Foals @ Paris, Zenith | 16.05.2022

Foals – Yannis Philippakis (c) Isatagada 2022

Avant même le début du concert, il faisait anormalement chaud à Paris pour un mois de mai. L’occasion de se retrouver et de boire un verre en terrasse avec Vincent et Chloé, venus spécialement de Lyon, avant de retrouver Émilie, Clarisse, Sophie, et finalement, Alain et Pauline.

La soirée fut en fait torride de bout en bout : hors festival, on aura rarement autant transpiré en concert, et pas seulement en raison de la chaleur ambiante.

Ces dernières semaines, j’ai vraiment l’impression s’enchaîner les lives libérateurs, avec des foules entières qu’on a contraintes pendant 3 ans et qui n’en finissent plus d’expulser l’accumulation de frustrations et d’empêchements, des échantillons sans fin d’humanité avec le besoin impérieux se défouler comme jamais.

Ce soir, au Zénith de Paris, c’était la totale : les gradins debout dès l’entrée en scène du groupe, les circle pits à gogo, les slams (de dos, mais aussi de face, ouch !), les filles portées haut sur les épaules, un garçon carrément debout sur d’autres épaules (la mère de flyer que je suis ne peux qu’admirer), la fosse incapable de rester assise jusqu’à l’arrivée du vrai faux drop de Spanish Sahara, et ce public génial qui ne fait plus qu’un et n’en finit pas de danser, de sauter, de frapper dans ses mains, de faire tournoyer ses cheveux, jusqu’à l’épuisement. Ce public qui hurle « Stayyyyyyy » à la fin de Late Night, devant un Yannis un peu chamboulé de tout cet amour et qui remercie, la main sur le cœur, de ce qu’il reçoit après tant de reports de date, un putain de Brexit et une putain de pandémie (« C’est une putain de pandémie !!! »- réplique connue).

On n’était plus dans un concert des Foals, on était dans un concert de métal (les 7 minutes d’Inhaler, vraiment !), à suer et à donner, un exutoire jouissif et absolu, où la musique ne se vit plus seulement avec la tête et les oreilles, mais avec tout le corps.

Yannis était au diapason, ne cessant pas de remercier, descendant en fosse une première fois, puis une deuxième, puis une troisième fois, carrément à 2 pas de nous, grimpant dans NOS gradins pendant que la salle s’époumone sur Two Steps Twice (« Papala Papala »).

Alors oui, le démarrage était un peu lent, la voix fatigue parfois, le son du Zénith est rarement le meilleur ; mais on s’en fout ! L’alchimie qui se crée dans un concert des Foals, l’amitié, la fête, le partage, la ferveur d’un public de fans, la joie de se retrouver après deux ans de Covid valent mille fois la peine de faire le déplacement pour, le temps d’une soirée, se souvenir que la musique n’est pas seulement un son qui s’écoute en solo, mais qu’elle se vit, qu’elle se ressent, qu’elle est transcendée en live, vécue ensemble.

On ne le dira jamais assez : sortez, allez en concert !

La musique rend heureux.

Photo et vidéos (c) Isatagada

Playlist vidéo : https://www.youtube.com/playlist?list=PLS4EfmGYf7Let9LengM–xr92Eg9Aa-7Y

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