Scott Matthews @ le Hasard Ludique | 31.05.2022

Scott Matthews @ le Hasard Ludique

J’étais entrée en trombes dans ce bel endroit qu’est le Hasard Ludique. Il était 20h15 et le billet mentionnait 20h. Etions-nous en retard ? Je n’avais que ça en tête alors que ma Sarah demanda : « mais ce n’est pas lui ? ». Nous venions en effet de quasi bousculer celui que nous étions venues voir, et qui se tenait à l’entrée en train de discuter tranquillement, loin du rush dans lequel je nous imaginais tous.

J’aurais pu, alors, lui parler. Mais je ne l’ai pas fait. Je ne le fais presque jamais avec les artistes, surtout pas avant un concert. J’aurais pu lui dire combien j’avais attendu de le revoir en live, comme j’avais été heureuse de contribuer au bel album initié par Amélie pendant cette sombre époque Covid, à quel point je me sentais privilégiée de posséder ce parchemin des paroles de The Fool’s Fooling Himself, écrit de sa main, à la plume.

A la place, nous sommes descendues vers l’espace aménagé près des rails de l’ancienne PC (Petite Ceinture ferroviaire).

Et comme nous avons bien fait. Non seulement à cause de l’endroit, mais aussi parce qu’en lui disant ce que j’avais en tête en arrivant, j’aurais parlé de moi, et non de lui.

Or il n’avait pas plus tôt commencé à chanter, que tout m’est revenu comme une déferlante. Je crois que j’avais oublié, en fait, à quel point Scott Matthews vole haut, très haut, au-dessus de la mêlée, à quel point son talent est exceptionnel.

Il est des artistes qui contentent, et d’autres qui comblent dès la première seconde. Ce n’est pas pour rien si on l’a comparé à Jeff Buckley ou à Nick Drake. Car si sa voix est d’une beauté tout à fait singulière, il est également un auteur-compositeur-interprète subtil et profond, ainsi qu’un guitariste virtuose. Impossible de le voir sur scène sans ses multiples guitares – dont une 12 cordes, s’il-vous-plaît ; n’essayez pas non plus de retrouver certains accords : l’accordage des guitares de l’anglais lui est propre.

Oui, tout m’est revenu quand il a commencé à chanter. L’émotion était si pure, qu’elle m’a fait monter les larmes aux yeux.

Plus tard, je me suis souvenue aussi à quel point il savait aussi animer un concert. Comme il aimait convier un percussionniste sur scène pour l’accompagner (cette fois, il s’appelait Jérôme), comme il savait faire rire avec ses anecdotes (à propos de l’accordeur que lui a passé Dave Grohl le jour où il a fait la première partie des Foo Fighters, ou de son titre diffusé sur la série Ugly Betty), ou venir chanter au milieu du public.

C’était un privilège, cher Scott Matthews, de vous voir jouer à nouveau en France.

Mille mercis.

Playlist souvenirs :

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