Rock en Seine 2016 | 28.08.2016 (Jour 3, Ghinzu, Foals, Editors,…)

Nous voici déjà dimanche, il fait moins chaud et on y est déjà, au dernier jour de cette édition 2016, avec un trio Ghinzu / Foals / Editors tellement pile poil dans ce qu’on aime qu’il aurait valu à lui seul le déplacement. Impossible de résister à cette programmation, y compris pour ma fille de 16 ans qui a cassé sa tirelire pour assister à cette journée. La relève est assurée !

Comme pour les autres jours, on laisse la prime à la grande scène avec Blues Pills, basé en suède mais composé de membres d’autres pays, dont deux américains et un (excellent) guitariste français. La chanteuse a bien la nationalité suédoise (c’est la seule) et surtout une voix impressionnante, qui fait parfois penser à celle de Nili Hadida (Lilly Wood And The Prick). Son énergie a emporté un groupe de fan boys qui sautent en cadence comme si leur vie en dépendait ; leur plaisir est communicatif. Pendant ce temps-là, sur l’Industrie où mon chéri vient seulement d’arriver (garer la voiture : LE challenge de Rock en Seine 2016), les français de MAESTRO ont visiblement fait carton plein avec une musique électronique digne des plus grands (concert à voir ICI).

L’avantage de la Grande Scène dès le départ, c’est d’être bien placé pour Editors, où l’on retrouve (forcément) les copains Alain et Tiphaine. Depuis 2007 et Solidays, le groupe a tellement évolué ! Tom Smith commence sur les chapeaux de roue, il est à 200% dès le début, ce qui n’était pas évident pour un set programmé à l’heure du goûter. Sa voix grave, entre Joy Division et Interpol, mériterait à elle seule le détour. Las, l’homme est en plus hyper expressif et charismatique, multi-instrumentiste, capable de brûlots de rock indé qui font danser et transportent à la fois. Un nouvel album est sorti en 2015, que j’ai manqué. Autant dire qu’après ce concert, il n’est plus question de faire l’impasse !

Après cela, il faut bien l’avouer, je ne pense déjà plus qu’à Ghinzu qui ne se produit pourtant que dans près de deux heures. C’est le moment de retrouver mes sardines adorées, nommées d’après notre road trip à sept dans une voiture, pour un week-end d’anniversaire à Etretat il y a déjà presque 6 ans de cela. Tout simplement inoubliable. On se pose sur l’herbe en hauteur près de l’Industrie, d’où l’on entend la fin de Grégory Porter avant de nous rapprocher pour le set de Miike Snow, chaudement  recommandé par mon ami Ben-de-la-Fnac. Belle découverte en effet que ce groupe de producteur (encore des suédois) passé de l’autre côté de la barrière pour une électro pop tubesque qu’il faudra définitivement réécouter.

Ma grande fille, elle, est partie se défouler avec Sum41, en compagnie de ma filleule et de mon amie Sand pour finalement les abandonner lâchement et filer tout devant « 5 minutes seulement ». Vingt-cinq minutes plus tard, les voilà qui reviennent pour me rejoindre à la barrière à la dernière seconde. Oui j’ai bien dit à la barrière. Certes, j’ai abandonné tout le monde sans aucune vergogne mais j’y suis, à cette fameuse barrière pour Ghinzu. Clairement, le Trianon ayant été l’un de mes meilleurs concerts de cette fin 2015, il n’était pas question de voir ça de loin sur une scène de la Cascade où chaque concert a été une catastrophe depuis des années, à l’exception de ceux passés au 1er rang.

Greg Rémy - Ghinzu

Greg Rémy – Ghinzu (c) Isatagada 2016

Après les même deux nouveaux titres qu’en octobre dernier, les tubes des belges sont joués avec leur furie légendaire pour un set en partie trusté par Greg, le guitariste. C’est peut-être parce qu’on est postés en face de lui, mais il est rapidement impossible de se détacher du show de malade qu’il nous livre, entre look et postures rock n roll incroyables qui ne laissent pas un instant de répit. Au point qu’on en oublierait presque qui est le boss. J’ai bien dit presque, car quel leader que John Stargasm, dont la voix est toujours aussi impressionnante et qui dégage une tension électrique explosive palpable  Le rock de Ghinzu est différent des autres du fait de la place centrale du clavier, mais aussi de la construction des morceaux, toujours très variés et dont beaucoup laissent la part belle aux accélération. Les titres s’enchaînent à un rythme complètement dingue, au niveau de la prestation du groupe, effrénée, pour un concert beaucoup trop court qui nous laissera pourtant sur les genoux mais aussi épuisés qu’heureux.

C’est l’heure de dîner et on tente les hamburger du food truck http://www.le-refectoire.com/. Certes, on a payé 12€ pour un hamburger, mais franchement ça en valait la peine. Adepte du hamburger fait maison, je dois l’admettre : celui là était meilleur, avec un pain aéré et frais, une viande délicieuse et cuite à la perfection, un fromage que l’on sentait en bouche avec un vrai goût de fromage et une texture à l’avenant, et cerise sur le gâteau, une mayonnaise maison à tomber par terre. Le hic, c’est qu’entre les commandes des uns et des autres, la dégustation du dîner et des crèpes made in Sandrine, les papots et les photos souvenir… on a manqué Iggy Pop. LE fail de ce festival, qu’on attribuera à la fatigue de ce troisième jour.

Direction la grande scène pour Foals, qu’on n’avait pas osé aller revoir depuis cet Olympia catastrophique en 2013.  Comme on a adoré leur dernier album, de ceux qui reviennent le plus souvent sur la platine, on attend beaucoup de cette soirée. Dans la fosse, ma fille se fait embarquer dans des pogos de folie tandis que sur le côté, au niveau des arbres, le public est nettement moins réactif. Pourtant, si la voix semble parfois un peu fatiguée (sur Spanish Sahara notamment), elle est surtout très belle autant que joliment éraillée. Yanis donne tout et sa générosité qui monte en puissance au fur et à mesure du set finit par convaincre tout le public de la grande scène, dont certains le découvraient peut-être ce soir. Des titres plus pop jusqu’aux plus récents, dont certains très rock, la palette épique que le groupe offre désormais a de quoi satisfaire tout le monde ! Eux aussi regrettent le fucking Brexit… Yep. Pas mieux…

Merci Rock en Seine, tu as merveilleusement bien géré la canicule et on a adoré cette parenthèse enchantée entre vacances et rentrée. Tu vas nous manquer.

Rendez-vous en 2017. Avec ma fille, qui a définitivement chopé le virus !

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Relire sur le blog :

Quelques photos en attendant les albums complets, à venir dans les prochains jours sur le Flick’r d’Isatagada :

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