a fait de lui même un portrait haut en couleur qu’attend chaque fois un public pas seulement venu applaudir un chanteur, mais bien quelqu’un avec lequel il partage une histoire commune, et (l’illusion d’) une certaine intimité.

Marianne Faithful, qui le reçoit également sur son dernier album, n’est pas la dernière a avoir succombé. Avec elle, il partage un amour pour les textes de Shakespeare dont il jouera ce soir deux compositions, mais aussi un fort attachement au mythique Jeff Buckley. Pour la petite histoire, leur relation commença plutôt mal, par le ressentiment d’un homme à qui New-York fermait ses portes tandis que Jeff Buckley y régnait déjà en star (écouter absolument le « Live @ Sin-é »). Un chanteur aussi beau ne pouvait être que superficiel et peu talentueux. Lorsqu’ils se rencontrèrent, pourtant, ce fut un coup de foudre à la fois artistique et humain, qui n’eut jamais le loisir de se transformer en réelle amitié. On peut croire qu’il ne se remit jamais vraiment du décès précoce de Jeff Buckley ni du temps gâché en stérile jalousie. S’il peut parfois plaisanter à ce sujet (« j’étais jaloux de ses cheveux »), Rufus Wainwright ne manque jamais de faire applaudir Jeff Buckley lors de ses concerts. La Cité de la musique ne fera pas exception à la règle avec ce moment de grâce lors du sublime Memphis Skyline écrit en son hommage, remarquablement émouvant ce soir en piano voix. Quand on sait qu’il emmena longtemps avec lui en tournée Matt Johnson à la batterie et Joan Wasser aux chœurs (respectivement batteur et fiancée du disparu), on a une idée du personnage qui va bien plus loin que sa désinvolture affichée.

Désinvolte, il l’est assurément ce soir. On l’a rarement vu aussi léger, aussi peu tendu. Pas d’album à vendre, mais un Opéra, qui l’occupe manifestement tout entier, et dont il jouera, en exclusivité pour la France, un extrait. Aussi, on passera sur une affreuse guitare et quelques plantages (habituelles occasions de plaisanter avec la salle) pour retenir un Rufus toujours charmeur, à la voix plus exceptionnelle que jamais, profonde et chaude, aussi belle dans les graves que les aigus.

A la sortie, on pourra bien râler quelques minutes – sur un concert deux fois moins long qu’à l’accoutumée, sur sa barbe encore, sur son manque évident de concentration – il faut se rendre à l’évidence : l’homme, même un peu plus sage, reste irrésistible, et le manque s’installe déjà, à en faire mal au ventre.

Décidément, Rufus Wainwright sait se faire aimer.

Article on Le-HibOO.com

Set list (avec, entre parenthèses, quelques « Rufus Quotes » à ajouter à la collection) : Going to a town / Leaving for Paris / Beauty mark / Sans souci (« ça marche mieux avec la barbe ») / Gay Messiah / Grey Gardens / Memphis skyline / Hallelujah (« Thanks God i never heard Jeff Buckley’s version before i did that ! ») / Shakespeare – Sonnets 43 (« je suis entourné de jolies femmes ») et 20 / California / I’m not ready for love / The Art teacher / Zebulon / Cigarettes & chocolate Milk / La complainte de la butte / Les feux d’artifice t’appellent (extrait de « Prima Donna », première le 10 juillet 2009 à Manchester) / Foolish Love
Full audio ICI

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Réveillon du nouvel an avec Rufus Wainwright

« On News Year’s Eve, Belinda Carlisle and Rufus Wainwright will sing classic French cabaret songs and more accompanied by a Parisian band and dancers in Los Angeles, Walt Disney Concert Hall »

Et j’y allais. Finalement.
Dans l’apres-midi, a MCTbold Management, Helena avait pris le relais de Paula qui jusqu’ici s’etait demenee depuis le moyen-orient et m’avait rappele deux fois. La premiere pour nous dire qu’elle avait aussi deux places pour ma soeur americaine et son mari mais pour la representation de 19h. La deuxieme, pour dire que puisque nous n’avions besoin que de deux billets (Kristy avait du abandonner faute de baby-sitter disponible un soir de reveillon), elle avait pu nous en obtenir deux pour le concert de 22h30 a retirer a l’accueil en arrivant. Elle me propose de m’envoyer toutes les informations par mail et, comme je lui demande des nouvelles de Barry (il est le seul du staff management que j’ai reellement rencontre), me dit qu’il sera justement a Los Angeles ce soir et le met en copie. Je reponds en remerciant tout le monde mille fois, et en ecrivant a Barry que j’espere le voir au concert.

Kristy ne me parlait que de Belinda Carlisle et du groupe au sein duquel elle se produisait dans les annees 80, les « Go-Go’s ». Son nom ne me disait rien de rien, soit; mais aux Etats-Unis apparement elle etait quelqu’un ! Il s’est avere qu’elle vivait en France depuis 1994, et venait de sortir un album de reprises en francais, d’ou l’idee de ce concert du nouvel an qu’elle avait voulu tout en francais egalement. Elle avait propose a Rufus, francophone et auteur de plusieurs chansons dans sa langue de predilection, de l’accompagner.

Le Walt Disney Concert Hall, comme son nom ne l’indique pas, est situe au coeur de Los Angeles et non dans l’enceinte du parc Disney Land. L’architecture, tant exterieure qu’interieure est a la fois somptueuse et tres moderne.

A l’accueil, une surprise de taille nous attendait. Car la femme qui, au guichet, nous remet les places, nous dit : » So here are your 2 tickets to the show and your all-access pass ».
Boum. « Your all-access pass ». Boum Boum. Presque, je lui ferais repeter. Boum Boum Boum. Personne n’a jamais mentionne un acces back-stage. Et moi qui fait toujours de mon mieux pour laisser penser que ce genre de choses n’a rien de veritablement impressionnant, j’avoue que j’accuse le coup. Je pense que je n’ai rien amene, que je n’ai rien a lui dire, que je vais me sentir tout sauf a ma place, que ca etre horrible enfin bref, panique a bord.

Je reprends mes esprits et nous allons nous installer. Le public est plutot beaucoup plus age qu’un public habituel de concert. Les dames du troisieme age deambulent dans les allees en manteau de fourure et mise en plis, et devant nous un vieux monsieur au fort accent russe se racle la gorge et tousse bruyament. On voit chez les jeunes femmes deux ou trois robes longues mais l’ensemble est relativement decevant pour une soiree du nouvel an dans un pourtant si bel ecrin.

L’orchestre nous accueille par un long instrumental. Puis Belinda Carlisle fera son entree sous un tonnerre d’applaudissements. Je suis etonnee de la voir. Au vu de la taille respective de leurs noms sur le ticket, je m’imaginais Rufus faire une premiere partie et debarquer a sa place.
La belle a beau approcher les 50 ans (qu’elle atteindra cet ete), vue de mon siege elle en fait bien 15 de moins. Ses cheveux sont tires en arriere et noue en un chignon de danseuse etoile qui met en valeur son tres beau visage. Elle porte un ensemble noir fluide haut et pantalon plutot plus decontracte qu’habille. Elle est tres sympathique mais je suis tout sauf objective et je n’attends que Rufus tandis qu’elle nous sert une pale copie de nos plus grands chanteurs avec un accent qui rend les paroles incomprehensibles. Elle reprendra notamment « Sous le Ciel de Paris » (Hubert Giraud, Jean Drejac), « La Vie en Rose » (Édith Piaf, Louiguy, Mack David) et pire encore « Avec le Temps » (Leo Ferre), qu’elle massacre avec application, de mon point de vue. Mais dans la salle des fans sont venus et hurlent « on t’aime Belinda » tout en applaudissant copieusement.  » You know you are a sad fan when… » Mouais. On y est.

A ma grande surprise elle ne chante pas si longtemps, et apres un excellent intermede instrumental de Django Reinhart, Rufus arrive a son tour. Il porte un costume argent qui brille de mille feux et que je ne lui ai encore jamais vu, une chemise blanche a jabot, et ses eternels sabots. 
Il entame sa partie avec « Leaving for Paris » qu’il va, et j’en suis bien fachee, finir par me faire aimer. Son jeu de piano est simplement excellent, les arrangements l’embellissent absolument, et il tient la note finale (« Good Byyyyeeee ») si longtemps que j’en ai le souffle coupe. Je parviens a voler une photo mais guere plus car une femme est assignee a ma rangee avec la mission divine de surveiller les appareils photos. Elle fait si bien son « job » je n’ai meme pas pu prendre l’interieur de la salle a mon arrivee…
Il enchaine avec « la complainte de la butte » puis « Moon over Miami », accompagne d’une amie francaise qui vit a Los Angeles depuis qu’elle est enfant « mais est restee aussi francaise que possible » nous assure-t’il. La jeune femme a une bien jolie voix, mais bien trop douce pour ne pas se laisser ecraser par l’image d’une Martha qui nous manque bien dans ces moments-la…

Vient ensuite un moment de pur delire avec une chanson quebequoise pendant laquelle il veut faire participer les spectateurs. Sacre challenge puisqu’il s’agit de repeter chaque phrase alors que les paroles sont en francais et que des francais, a part nous et deux musiciens, la salle ne doit pas en compter des masses. Il en faudrait plus pour le decourager. Il se met a raconter en anglais toute l’histoire de la chanson (C’est une petite vieille que l’on a place a cote d’un jeune homme qui lui dit : « desole je n’epouse pas les vieilles », etc …); tout le monde se tord de rire. Le moment est genial. J’ai des preuves que je vous reserve pour un peu plus tard (mais pas de video malheureusement).
Il continue a amuser la galerie en presentant « Minuit Chretien » dont l’auteur « a ete excommunie ». Tout en profitant de l’occasion (ben oui, a propos d’excommunion) pour la dedier a Jorn, « mon boy-friend qui est dans la salle : I love You Jorn ! ». Et bing, un peu de politique sans avoir l’air d’y toucher. Bien vu !
Rufus est un amuseur, un militant, mais aussi et surtout un fantastique artiste. Son « Minuit Chretien » est epoustoufflant. Il a une voix tellement incroyable que j’ai l’impression d’etre comme Julia Robert a l’Opera de Pretty Woman. Sa voix remplit l’espace et nous remplit aussi. Je suis toujours etonnee de ces instants, qui restent rares et d’autant plus precieux, ou une voix nous fait gonfler la poitrine a nous donner l’impression d’exploser, ou une intensite dans le chant nous fait frissonner et se dresser les poils sur tout le corps.
Apres ca plus grand chose n’a d’importance.
Rufus est ensuite rejoint par Belinda pour une reprise de « Bonnie and Clyde » en amateur, suivie d’une chanson en anglais, peut-etre l’une des siennes cette fois.

Puis ils quittent la scene et cedent de nouveau la place aux musiciens (excellents tout au long de la soiree, avec mention speciale pour le pianiste probablement connu si on juge selon l’applaudimetre) avant de revenir, pour le decompte des douze coups de minuits. Un feu d’artifice de rubans argentes explose alors dans le theatre.
Un autre rappel en chanson me laissera le souvenir des deux complices rythmant la musique de deux petites cuilleres qui s’entrechoquent. Cute. Au final, chacun se mettra a genoux devant l’autre pour lui retirer ses chaussures, toujours en musique facon strip-tease !

Un peu plus tard, nous voici dans la « Green Room », le coeur battant. Notre nom est bien sur la liste. Et oui c’est vrai,  c’est assez grisant. Nous croisons Belinda qui s’enfuit deja, mais aussi Jorn et Chris Stills. Barry nous accueille tres gentiment et ne nous laisse pas en plan. Il va nous presenter a Rufus et lui dit que je suis celle qui, apres le concert de Judy Garland a l’Olympia, avait dit a tous qu’il y avait mis tout son coeur, peu importe qu’il ait ete malade ou non. C’est tres gentil a lui, voici le genre de choses qui n’arrive pour ainsi dire jamais dans la vie. La conversation part la-dessus pendant un moment. Rufus me demande si j’habite ici ou a Paris. Je lui dis que je l’ai deja rencontre plusieurs fois mais visiblement ma tete lui reste inconnue. Il demande si nous avons aime le concert. Je lui donne mes impressions sur « Leaving for Paris », Martha qui nous manque dans les choeurs et combien il a ete bouleversant sur « Minuit Chretien ». Je lui pose des questions sur son projet d’album en francais et de Cabaret a Los Angeles. Il repond qu’il va se reposer un peu pour le moment. Se reposer, allons, mais il ne sait pas faire !!! Il en convient en riant. L’ambiance est tres detendue. Il y a peu de monde, une vingtaine de personnes en tout. Je n’ai jamais vu Rufus aussi en forme a vrai dire. Il est bien plus mince qu’il ne l’a ete de toute l’annee, c’est saisissant. Il est juste resplendissant. Nous nous souhaitons la bonne annee, et puis bon, nous sentons qu’il est temps de nous eclipser. Nous faisons une traditionnelle photo. Tant pis si la fierte en prend un coup, apres tout, il s’agit d’une soiree exceptionnelle ! Et une fois de plus la preuve est faite qu’il penche plus du cote des hommes que des femmes ;-)) 

Voila comment on passe le reveillon du nouvel an avec Rufus Wainwright, a Los Angeles, Californie … Le truc incroyable …
Je me pince encore en ecrivant tout cela !!!

Laure Manaudou à poil sur Internet

Il parait que c’est le buzz du jour. Pas de quoi s’en priver pour attirer les foules.
Maiiiiissss dommaaaaaaage, vous n’apprendrez rien ici sur ce sujet là.

En revanche, si vous avez manqué l’article dans le journal METRO ce matin, je vais me faire une joie de vous le retranscrire ici ^^. Parce que c’est  mon buzz du jour à moi  !

Journal METRO – Jeudi 20 décembre

Dans la peau de Judy Garland Rufus Wainwright reprend le concert mythique de la star. Une merveille.

CD : RUFUS DOES JUDY AT CARNEGIE HALL

Label : Polydor Classement : Cinq étoiles (NB : sur cinq; c’est assez rare !)

L’avalanche de louanges qui a entouré la sortie de Release the Stars en début d’année a rassuré les fans les plus fidèles de Rufus Wainwright sur la capacité de cet artiste hors norme à percer dans l’impitoyable univers de la musique formaté. A la fois ténor et crooner, clown et séducteur, le brillant Canadien a longtemps caressé l’envie de monter son propre opéra. C’est finalement à un projet bien plus ambitieux qu’il s’est livré l’an dernier en reprenant sur la scène du Carnegie Hall de New York le mythique concert qu’avait donné l’icône Judy Garland dans les mêmes murs 45 ans plus tôt.
Entouré d’un orchestre de XX musiciens et d’une ribambelle d’invités dont sa sœur Martha et leur mère Kate McGariggle, Rufus parcourt des classiques de la musique américaine comme  » Over the Rainbow « ,  » That’s Entertainment  » et  » Stormy Weather « , ponctuant le spectacle de ces petites anecdotes tendres et humoristiques qui font tout le charme de ses propres concerts. Si la version CD contient la première représentation à New York, le DVD a été filmé lors de sa transposition à Londres quelques mois plus tard. Celles et ceux qui n’ont jamais vu Rufus sur scène découvriront l’un des plus grands showmen de notre époque, respectueux des traditions du music hall et terriblement moderne à la fois. Et sapé en Viktor & Rolf pour l’occasion. Classe.

Qui était Judy Garland ?

La petite fille à couettes du magicien d’Oz, c’est elle. Judy Garland, née Frances Ethel Gumm le 10 juin 1922 à Grand Rapids (Minnesota) fut l’une des stars les plus précoces et populaires d’Hollywood jusqu’à sa mort à Londres en 1969, à l’âge de 47 ans. Star de la comédie musicale, elle passe tout près de l’Oscar en 1954 avec  » Une étoile née « , l’Académie préférant finalement récompenser Grace Kelly. Croqueuse d’hommes, elle a notamment épousé le réalisateur italien Vicente Minelli et lui a donné une fille, une certaine Lisa… En 1959 les médecins lui diagnostiquent une hépatite qui ne l’empêche pas de remonter sur scène deux ans plus tard pour le mythique concert au Carnegie Hall que Rufus Wainwright a récemment repris.

Jérôme Vermelin. Metrofrance.com

 

Bon, j’espère qu’un jour METRO se paiera les droits d’une nouvelle photo, parce que celle là devient carrément out dated (sans compter qu’elle est ideuse). Je ne sais pas moi, ce n’est pas comme si, récemment, il n’avait pas fait des photos plus sublimes les unes que les autres …. M’enfin …

Celle-ci par exemple

Ou celle là

Ou encore …

Ou la superbe série de l’Hôtel Meurice à Paris ….

 

(il y en a d’autres mais je vous épargne !)

Et des plus récentes encore ….

Allez, j’arrête ! Merci quand même METRO 😉 Et si vous avez tout bien compris : OFFREZ ET FAITES VOUS OFFRIR LE CD et le DVD du concert de Judy Garland par Rufus !!!!

Rufus Wainwright @ Casino de Paris 2007

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J’avais eu pour Rufus Wainwright une courte période de désamour, lors de la sortie de son cinquième album « Release The Star », et une prestation de rodage plutôt moyenne au Trianon en mai dernier. 
Des mois et un fabuleux concert à Londres plus tard, mon enthousiasme était à nouveau intact. Néanmoins, je me sentais suffisamment blasée pour accueillir son Casino de Paris cru 2007 avec détachement, d’autant plus que je l’avais vu deux jours plus tôt à la Maison de la Radio.

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Mais de détachement, il n’en sera pas question une seule seconde. Car le dandy magnifique parvient à me surprendre encore dès son entrée sur scène. Vêtu un costume (pantalon et veste) d’un improbable vert brillant aux motifs qui, de loin, s’apparentent à ceux de la toile de Jouy, son front est ceint d’une couronne de Lauriers et des broches scintillantes couvrent son habit. « C’est Jean-Charles de Castelbajac qui a fait mon incroyable … « suit » ? » annonce t-il dans un irrésistible franglais qui le suivra tout au long de la soirée.

Ses musiciens ne sont pas en reste et portent tous rayures et étoiles, rappel du gigantesque drapeau américain « customisé » (« les rayures représentent les mauvaises choses de l’Amérique, les étoiles ce qu’il y a de bon ») qui sert de décor et illustre le single « Going to a Town » que l’on a pu entendre sur les ondes françaises.

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Hyper généreux comme à son habitude, cet extraordinaire « performer » nous offre un set de près de trente titres incluant ceux du nouvel opus mais aussi de chacun de ses quatre albums précédents et de l’hommage à Judy Garland (sortie française en décembre 2007). Parmi les meilleurs moments, « Not Ready To Love », qui le laisse exprimer ses petits talents d’amuseur-metteur en scène. Ainsi, il se racle la gorge puis lance à la salle : « Oh wait, il faut que tu me dises que vous m’aimez ». « On t’aiiiime » répond l’assistance sans se faire prier une seule seconde. Et Rufus Wainwright de rejeter la tête en arrière et de répliquer d’un air de tragédienne grecque, la main collée au front, la paume tournée vers l’orchestre : « Oh non, je ne peux pas … parceque …I’m not readyyy to luuvvveeee… ».

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=DeXcG93w1pc&w=425&h=355]

Il enchaînera directement avec l’excellent « Slide Show » laquelle, très applaudie, raconte comment il avait été particulièrement vexé de ne pas se retrouver dans l’album photo d’un ami à qui il avait pourtant offert un beau voyage.

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=EcaTnR9p5oA&w=425&h=355]

Ses exceptionnelles performances vocales ont particulièrement libre court sur « Do I Disappoint You », mais aussi sur « Macushla », une vieille berceuse irlandaise qu’il interprète sans micro, ou encore sur la très belle « Nobody’s off the Hook », qu’il présente d’ailleurs après l’entracte, revêtu du costume traditionnel allemand (le fameux Lederhosen), prévenant : « je suis brave, ou stupide, de faire cette chanson ! ». Pas besoin de s’excuser par avance, la performance sera parfaite ; mais curieusement, la France semble avoir une telle place dans le cœur de Rufus Waiwnright qu’il a toujours l’air, à Paris, de craindre d’échouer à un examen.

Il faudra bien un jour qu’il arrête de croire que les français aiment la perfection technique avant tout. Car j’en connais beaucoup que ce seul argument ne suffirait pas à combler. C’est peut-être même au contraire cet affichage de fragilité qui plait, cet acharnement à vouloir convaincre, sa théatralité (ah ! ce final de cabaret en collants noirs et hauts talons), et ses airs de rire de tout (« Liberté, Egalité, Grève ! ») qui, parce qu’ils ne trompent vraiment personne, parviennent finalement à nous toucher profondément et à nous attacher au personnage. Pour de bon.

1030113 

Set List : Release The Stars / Going to a town / Sanssousi / Rules & Regulations / Matinee Idol / Cigarettes & Chocolate Milk / Art Teacher / Tiergarten / Leaving For Paris / Between My Legs // ENTRACTE // Consort / Do I Disappoint You / Foggy Day / if Love Were All / Nobody’s Off The Hook / Beautiful Child / Not Ready To Love / Slide Show / Macushla / 14th Street // 1er RAPPEL // I Don’t Know What that Is / Danny Boy / Poses / Complainte de la Butte // 2ème Rappel // Get Happy / Gay Messiah

   
 
  

Audio (et certaines vidéos) :  http://www.savefile.com/projects/808567875

Photos : http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157603248816727/

Vidéos : http://www.youtube.com/isa92 sauf la prestation d’Alex pour « Between my Legs » ICI

NB : Cet article a été publié sur Le-HibOO.com

Rufus Waiwnright en concert privé FIP – 17.11.2007

Ce samedi 17 novembre était le seul jour de repos de Rufus Wainwright actuellement en tournée européenne, entre deux dates à Bruxelles et à Nantes. Ce devait être un jour « off » pour lui et son « band », ont rappelé les journalistes de FIP, qui n’en revenaient toujours pas d’avoir réussi à mettre en place ce concert privé dans le très bel auditorium (950 places tout de même) Olivier Messiaen de la Maison de la Radio à Paris. Sa dernière performance radiophonique en France remontait à 2003, en Black Session France Inter, où Bernard Lenoir l’avait déjà repéré malgré son extrême confidentialité de l’époque. « On ne se Rufuse rien ce soir sur FIP » annonce donc le journaliste, après une interview de trente bonnes minutes au cours de laquelle on apprend notamment que l’artiste est en phase de monter un cabaret français à Los Angeles.

Lorsqu’il arrive enfin sur scène, à la suite de ses sept musiciens, Rufus Wainwright est accueilli par la standing ovation d’un public heureux de l’aubaine, pour un set de dix-sept titres qui laissera au final l’audience plus enthousiaste encore qu’à son arrivée.
Presque tous les titres de son dernier album « Release The Stars » y passent, ainsi que quelques chansons de ses précédents albums (The Art Teacher, Beautiful Child, 14th Street, Gay Messiah, La Complainte de la Butte et Poses en 2ème rappel improvisé) et une reprise de Judy Garland qui annonce la sortie prochaine du DVD du concert hommage au Carnegie Hall. Pour Paris, il fera également le cadeau d’une toute nouvelle chanson –Zebulon laquelle laissera le public sans voix, comme suspendu à ses lèvres.

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=8KoDxdlyRGQ&w=425&h=355]

La radio, néanmoins, ne rend pas totalement hommage à « l’entertainer » incroyable qu’est Rufus Wainwright, notamment en ce qui concerne les chorégraphies ou encore les habits de scène (habituellement extravagants), ce qu’il tient d’ailleurs à préciser : « Maintenant j’aimerais dire aux gens qui entend sur le radio que présentement, moi et le band on est déguisés comme des … euh … je ne sais pas … hippopotames … quelque chose comme ça ! (rires) Non, on est complètement normal, on est … décolletés ! Ce soir c’est relax ». Eclats de rire dans la salle, Rufus Wainwright ne manque jamais une occasion d’amuser le public par des petites phrases que collectionnent désormais avec avidité ses fans.

Il est aussi le champion de la mise à nu, connu pour mettre sa vie en chanson sans pudeur et faire de toute personne qui l’écoute, son familier. A la radio il lancera donc un appel à son fiancé (“Cette prochaine chanson –Tiergaten– je l’ai écrite à propos de mon boyfriend Jorn qui écoute en ce moment, sweet Jorn. So Jorn this is for you ! I love You, I miss you !”), se lamentera devant son niveau de français (“I’m such a bad speak frencher. Okay, if i go gold i’ll learn french perfectly ! That’s a deal !”), fera encore et toujours de l’humour (« Maintenant les temps joyeux sont finis, il est temps pour la tristesse, j’adore la tristesse… et elle m’adore (rires). I’m a poet ; j’ai un foulard et tout : j’suis un poète. Et des sabots ! Un poète saboteur. AH AH ! »). Au fil du temps, au fur et à mesure des concerts, Rufus Waiwnright et ses petites phrases deviennent tout simplement « culte ».



Au rang des meilleurs moments, on trouve les deux premiers titres qui sont à eux seuls une jolie présentation de l’artiste, déçu d’un pays qu’il aime comme continuerait d’aimer un amoureux éconduit : Release The Stars et Going to a Town.
Un peu plus tard, Do I disappoint you surprend par son intro rock – probablement une idée de l’excellent Gerry Leonard (David Bowie, Suzanne Vega), à la guitare électrique -, autant qu’il impressionne par les prouesses vocales d’un Rufus se mesurant avec succès à son orchestre de cuivres. Le titre se termine par un tonnerre d’applaudissements. C’est mérité.

 
Louis Schwadron au Cor, CJ Camieri à la trompette

Les premières notes de Slide Show suscitent un accueil comparable, tant le chant est par endroits difficile, tout en contraste avec une fin susurrée (« Do I love you ? Do I love You ? Yes I do … »), et très belle.
14th street laisse à tous les musiciens, s’en allant un par un, un instant de gloire avec leur propre solo, pour finir par un banjo entraînant et très apprécié, suffisamment pour donner l’envie d’un premier rappel majoritairement en piano voix.

 
Cameron Greider au Banjo

L’émotion est palpable. Mais l’homme nous gratifie d’une pirouette originale, et entreprend de chanter La Traviata en attendant que se règlent quelques petits problèmes de son intervenus au début de Gay Messiah (« This is a real show ! »). La technique de nouveau au rendez-vous, l’émotion revient elle aussi; la gorge se noue devant ce thème de l’homosexualité et un messie qui viendra, sûrement, sauver ses pairs de leurs souffrances.

La salle est à nouveau debout, applaudissant à tout rompre, réclamant « une-autre-une-autre » et, alors que l’animatrice insiste pour dire et redire encore qu’il s’agissait bel et bien de la dernière chanson, Rufus Wainwright remonte une ultime fois sur scène pour interpréter celle qui est pour beaucoup sa plus belle chanson : Poses.

 

« Je crois que ce soir, on a toutes ensemble fait quelque chose de très belle. Merci beaucoup, bonsoir » dit Rufus Wainwright.

A vrai dire, c’est nous qui le remercions … 



Toutes les photos sur Flick’r ; d’autres vidéos sur YouTube; de l’audio et des vidéos en téléchargement sur Savefile(abonnez vous au projet pour obtenir les mises à jour)

NB : Cet article a été publié sur Le-HibOO.com

En Vrac

Avant sa prestation du 19 novembre au Nouveau Casino de Paris, Rufus Wainwright sera en concert privé (et gratuit) FIP au studio 104 ce samedi 17 novembre.  Pour y assister, rendez-vous à 19h dans le Hall de la maison de la radio afin d’y retirer vos places.

Dès le 3 décembre, vous pourrez également vous procurer :

Le CD du concert hommage à Judy Garland :

Le DVD du même concert :

Vous trouvez les pochettes redoutables ? Nous sommes donc du même avis 😉 Tout fout l’camp mes bons amis, tout fout l’camp !

Dans ce registre d’ailleurs, je viens de foutre le camp du FC de Thierry Amiel. Pourtant j’y tenais… Mais pas moins que je ne tiens à certains principes donc … Ne vous méprenez pas, je pense toujours que Thierry Amiel a un potentiel énorme, et suis toujours prête à parier qu’il sera toujours là dans 50 ans … 
L’autre jour mon lecteur mp3 m’a offert le titre « Soleil Blanc », et ce n’est franchement pas mal du tout ! J’en profite pour dire que son troisième extrait sera « l’amour en face » écrit par Benoit des KYO. Je l’avais détesté au départ, puis adoré après que mes copines fans de manga lui ont trouvé ce petit côté japonnais qui m’a fait imaginer un clip façon dessin animé de mon enfance … Gageons que BMG ne retiendra pas leur géniale idée, toujours est-il que c’est le seul titre que j’ai fredonné naturellement après la sortie de l’album, alors que je le détestais encore !

Tant que j’y suis, j’ai l’impression de ne plus entendre que des français qui chantent en anglais, bien que j’aime beaucoup justement ces artistes ou ces groupes. M’en rendre compte me fait respecter d’autant plus les francophones. Ils sont certainement conscients que la moindre petite faute de goût (même la simple médiocrité) ne leur sera pas pardonnée, et pourtant, ils se jettent à l’eau de toute façon ! Il faut le faire. Chapeau bas.

Le concours SFR/Europe2 Jeunes Talents est désormais terminé, et Anthony Fletcher a été finaliste pour la deuxième année consécutive, bravo à lui. Merci à tous de vos votes et de votre soutien, votre mobilisation a été géniale, je-vous-aiiiiiiime !
La deuxième place ne lui permet pas de faire la première partie de Benjamin Biolay et Daphné mais c’est déjà un très joli résultat, et l’aventure ne fait que commencer ! Toutes nos félicitations à Romain Lateltin qui remporte ce concours.

Enfin EIFFEL est toujours en concert à l’Olympia le 19 Novembre (voui, le même jour que Rufus, je sais bien !), avec la belle et talenteuse Victoria Tibblin en 1ère partie. Nous faisons gagner des places, alors vite !, rendez-vous sur la page d’accueil du site HexaLive.com, et à vos claviers !

Je n’ai toujours ni blogué les primeurs de Massy ni mon petit séjour à Saumur … Si seulement les journées faisaient plus de 24 heures …

Courage pour les grèves, je restais à la maison de toute façon. Programme de ma journée demain : Clarisse au dessin à 10h, Martin au Tennis à 10h30, puis récupération de Clarisse à 11h, de Martin à 12h, déjeuner, Clarisse à la danse à 13h30, Martin à la guitare à 14h, récupération de Clarisse à 14h30, de Martin a 15h, et en route pour le supermarket et le gros ravito de la semaine ! Vous me plaignez ? Faut pas ! Leur papa fait ça toutes les semaines, c’est plutôt lui qui mérite l’auréole !!!

Des bisous à tous !

Rufus Wainwright (+ Scott Matthews) @ Hammersmith Apollo – LONDRES !

Quel régal d’être à Londres pour assister au concert de Rufus Wainwright à l’Hammersmith Apollo, dont le billet m’était offert par Susi (merci merci, je n’arrive toujours pas à le croire !)
Après une après-midi passée à nous promener dans les rues de Londres, nous retrouvons Julia/Mifanwy, son fiancé et ses parents dans un pub à côté de la salle. Ils sont déjà allés le voir la veille et nous préviennent de ne pas nous étonner de l’attitude du public. En effet, Celui-ci est resté majoritairement au bar pendant la première partie, certains même sont arrivés alors que Rufus en était déjà au quatrième titre, bref, nous n’avons visiblement pas la même culture des concerts ! La première partie, justement, Susi et moi sommes assez curieuses de savoir ce qu’ils en ont pensé. Nous adorons Scott Matthews, et sommes doublement heureuse à la perspective de le voir, lui ET Rufus le même soir. Ils n’ont pas l’air emballés, nous disent en substance qu’il se produit accompagné d’un quatuor à cordes (3 violons et un violoncelle) et que ses chansons leur ont semblé pour le moins dépressives.

Dans le hall nous rencontrons Marie, qui est l’élue du soir pour la partie parlée de « Between my Legs ». Elle n’a pas l’air très rassurée, ce qui se comprend plutôt compte tenu du fait qu’elle n’a pas fait de balance ni répété avec Rufus. Elle est juste là comme nous le sommes nous-même, et ne montera sur scène qu’au dernier moment, sans autre préparation !

Compte tenu du ressenti de mes amis, je m’attends à être relativement déçue par la prestation de Scott Matthews. Par chance il n’en est rien, c’est même tout le contraire ! On ne peut pas dire qu’il brosse la salle (au trois quart vide en effet) dans le sens du poil, et sa communication est plutôt du genre rugueuse. Je suis bluffée, en revanche, par voix impressionnante, et là je en parle pas seulement du coffre, mais de son particularisme. Une voix aussi caractéristique est plus que rare, et l’entendre se développer dans une salle de concert est indéniablement une chance. Alors même si je suis pas fan du « tout cordes » (la rythmique, la rythmique !) et que je convienne bien volontier qu’il ne soit pas facile d’apprécier la performance telle quelle pour une première rencontre, je suis pour ma part enchantée de la confirmation. Je croise les doigts pour qu’il arrive en France un jour celui-là. Très franchement ! Et si à l’occasion vous pouvez vous le procurer, sautez sur son album « Passing Stranger« , il est plus qu’excellent. D’aucun ont émis des comparaisons avec le style de Nick Drake et Jeff Buckley, pour vous donner une idée. Mais ce n’est qu’une idée de la pointure et du talent, si vous voulez mon avis. Scott Matthews est avant tout singulier, et en tout cas à cette hauteur là. C’est mon avis que je partage !!!

The Fool’s fooling himself
[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=ES5rLET4qXY&w=425&h=355]

Lorsque Rufus arrive enfin, je m’aperçois avec étonnement que malgré que je pensais être presque blasée, c’est toujours une sensation forte de me trouver là en face de lui et d’encaisser ses premières notes. Je ne suis sans doute pas au point de Julia Roberts dans sa scène de Mme Butterfly (Pretty Woman) mais hum… à vrai dire, je n’en suis pas si loin ! D’accord, nous sommes aussi en Angleterre, et ça n’est pas rien, tout de même, d’être à l’Hammersmith Apollo de Londres. Je suis très heureuse, tout de même, d’éprouver cela.

Rufus est donc très en voix et parle beaucoup comme à son habitude. Il raconte ce que fait le drapeau américain en décor de scène (les rayures pour les mauvaises choses, les étoiles – qui sont ici en forme d’étoile mais aussi de soleil, de libellule, de papillon etc – pour les bonnes choses; ils sont tous, d’ailleurs, habillés en drapeau, costumes rayés et broches partout), parle des broches en strass qu’il faut continuer à lui offrir. Ah ça les broches en strass !!! « Treize pour chaque personne sur scène, dit-il ! Et je veux arriver à vingt ! Tant pis, si je n’ai plus de place, je me les accrocherai sur les joues ! » Sauf qu’il en manquait deux pour l’un d’eux. « Alors, je me suis débrouillé, je les ai fait apparaître de nulle part, comme Mc Giver vous voyez ?! » Et il ajoute, hilare : « sauf que moi je suis Mc Gaver ». Bien, sur son forum ils ont compris « Mc GAYver », les deux à mon avis sont valables, mais mon interprétation a l’avantage de bien cadrer avec le contexte de la multiplication des broches ;-)

 

J’essaye de me souvenir de tous ces petits détails qui rendent un concert de Rufus Wainwright unique… Hormis le drapeau comme déco, des boules disco sont accrochées au plafond et envoient des étoiles sur Release the stars. Going to a town est très applaudi. Il fait quelques erreurs sur Cigarettes et Chocolate Milk, mais j’adore toujours autant la fin de celle-là et je ne peux pas m’empêcher de chanter en choeur avec lui ! Pendant ce temps les gens continuent à arriver, à repartir se chercher une bière comme s’ils étaient chez eux, devant leur télé. Je couperai bien quelques têtes ^^ The Art Teacher est magnifique, peut-être un peu trop rapide. Rufus est seul au piano éclairé par un faiseau de lumière, l’effet est sublime.

The Art Teacher
[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=Y3PaLAuJbSU&w=425&h=355]

Tiergarten
ensuite, que je préfère version live. Je remarque en filmant qu’il est encore à poil sous sa veste de costume et je n’arrive pas à détacher mon regard ! Sacré Rufus !!!

Tiergarten
[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=FFwnI0ZP2dA&w=425&h=355]

Arrive Between my Legs, et c’est au tour de la petite Marie de rentrer sur scène. Elle danse un peu en retrait, et pas tellement en rythme ce qui me fait craindre le pire. Lorsque c’est à son tour de déclamer les fameuses lignes, elle s’en sort pourtant très bien ! Sa voix est ferme et forte. Rufus lui lance un super regard et lui adresse un immense sourire. Yeah  Marie ! Bravo !

Between my Legs
[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=SYKT0clS0D4&w=425&h=355]

L’entracte est là, et Rufus de répéter que l’on peut aller boire, ou même partir si l’on veut. Ah ah ah !
A son retour il est revêtu de l’habit traditionnel allemand qu’il nous avait déjà sorti au Trianon (aidez moi je ne me souviens plus du nom !), et il a ajouté, vu la date (Halloween !), une cape et un chapeau de sorcière, à l’instar de tous ses musiciens ! Un zoom sur Rufus lors du Consort, et je vois que son piano est lui aussi constellé d’étoiles phosphorescentes.

Do I Disappoint You reste l’un des moments les plus marquant du set, avec un début cette fois différent de Paris, à la guitare électrique. Sa voix rivalise avec les cuivres, il est véritablement très impressionnant.
Slide Show, un peu plus tard, me fait regretter d’avoir vidé la batterie de mon appareil. Je reste suspendue à ses lèvres jusqu’à la fin lorsque dans un souffle il chante : « Do I love You ? Do I Love You ? …. Yes I do ». Arghhh c’est beauuuuuuuu ! Ce mec est énorme !
Il continue à épater la galerie avec une « vieille chanson irlandaise » que je n’apprécie pas plus que ça mais qu’il interprète à l’ancienne avec ses musiciens, sans micro, sans rien, juste au coffre, comme au théatre ! Je suis bluffée, forcément !

Bon et puis, voilà, fin du 1er rappel et je me retrouve à pleurer une fois encore sur Poses, décidément la plus belle des plus belles pour moi. Tout ce qui’l y a mis de lui, et cette interprétation. Je n’y résiste pas. Je ne m’y habitue pas.

Enfin dernier moment incroyable lorsqu’il revient en peignoir pour le deuxième rappel, et dévoile son déguisement final pour Get Happy de Judy Garland, talons aiguilles et collants, veste et chapeau. Et deux boucles d’oreilles qu’il met avec une lenteur jouissive devant nous, tout comme le rouge à lèvres rouge rouge rouge … Ce soir la chorégraphie avec les musiciens complices est pimentées des masques des présidents américains. Encore un bout d’Halloween (« Mais vous ne fêtez pas tellement ça ici, si ? »)

Set List : Release The Stars / Going To A Town / Sans Souci / Rules & Reg / Cig & CM /  Tulsa / Art Teacher / Tiergarten / Leaving For Paris / Between My Legs … Entracte … Consort / Do I Disappoint You / Foggy Day / If Love Were All / Nobody’s Off The Hook / Beautiful Child / Not Ready To Love / Slide Show / Macushlah / 14th Street … Rappel 1 … I Don’t Know What That Is / Danny Boy / Poses … Rappel 2 … Get Happy / Gay Messiah

25 titres, s’il vous plait ! Et deux heures de concert qui me laissent par terre, émue, enthousiaste, impressionnée une fois de plus par la performance et par l’artiste.

Vive Rufus !

Des liens pour Rufus Wainwright

J’ai écrit ceci cet après midi sur le forum de Taratata, en réponse à quelqu’un qui disait ne pas aimer Rufus. Comme il y a plein de liens, ça pourrait vous intéresser aussi ! 

Et bien j’ai dit plusieurs fois que je pense que je serais passée à côté si je l’avais découvert sur un forum comme ça, ou même avec une BO. Je comprends que l’on n’aime pas sa voix, je comprends même que l’on n’aime pas sa musique. Oui je sais je suis barge !

Mais j’ai eu la chance de le découvrir sur scène, qui plus est à l’Olympia. Je raconte cette première fois ICI.

Et ce que j’essaye de faire ici avec d’autres, c’est au moins de dire que ce mec là existe, parce qu’un jour, tout comme ça m’est arrivée, peut être que vous aimerez ce type qui est un petit génie et qui ne vit qu’à travers la musique.

Rufus Wainwright n’est pas un chanteur. C’est bien plus que cela. C’est un auteur, un compositeur, et un interprète. Chacun de ces trois termes a du sens, du poids.

Pour commencer il est né dans une famille de musiciens. Son père et sa mère étaient tous deux des chanteurs folk. Ils a été bercé de ça; mais aussi de chanson française (sa mère est canadienne) avec Piaf, Barbara, … et également de musique classique et d’opéra.

Il a toujours joué d’un instrument. Pour lui c’était le piano. A 12 ans il a composé un requiem, persuadé qu’il allait mourir à 13, et à 14 ans il gagnait un juno award, équivalent canadien du grammy award, pour un titre de la BO du film « les aventuriers du timbre perdu », il y a une vidéo là : http://www.youtube.com/watch?v=Jucltvt4aLg (pas très vendeur mais quelle archive !!!). Aujourd’hui il a une commande pour un opéra. Bon, rien que ça !

La musique qu’il préfère entre toutes, c’est Verdi. Son dernier album est plus proche de l’opéra qu’aucun de ces quatres précédents albums … « Do I dissapoint you » en particulier, avec laquelle il m’a bluffée au Trianon à Paris et où sa performance vocale était exceptionnelle, au point de faire armes égales avec les cuivres !!! Sur l’album c’est tout un orchestre symphonique qui s’y colle, la débauche de moyens est à la hauteur de la puissance de son organe… que l’on peut en effet aimer ou pas (ah ah ah, je ris toute seule tout de même en écrivant comprendre qu’on puisse ne pas aimer l’organe de Rufus!!!)

J’avoue que ce n’est pas dans ce registre là pourtant que je le préfère. Le Rufus que j’aime, c’est celui du deuxième album, POSES, http://www.youtube.com/watch?v=9NqJVMc3YX4 ou alors du 1er, avec la délirante vidéo de APRIL FOOLS http://www.youtube.com/watch?v=Y5InMvddwyk et puis ausssi celui de Want two (THE ART TEACHER par exemple)

Bon, je sais aussi que plus on est fan, plus on a tendance à dénigrer le dernier album en date, alors je vais modérer un peu en disant que tout de même, le Titre RULES AND REGULATIONS http://www.youtube.com/watch?v=nNd5R7FQBFg me fait délirer ! Car il est aussi le champion de l’autodérision, il « aime les oiseaux et les abeilles, la terre et les arbres, pour ne pas dire les Dieux » hi hi hi quel andouille, j’avoue que la vidéo de celle là je la voyais plutôt se passer au pays des Téletubbies, dans un Volkswagen orange à grosses fleurs ! Et j’aime aussi énormément SLIDESHOW http://www.dailymotion.com/video/x247tn_slide-show-trianon-rufus-wainwright ou cette folie qu’il a sur chaque concert à inventer une choré folle (la dernière fois au Trianon, cetet reprise en talons aiguilles et collants de Judy Garland : http://www.dailymotion.com/video/x223qs_get-happy-rufus-wainwright)

Bien bien, j’ai mis un petit player sur ma page pour quelques extraits de « Release The Stars », avec des bonus inédits en France, beaucoup plus dépouillés eux, comme j’aime ! rdv sur http://www.myspace.com/isatagada

Aimez ou n’aimez pas, ce qui me démangeais surtout, il y a deux ans, quand je l’ai découvert, c’est de me dire qu’un mec aussi particulier existait sur la terre et que personne ne m’en avait jamais parlé en France … Et ça, non, c’était tout de même TRES anormal !
On en parle enfin, et cela me satisfait complètement !!!

Si vous avez l’occasion toutefois, ne le manquez pas sur scène !

Bisous 


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Rufus Wainwright au Trianon

Rideaux rouges et plafond peint, théatre du Trianon, 20 heures ce mardi. Bien tôt pour un spectacle parisien. Pourtant Rufus Wainwright débarque sur scène, sans retard ni première partie, et surprend les nombreux retardataires encore entrain de s’installer. C’est donc au milieu d’un joyeux bordel (brouhaha général, rangées entières qui se lèvent pour laisser passer les indisciplinés) que le « pape de la pop » démarre son set. Le ton est donné. Et le dépouillement ne sera pas de rigueur ce soir.Pour cette série de concert, écrin de son album « Release The Stars » tout juste sorti dans les bacs, le groupe qui accompagne l’artiste fait la part belle aux cuivres et aux hommes. Exit les ravissantes choristes et les violons (Martha Wainwright, Juliana Ray ou encore Joan Waser ont de toute façon fort bien démarré leur carrière solo), place au cors de chasse, à la trompette, au saxophone et aux flûtes. Ni la simplicité ni la retenue ne font partie des choix actuels de monsieur Wainwright. Les musiciens sont nombreux (sept), les cuivres omniprésents, tous portent chemises et pantalons à rayures, couleurs vives et broches en strass tapageuses.

Comme le dira mon amie Isabelle un peu plus tard, le dandy flamboyant semble avoir définitivement tourné la page d’une époque plus torturée d’influence Leonard Cohen, pour s’ancrer définitivement, suite logique de sa récente série de concerts hommage, dans une ère plus festive façon Judy Garland. Rien n’est laissé au hasard, jusqu’au choix des titres des albums précédents qui n’accorde presque aucune place aux chansons plus intimistes. L’album Poses, que je distingue entre tous, est à mon grand damn, complètement mis de côté. Et hormis la très belle « The art teacher », c’est la très cinématographique « Go or go ahaead », les peu inspirées « Beautiful child » et « Gay messiah » ou encore « 14th street » qui gagnent leur place sur scène. Franchement pas mes préférées… Faut-il poser les mots ? Je suis déçue je crois. Manque d’émotion, de moments rares qui font tout oublier. Et puis la première partie était trop rapide, comme s’il voulait en finir. Trois instants pourtant, sauvent la soirée. La fantastique et presque irréelle performance vocale de l’artiste sur « Do I dissapoint you », en harmonie totale avec l’orchestre, et en costume bavarois s’il vous plait. Véritablement bluffant tant la voix fait corps et se fond avec et dans la musique. La très belle «  Nobody’s of the hook  » ensuite, qui ne m’avait pas convaincu sur l’album en raison de violons trop mièvres à mon goût, et qui réussit presque à m’embarquer totalement au Trianon en simple piano voix … Oui, sauf qu’au moment précis où je me sens glisser tout à fait vers la félicité absolue (enfin !), le clown de service s’emmêle les pinceaux et me réveille brutalement d’un «  oh fuck !  » pour lequel je l’étranglerais bien volontiers.

En rappel, je me régale de son délire jouissif de gosse heureux, travesti en Madonna de Cabaret, collants, rouge à lèvre et boucles d’oreilles qui scintillent, chapeau noir à large bord, talons aiguilles et veste de smoking, pour un «  Get Happy  » qui fait se lever une salle hilare et enthousiaste.

Mise à jour du Site de Rufus Wainwright en France

Mieux vaut tard que jamais, j’ai ENFIN mis à jour mon site avec le concert hommage à Judy Garland à l’Olypmpia ce 20 février dernier.

Cliquez simplement sur la photo ci-dessous. Et profitez-en pour vous promener sur les autres pages !

Rufus Wainwright en France

En croisade pour Rufus !

 

Génial, une bataille ! isa peut enfourcher son cheval, revêtir son armure de chevalier et partir au combat pour défendre sa « belle » ! Parce que j’en ai lu des choses horribles ce matin, de mon Eline avec ses yeux « bouffis de larmes » tellement elle semble déçue (« pour lui » précise t’elle, et elle fait bien !) aux justiciers à deux balles qui affirment même qu’il aurait du annuler !!!!

Alors que nous étions si heureux dans la salle et après tout c’est ce qui compte ! J’ai pris un immense plaisir à le voir jouer la comédie, chanter, danser, swinguer, et si j’ai souffert c’est de savoir que malgré ses pirouettes, il y avait un artiste qui souffrait de son côté de ne pas être à 100% pour nous. Mon 100% à moi ce n’est pas le show parfait, c’est ce que je peux ressentir devant un artiste qui captive toute une salle, l’embarque dans son monde, l’hypnotise et la rend heureuse. J’ai ri, j’ai été émue, j’ai passé une soirée inoubliable ! Il n’y avait pas Rufus d’un côté et un public de l’autre, nous étions tous ENSEMBLE et rien ne donnera jamais autant d’émotion que cela, pas même (et parfois surtout pas) la voix la plus parfaite ! Le spectacle, le VRAI, c’est aussi CA !!!!!

J’ai pleuré quand c’était fini j’aurais voulu qu’il revienne encore il est ENORME ce mec, et ce n’est pas seulement qu’il rempli l’espace, c’est qu’il le concentre et l’attire en lui comme un trou noir voyez le genre ? Il n’y a plus que lui, c’est gigantesque l’effet qu’il est capable de produire !!!! C’était aussi beau et fascinant, alors qu’il n’était pas en voix, que la première fois que je l’ai vu il y a deux ans, un truc monstrueux. Je n’arrive pas à m’en remettre, je suis folle de ce type. Bien plus que toutes ces fois où sa voix était impeccable, à la Cigale, au Casino de Paris, à France Inter même il y a quelques jours. C’est une question de ressenti, de lien avec les gens dans le public aussi, de charge émotionnelle. La standing ovation était là pour en témoigner, sans conteste.

Je comprends aussi enfin tous ceux qui n’ont de cesse de répéter que l’Olympia c’est magique. Hier soir c’était exactement ça, et il me semble que le fait que ça ait été cette salle là n’était pas tout à fait étranger à l’affaire. J’en reste sincèrement bouleversée … 

Les fâcheux peuvent toujours dire tout ce qu’ils veulent, rester amoureux de Judy Garland et dire qu’il l’a trahi, ça n’y changera rien. Pour ma part c’est Rufus que j’aime passionnément : Rufus EST Rufus et il est sublime, no matter what, no matter eux !

Je sens la soirée culte, celle dont on reparlera longtemps :)) Il me semble qu’il a pris une dimension extraordinaire. Je crois que c’est HIER que Rufus est devenu aux yeux de tous la star qu’il a toujours su qu’il était ….

Le must, c’est que je pourrais dire que j’y étais …

Une journée de rêve (Rufus au Fou du Roi & more)

 

Il y a des jours comme ça, volés au quotidien, qui vous rechargent les batteries pour des siècles (du moins sur le moment on en a l’impression). C’est aujourd’hui que Rufus est invité dans l’émission «  le fou du roi  » de Stéphane Bern et j’ai rendez-vous à la maison de la radio.

Dans le train je retrouve mes amis de province. C’est la première fois que je rencontre Amaury. Amaury est un fan de Rufus, il est jeune (24 ans), un visage d’ange, doux et romantique au possible avec des yeux bleus magnifiques et des cils noirs, des cheveux bruns souples, un sourire éblouissant, beau comme un Dieu. Amaury est un amour, nous correspondons par mail, sur les forums et sur mySpace depuis des lustres, un an et demi peut-être, et il a peur que je sois déçue quand je le verrais «  en vrai  » et rien que cela, ça me fait fondre. Amaury est typiquement le genre de garçon pour lequel on ne peut que ressentir la plus grande des tendresse. Alors si c’est le dos d’Eline avec sa chevelure épaisse et bouclée que je repère en premier, je reconnais immédiatement assis en face d’elle mon Amaury dont le visage s’éclaire d’un immense et lumineux sourire et qui se lève pour m’embrasser. En une minute à peine, c’est comme si nous nous connaissions depuis toujours. Il me dit des tas de choses bien trop gentilles, tellement que je suis toute craquée en dedans !

Arrivée à la maison de la radio vers neuf heures, je suis envoyée en reconnaissance auprès des vigiles qui se moquent gentiment de nous :

– «  Alors en fait si vous ne connaissez pas la maison, il suffit de vous mettre à la suite des gens qui attendent là sur votre gauche  »

Blonde attitude, j’ai beau m’écarquiller les yeux, je ne vois personne. Ils sont ravis et surenchérissent :

– «  Vous voyez, là où il a la foule  »

Il n’y a personne évidemment, et Rufus leur est totalement inconnu. Ca ne servait strictement à rien d’être là des heures avant, et ils ne feront rentrer le public que vers onze heures moins le quart. Nous allons donc boire un café à la brasserie à l’angle de la place Anthony et Aurélia nous y rejoignent. Nous avons zéro nouvelles de Julia, de Florian ou de son père qui sont pourtant des super fans, nous sommes très étonnés. Bla bla bla puis petites photos, et c’est l ‘heure, nous partons pour l’enregistrement.

Nous avons trop tardé, nous sommes presque les derniers à pouvoir entrer et nous retrouvons assis tout en haut des gradins. Avant que l’émission ne débute, je descends raconter à Stéphane Bern que nous sommes là spécialement pour notre vedette américaine et lui demande s’il m’autorise à descendre sur le plateau lorsqu’il sera en scène. L’animateur est courtois, simple et enthousiaste, il accepte immédiatement ; comparé aux émissions télévisuelles sur lesquelles je sévis généralement, sa gentillesse me paraît très hors normes.

Nous guettons tout là haut, jusqu’à ce qu’il apparaisse ! l’attente nous semble bien longue et Rufus débarque finalement au milieu de l’émission. Je descends l’escalier pour m’approcher comme convenu. Lorsqu’il chante le magnifique «  The Maker Makes  » (B.O. de Broke Back Moutain) sur le piano à queue, je suis à moins de cinq mètres de lui et je peux tout filmer.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=P1EzQ3pvVSg%5D

Je pense que plus jamais sans doute je ne pourrais l’écouter jouer dans des conditions aussi exceptionnelles. Puis l’interview. Il nous fait un sketch encore avec la prononciation italienne de son prénom, il parle de son Judy Garland spectacle à l’Olympia.

 

Cadeau-surprise, toute la chanson «  Somewhere over the rainbow  » est diffusée à l’antenne. Rufus l’écoute en fermant les yeux, c’est magnifique. Arthur et quelques malins dans les gradins ricanent bêtement. Les imbéciles ! Encore quelques bla-bla et le voilà qui repart. Horreur, tout ce que nous avions préparé , les lettres, les autographes, le papot avec notre star s’envolent. Les cieux sont de notre côté pourtant, car c’est l’heure des informations. Aussitôt je me précipite vers Stéphane Bern pour lui faire part de ma déception et il est génial !

– «  Foncez en coulisses, il vient à peine de sortir vous allez pouvoir le rattraper  »*

Eline et Amaury m’emboîtent le pas. Anthony et Aurélia n’ont pas suivi et sont restés tout en haut dans le public. Nous fonçons et gagnons finalement notre moment avec le grand Rufus. Je lui remets ma petite lettre accompagné d’un album d’Anthony, je lui raconte qu’il est dans la salle aujourd’hui et que c’est un artiste auto-produit, s’il voulait bien écouter ou transmettre son disque. Amaury lui raconte les Etats Unis et espère le revoir là bas. Eline enchaîne sur son rôle dans un prochain film dont je n’ai même jamais entendu parler (Eline est toujours à la pointe de l’info !) Nous discutons de choses et d’autres. Nous faisons des photos ! Celles avec Amaury sont floues, alors Rufus revient en faire une autre. C’est un moment très privilégié, vraiment. J’ai quand même du abandonner tout ce que j’avais préparé pour faire signer des autographes, il aurait fallu remonter jusqu’à mon sac à main puis redescendre …

Retour sur le plateau, nous racontons aux deux autres qui sont restés derrière. Pour assister aux échanges cinglants entre Didier Porte et Arthur qui règlent leurs comptes en direct… C’est tellement laid après ce que nous venons de vivre ! Heureusement, un autre artiste viendra jouer du piano à son tour, c’est Duke Special qui nous fait un effet bœuf et met tout le monde d’accord. La direction de la radio s’est inquiétée et descend sur le plateau, c’est probablement ce qu’ils retiendront de l’émission …

Déjeuner ensuite, tous les cinq. Coup de fil qui confirme l’annulation du showcase de Polar. Nous sommes très déçus mais une pneumonie le cloue au fond de son lit, à l’impossible nul n’est tenu ! Le repas est très agréable, comme le café avant, l’ambiance est détendue et hyper sympa, j’adore mes amis, j’ai vu et entendu Rufus, je suis sur un nuage. Anthony organise son après-midi Sacem et tour des Fnacs encore.

On s’appelle dans l’après-midi pour voir si on ne peut pas se rejoindre à un moment ou à une autre. Moue dubitative, nous lui faisons comprendre qu’il y a peu de chance et okay, je me sens coupable de le laisser tout seul mais il n’a pas vraiment besoin de moi et tant pis «  anyway  », ce qui est dit est dit, je suis trop heureuse de passer l’après-midi à Paris avec Eline Amaury et Aurèl !

Nous l’abandonnons devant la station de train et l’après-midi qui suit est presque irréelle à son tour ! Il fait très doux, nous marchons et rions dans le vent sur les bords de Seine, nous prenons des tonnes de photos. C’est comme un film. Parfait. Arrivés devant le Grand Palais, nous improvisons la visite de l’expo sur les trésors engloutis d’Egypte. Sous la coupole, la structure du bâtiment est grandiose, impressionnante. Puis coup de fil d’Anthony :

– «  J’ai été à la Sacem, je n’ai plus le droit d’utiliser mon nom ! Il existe en Angleterre et aux Etats Unis, il faut que je change ou bien que je trouve un autre nom à lui accoler  ». C’est un peu le coup de massue. Je pense à toute cette promo, ces disques déjà pressés et mis en vente, à ma collègue qui me disait hier encore à quel point cela sonnait bien ! Il est interdit de téléphoner dans l’expo, je suis planquée derrière un poteau, on dirait une situation de crise, c’est assez drôle en fait avec le recul. Je dois vraiment avoir l’air catastrophée car tout le monde me dit que ça va s’arranger, qu’il ne faut pas me mettre dans un état pareil, que c’est un grand garçon aussi. On se rate de peu ensuite, quand nous avons terminé il est déjà dans le métro et vient de parti de la Fnac des Champs. Il a deux bonnes nouvelles quand même : David Fnac des Ternes qui le mettra en vente en rayon mi-février à son retour de vacances, et Nicolas à la Fnac des Champs qui lui a fait un excellent accueil et qui va écouter avec attention : ils sont justement en train de terminer leur sélection. Nous convenons finalement de nous retrouver aux Halles et d’aller ensemble voir Ben.

Avec Aurèl, Eline et Amaury nous terminons notre après midi avec un thé hyper glamour chez Le Nôtre, pour nous séparer tous en soupirant (c’est déjà fini !) et en nous jurant un amour éternel (ou presque).

Je retrouve Anthony à Dix-Sept heures au forum des Halles, où Ben nous accueille très bien. Il sait qu’Anthony va faire une scène bientôt, il propose de le mettre en écoute sur une borne, ce que nous attendons depuis le départ. La conversation est people, artistique et animée, il surfe sur la vague du succès !

Tout cela dure à peine une demi heure, et nous nous séparons à notre tour.

J’ai passé une «  journée de rêve  » comme l’écrit Amaury qui m’envoie un sms bienheureux, hors du quotidien, du temps et du réel c’est sûr, quand je pense au boulot qui m’attend le lendemain pour boucler les dossier prévus avant la fin de la semaine ! Et j’enchaîne sur l’aquagym le soir même ! ! !

What a génial day … Merci tout le monde J

 

PS : super débiles que nous sommes, nous n’avons même pas essayé de récupérer l’album du Carnegie Hall en avant première !!!!!!!!!!

Photos Aurèl et Amaury, merci bisouuuuussss (bon y’en a aussi de moi !)

Posté par Eline sur le forum de TARATATA (merci !)

 

Qui était scotché à son écran samedi soir à minuit ?
Moi j’y étais et je ne suis pas déçue du tout ! 
C’était du grand Rufus : très direct, sincère, un peu « diva » avec ce semblant d’arrogance qui le caractérise (mais finalement ce n’est que de l’autodérision), du rire, de l’émotion, des confessions, des anecdotes (les habituelles et des nouvelles).

2 chansons « Beauty Mark » et « Vibrate ».

En gros il a parlé de :
– « Release the stars », son nouvel album, sortie prévue en mai – juste après l’entretien, Rufus partait à Londres pour le mixage en collaboration avec Marius De Vries (producteur de Want One et Want Two)
– Judy Garland, Liza Minelli >>> Le Rufus Rufus Rufus album sortira en septembre en même temps qu’un spectacle au Hollywood Bowl (on planifie un voyage à Los Angeles ?!?!!!)
– Drogue, alcool, cure de désintox
– Il a mentionné (mais ce malheureux journaliste n’a pas rebondi ) qu’il aimerait faire un album en français… 
– Opéra en général et Son opéra en particulier intitulé « Prima Donna », en cours de composition
– Sa jeunesse et notamment le viol dont il a été victime à Londres lorsqu’il avait 14 ans…
– Famille – Martha, sa mère, son père
– Les villes où il a vécu Berlin, New York, Montréal, Los Angeles

Il a répondu à seulement 2 questions des internautes et à 6 questions du public : à propos de son père, de ses fans, du ballet Bloom (la jeune fille qui lui a posé la question fait partie de la chorale des ados qui accompagne le ballet et elle fait partie du forum officiel, c’était génial de la voir en direct ! ), de la façon de composer (avec guitare ou avec piano) et encore de l’opéra grâce à l’intervention très touchante d’un homme de 85 ans, apparemment très « operatic fan » qui se félicitait de la participation de Rufus dans la composition lyrique, de ce sang neuf .

Il y a trop à raconter… Une heure et quart de pur bonheur. C’était un petit événement pour nous les fans. Ça faisait longtemps qu’on ne l’avait pas vu. Rufus est toujours plus ou moins présent dans les médias mais là, c’était LIVE !

Dommage quand même qu’il n’est pas été plus questionné sur sa façon de travailler, son inspiration… 

Sur Rutopia http://www.rutopia.info/, le forum non officiel de Rufus (c’est une vraie mine d’or ce site, il faut y aller régulièrement, et vous êtes sûr d’y trouver qq chose),
j’ai trouvé des LIENS POUR TELECHARGER LA VIDEO (elle pèse 166 Mo, j’ai mis une heure et demie pour la charger…) mais aussi le son (samedi soir, j’ai réussi à l’enregistrer moi-même comme une grande)

Tout cela grâce à une certaine « goodvibes » :
VIDEO- http://www.megaupload.com/?d=YDS3QX5B 163 Mo
(.asf format – Windows Media, 163mb, burned to dvd with Nero, no conversion or problem)
AUDIO – http://download.yousendit.com/AD3D6F6B49FCBBF1 73 Mo

Et un autre lien pour le son mais plus lourd 90Mo grâce à Rhapsody (bien connue des habitués du forum) les photos, c’est aussi elle http://www.megaupload.com/?d=AHYHVCX4

En tout cas, cet entretien a donné lieu à beaucoup de réactions, très contrastées, notamment à cause de l’histoire du viol, de l’abus d’alcool, du journaliste un peu trop curieux, etc.
Vous pouvez jeter un coup d’œil par ici http://boards.rufuswainwright.com/showflat.php?Cat=&Number=398976&page=0&view=collapsed&sb=5&o=&fpart=8&vc=1 > 9 pages quand même !
Ou ici http://boards.rufuswainwright.com/showflat.php?Cat=&Number=415061&page=0&view=collapsed&sb=5&o=&fpart=1

A+

Encore 6 semaines de patience…

Rufus et Brisa dans les Inrocks

Une alerte Google pour Rufus Wainwright ce matin me conduit au site des Inrocks (http://www.lesinrocks.com) pour y trouver deux de mes chouchous :

 

Rufus Wainwright : 61 année mythique

 

Rufus Wainwright s’apprête à réaliser un rêve de gosse : jouer à l’Olympia accompagné d’un orchestre.

Pour remplir ces deux conditions, il ne jouera pas ses propres chansons mais interprètera en intégralité le concert que son idole Judy Garland donna au Carnegie Hall à New York en 1961.

Wainwright avait déjà poussé le mimétisme jusqu’à faire deux concerts hommage au Carnegie Hall les 14 et 15 juin dernier. A cette occasion, un CD live piochant dans les deux dates devrait bientôt sortir.

Loin de délaisser son œuvre, le songwriter canadien annonce un nouvel album suivant Want One et Want Two pour le printemps 2007. Tout près des étoiles, Rufus Wainwright a pour l’instant appelé son nouvel album Release The Stars.

Site officiel : www.rufuswainwright.com (22 nov. 2006)

 

Un Yeah Yeah Yeahs chez Brisa Roché

 

La fantasque chanteuse américaine installée en France Brisz Roché, auteur en 2005 d’un somptueux premier album sorti sur le label Blue Note, The Chase s’est remise au travail.

Elle est en train d’enregistrer son deuxième album avec le groupe qui l’a accompagné sur scène en 2006. Et après avoir travaillé sur The Chase avec Daniel Yvinek, Sébastien Martel ou encore Eric Truffaz, c’est avec Nick Zinner, guitariste des Yeah Yeah Yeahs, que la belle a cette fois collaboré.

L’album qui sortira en mars, est produit par Henri Hirsch (Lenny Kravitz). Brisa Roché sera en concert le 6 décembre au Café de la Danse parisien, où elle devrait présenter de nouvelles chansons.

Site officiel : www.brisa-roche.com (22 nov. 2006)