On ne sort pas indemne d’un concert de Louis-Jean Cormier

Louis-JeanCormier

On devrait ne parler que de musique en sortant d’un concert.

Mais avec certains, y’a pas moyen.

Je les compte peut-être sur le bout des doigts, les gens comme le cousin Louis-Jean, qui te remuent tellement tout que tu frôles l’implosion. Oui, j’ai chroniqué le disque et parlé musique. Mais j’ai été forcée d’y revenir pour une seconde partie d’article, pour rajouter du coeur. Au sortir de son Divan du monde, j’avais pondu 3 lignes qui s’étaient avérées impossibles à contenir, des lignes de coeur encore. Et là c’est idem. Comme s’il était capable de réveiller ce monstre magnifique qu’on héberge tous en nous. Ce monstre qui sommeille, tapi au fond des entrailles, et qu’on a endormi. Qu’on a foutu en cage. Putain de vie. J’en pleurerais (j’en pleure en l’écrivant). Je viens d’écrire sur Twitter : « Dites-moi que je ne suis pas la seule à me dire que ma vie c’est de la merde au sortir d’un concert vraiment fort ? » parce que c’est exactement ça. L’art, celui qui te touche, celui qui t’émeut, celui qui te bouleverse, c’est exactement ça. Ça te dépasse, et d’une telle hauteur ; c’est vertigineux. Tout à coup, tu as réveillé la bête, tu reviens à un degré de conscience qui te cingle comme un coup de fouet. C’est si grand, si beau, si fort. Je me sens si petite, si inutile, si impuissante et si coupable.

Louis-Jean, si tu savais comme tu m’as balayée comme une vague hier soir, comme tu m’as libérée et remplie à me faire exploser, comme tu m’as vidée en me laissant aussi. Comme tu m’as rendue heureuse et comme tu m’as dévastée. Comme tu m’éblouis par ta musique, ton écriture, ton talent, ta densité, ta façon de mettre le doigt sur ce fameux bouton déclencheur qui ouvre la cage du monstre.Ma vie n’est pas si mal, je le sais bien. Et l’écriture soulage, tu es particulièrement bien placé pour le savoir. Alors ne t’inquiète pas trop. J’ai vécu ma vie en grand hier soir. Mon monstre a pu sortir de sa cage pour respirer quelques formidables heures. Et si ça fait mal, ça rend formidablement vivant aussi.Merci d’être toi. Merci pour le partage.

Et surtout reviens-nous vite.

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