Thousand – Le pari réussi du 2ème album

En ces temps troublés où PNL devient tête d’affiche à Rock en Seine et Augustin Trapenard se targue de faire preuve de curiosité en diffusant fièrement du Maître Gims sur France Inter pour te guérir de ton mépris bourgeois, il reste des raisons d’espérer.

Une poignée d’irréductibles semble en effet résister encore et toujours à l’envahisseur, aimer faire des chansons, échanger entre pairs, partager des scènes et des harmonies vocales, se comporter en être humains à peu près normaux, élever sans cesse la musique au rang d’art majeur, pour autant accessible.

Parmi ces irréductibles, il y a Thousand et son créateur, Stéphane Milochevitch, découvert en 2012 lors d’un concert d’Halo Maud (qui était encore Myra Lee, live Report ICI), aux côtés d’Olivier Marguerit (Syd Matters, Mina Tindle, entre autres), et qu’on ne se lasse pas d’aimer depuis.

Comme on n’avait pas tari d’éloges sur le premier album de Thousand (tu sais, le genre d’album rare qui survit au temps qui passe et finit toujours par revenir sur ta platine, année après année après année, malgré le nombre incalculable d’albums que l’on continue à acheter ou à écouter) la barre était plutôt très haute pour le Tunnel Vegetal.

Un peu comme un deuxième enfant, on se demandait donc si on allait pouvoir aimer celui là autant que son prédécesseur.

Alors qu’en fait, ça n’a pas fait un pli.

Il faut dire que la qualité du projet frôle l’insolence. Tout est bon, tout emporte l’admiration, te souffle, t’époustoufle, te scotche.

En français cette fois, l’exercice de la langue est parfaitement maîtrisé. Les paroles sont bourrées de références, à la fois crues et poétiques, directes et pourtant subtiles.

La voix de Stéphane Milochevitch, sur le fil du chanter/parler est un peu traînante, nonchalante,  mystérieuse, et finalement sensuelle et séductrice. En cela elle est balancée par la voix de celle qui lui répond, Emma Broughton, limpide et franche, dont on attend désormais qu’elle se lance en solo avec une impatience à peine dissimulée.

Le disque est brillant, intelligent, sensible et drôle, fin, érudit, ironique, subtil, surréaliste. Le titre de Hedayat, Long Song For Zelda, revisité à la sauce Thousand, est vrai bijou du genre dont on ne peut que se délecter.

Même la pochette, est une oeuvre d’art. D’artisan.

Comme si Thousand avait cette faculté de rendre son sens premier aux choses.

La classe, de bout en bout.

 

Peut-être, quand même, qu’on aime un peu moins cet épisode en français que le précédent, qu’on ressentait plus mélodieux, faisant davantage appel aux sens qu’au cerveau.

Il n’empêche, comme avec les enfants, l’amour ne se divise pas : il se multiplie.

Impossible dès lors, en faisant la promo de l’un, de ne pas profiter de l’occasion pour vous faire découvrir l’autre :

Rendez-vous demain 19 avril au FGO Barbara pour le live.

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