L’Olympia de Her | 25.04.2018

 

Depuis Rock en Seine, j’avais manqué les concerts parisiens ou assimilés, hormis la soirée privée à l’Antenne le mois dernier.

L’Olympia était donc LA grosse date des retrouvailles avec Her, dans une salle conquise d’avance, tellement à fond qu’on avait rarement vu Olympia aussi démonstratif.

Il faut dire que Victor tient désormais le show à lui seul.

Comme on le pressentait depuis plusieurs semaines, aux côtés de Victor il ne reste plus du line up de Saint Cloud que le batteur.  Impossible de ne pas se demander comment il fait pour tenir, alors qu’on est nous-même sans cesse au bord de la rupture rien qu’à le regarder. Il l’a dit ce soir, pourtant : il tient grâce à Mathilde, sa femme et sa manageuse en même temps , la personne « la plus importante de [sa] vie ». On se demande ce qui la fait tenir, elle, du coup.

Pour ceux qui n’ont jamais vu le set avec Simon, c’est désormais le bassiste qui laisse un trou gigantesque. A chaque titre, on le revoit danser, groover, faire les yeux blancs, alors même qu’on n’aura eu qu’un seul concert avec lui (mais pour dire la vérité vraie, on a usé les vidéos à force de les regarder).

La set list est parfaitement dosée et équilibrée, la pop-disco-soul fonctionne à merveille et tout le monde danse (du reste l’album était vraiment une bonne surprise) la voix est au top et les musiciens font le job même s’ils n’ont pas n’ont pas la présence des anciens. Ces derniers manquent sur les chœurs, renforcés par des femmes choristes dont les voix, un ton trop haut, sont moins en harmonie.  Ce qui n’empêche pas d’avoir un nouveau chouchou, Louis-Marin, déjà  vu avec Theo Lawrence and The Hearts et qui donne la réplique à Victor sur le titre Wanna Be You.

Plus que jamais, Victor doit prendre, et prend, toute la place. Par moment (des moments qui prennent de plus en plus d’ampleur), complètement immergé dans sa musique, sa gestuelle se rapproche de celle d’un aveugle ou d’un autiste, alors qu’il se balance continuellement d’avant en arrière. Sur scène, il occupe tant l’espace qu’on ne voit plus que lui. Charismatique au possible il se martèle la poitrine, danse, lève les bras au ciel, sourit aux anges et est très généreux. Mais presque trop.

En fait on ne peut que l’admirer et avoir mal pour lui en même temps, comme si il appelait à l’aide sans en avoir le droit. Poignant. Je ne sais pas s’il est possible de ne pas se sentir mal à l’aise, comme si (et j’ai conscience que c’est horrible à écrire) l’humain débordait un peu trop la musique. Le résultat est là de toute façon, avec un lien profond créé avec son public, qui le porte sans se faire prier et l’ovationnera debout jusqu’aux balcons les plus reculés de la salle parisienne mythique, exigeant un premier puis un deuxième rappel.

Niveau émotions, ça déborde de partout. On a envie de chanter danser pleurer et rire en même temps, de trouver ça too much ou parfait dans la même seconde, de tout oublier (Simon) ou de ne penser qu’à ça… Bref c’est beau prenant et riche et ça vaut mille fois la peine d’être vécu.

Une mention spéciale pour Roméo Elvis, qui s’est payé le luxe d’être en vacances plutôt que de venir à l’Olympia. Il fallait quand même le faire ! (on aime bien ce petit côté cabot).

 

 

Je vous laisse avec les mots de Victor sur Facebook, quelques jours avant cet Olympia sold out, qui annonçait le Zénith en Février (on y sera, évidemment) :

 ZENITH PARIS | 2 FEVRIER 2019 

Je n’oublierai jamais le concert de Rock en Seine en août dernier, le premier sans Simon.
Vous m’avez tellement apporté et je pense que je n’aurais jamais pu continuer sans votre soutien.
J’ai le plaisir et l’immense fierté de vous annoncer que nous jouerons au Zenith Paris – La Villette le 2 février 2019.
Ce sera probablement le dernier concert de cette tournée. C’est un énorme pari pour moi et toute l’équipe mais je sais que vous serez là, comme toujours. 🙏

Vous pouvez acheter vos billets ici: http://bit.ly/Herzenith

Merci du fond du coeur et à très bientôt.

Victor

 

Tiens bon encore, Victor. Et surtout, quand ce sera plus calme, continue à tenir. Simon n’est plus là. Mais il est en chacun de nous, dont le nombre ne cesse de grandir. Et lui avec. Et toi plus que nous tous.

 

(c) Photo de l’affiche Olympia : Facebook du groupe.

Cliquez sur la droite pour faire défiler les photos du concert (c) Isatagada :

Her @ Paris, Olympia 2018
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