The Cure @ Bercy 2016 (le retour)

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Des mois que le rendez-vous était pris et que la tension montait, gentiment ateasée (l’orthographe c’est exprès, hein) par les amis Mauro et William, qui les suivaient de ville en ville depuis quelques semaines.

The Cure @ Bercy 2016Et puis on y était, à ce 15 novembre 2016, huit (trop) longues années après ce concert mythique de 2008 (revoir le report ICI).

Cette fois, on avait emmené les kids. Pas question qu’ils continuent à grandir sans avoir assisté à un concert des Cure. Le temps passe si vite et qui sait s’il y en aurait encore beaucoup d’autres. Non vraiment, on n’allait pas tenter la chance.

Cette fois, on avait réussi à s’avancer davantage dans la fosse. Sur la gauche pour changer de la dernière fois, au niveau de l’escalier le plus proche de la scène. Pour Springsteen on était restés au fond mais franchement, c’est tellement mieux de voir la scène sans l’intermédiaire d’un écran géant. Surtout quand les écrans géants ne livrent aucun gros plan ; Robert n co ne savent-ils pas, pourtant, qu’on les voit avec les yeux de l’amour et que pour nos adolescences toujours vives, ils seront éternellement beaux ?

20161115_210410J’ai relu mon report de 2008 et c’est marrant, mais c’est le même scénario qui s’est dégagé : ressenti mâtiné d’un ennui foutrement culpabilisant dans les premiers temps du concert, puis montée en puissance. Pas que le groupe qui a vieilli. Nous aussi. Il faut bien l’admettre. Je nous ai trouvé un peu moins vifs, collectivement ; eux et nous je veux dire. Mais pas moins tendres en fait. Avec une bien belle et longue histoire. Et rien que ça déjà c’est beau.

Beaucoup ont regretté une setlist « trop sage ». Il faut dire déjà, qu’elle était diablement moins longue. Trentre titres au lieu de quarante-deux, deux heures quarante-cinq au lieu de trois heures trente-trois, de quoi mécontenter les fans les plus harcore, d’autant qu’on pourrait toujours discuter des heures durant, avec une discographie pareille. C’est l’inconvénient d’être fan : on aime tant qu’on n’accepte que le meilleur ; on souffre donc toujours un peu plus que les autres. Et on a du mal avec les singles que le plus grand public attend.20161115_214205

Pour ma part, même si j’ai regretté Faith auquel nous avions eu droit en 2008 (peut-être, si nous avions exigé un 4ème rappel…) ou que je me serais possiblement passée de certains morceaux (Before Three, bof…), ce concert m’a procuré un grand plaisir.

J’ai adoré revoir et surtout réentendre le grand Robert qui nous a gratifié de sa voix magique autant qu’hyper émouvante (oui il était un peu fatigué mais quand même, il reste un tel héro !) et de ses mimiques irrésistibles en fin de set, la guitare d’un Reeves qui a bien fait oublier l’absence du pourtant excellent Porl (‘tain mais From The Edge Of The Deep Green Sea quoi !!!), et bien sûr la rythmique si particulière et emblématique des Cure, avec un Jason infatigable et surtout un Simon toujours aussi incroyablement doué et présent sur scène. Cerise sur le gâteau, Richard Clayderman au clavier (je plaisante Roger voyons, je plaisante !), dont l’absence avait été tant regrettée il y a huit ans. Ajoutez à cela des vidéos magnifiques et des lumières à l’avenant, franchement, comment ne pas adorer ?20161115_215320

Au rang des highlights, je retiendrai (une fois de plus) la magie de A Forest (ah ! chanter les « and again and again and again » à tue-tête avant ce cultissime et fervent « clapage » de mains), Burn avec le flutiau de Robert en intro, l’emblématique Lullaby et son araignée dans sa toile géante, Play For Today accompagnée des chœurs d’un Bercy tout entier, l’émotion ressentie sur Trust sur fond de lever de soleil… et puis… ah mince, je sens que je vais vous faire la setlist !

En parlant de setlist, la voici rien que pour vous, volontiers cédée par le vigile de l’escalier que j’ai eu comme voisin tout le temps du concert. Sachez que Want a été remplacé par Play For Today et qu’ils n’ont pas joué Caterpillar (merci  @Exploding_Girl_ pour l’info sur Twitter).

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A J+1, la nostalgie est déjà là, espérant une prochaine fois, avant 2024 ! Sait-on jamais…

D’ici là, les kids qui n’en seront plus vraiment auront sans doute eu le temps de s’approprier un peu plus les titres du groupe pour en profiter davantage. The Cure leur rappelera à leur tour les années passées, comme à nous, à qui ils sauront toujours rendre nos quinze ans.

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