High Hazels ou la relève des Arctic Monkeys

HIGH HAZELS BAND

Recevoir un album inconnu dans sa boite aux lettres pour le glisser dans la platine s’apparente toujours à l’ouverture d’un gros œuf kinder : c’est la surprise qui fait tout le charme de l’exercice. Et si, la plupart du temps on reçoit d’honnêtes productions, ce que l’on ne cesse jamais d’espérer, c’est le disque qui nous fera battre le cœur un peu plus rapidement que d’habitude.

HIGH HAZELSLe tout premier album de High Hazels, sorti le 27 octobre dernier, fait justement partie de ces jolies découvertes qui nous rappellent pourquoi on aime chroniquer des nouveautés, et pourquoi surtout on continue.

Voilà donc, et c’est officiel, nos tout derniers chouchous anglais. Ceux-là nous viennent de la banlieue de Sheffield et ont tout pour séduire l’Europe et au-delà.

Des Américains de The Walkmen, ils auraient les arrangements et la structure de certains morceaux, mais aussi la capacité à peindre en musique des atmosphères aussi surannées qu’heureuses – voire carrément paradisiaques. De ce côté de l’atlantique toujours, ils auraient le soleil californien de la guitare, star des compos, joueuse au possible ou parfois, à 6 heures de là, accoucheuse de complaintes amoureuses irrésistibles façon Daniel Kessler (Interpol). De l’Angleterre, ils auraient le flegme et la classe insolente des musiciens capables des plus grandes chansons dès le premier essai, des lyrics inspirés à la Jarvis Cocker et surtout – car il faudrait être sourd pour passer à côté, d’innombrables points communs avec Alex Turner et ses Arctic Monkeys, dont ils pourraient revendiquer la filiation directe.

HIGH HAZELS JAMES LEESLEYLa voix est celle d’un crooner auquel on n’aurait aucune envie d’échapper. Suave, langoureuse, pleine de promesses, elle séduit sans effort. Et s’il y est des play-boys qui insupportent tant ils semblent contents d’eux, cette voix-là évoque au contraire le tombeur malgré lui, celui qui plait naturellement tout en ayant l’air de ne pas y toucher, indubitablement le plus dangereux.

Avec tout cela, on ne trouve rien à jeter dans ce début album à l’écriture impeccable. Depuis la ballade Shy Tide (qu’on rêverait de se voir susurrée à l’oreille), ou The Promenade (qui mériterait de relancer la mode des slows) jusqu’à l’excellentissime Misbehave (1er extrait de l’album) avec son rythme aguicheur et sa guitare espiègle (« I find it hard to concentrate / when you walk right through my mind » – Tu m’étonnes John), chaque chanson fait preuve d’un songwriting impeccable et d’un sens de la mélodie garanti sans faille. Plutôt rare pour un premier album.

C’est donc avec un enthousiasme et une confiance absolue qu’on vous le dit bien haut : les High Hazels sont LE grand groupe anglais de ces prochaines années.

Et on parie là-dessus quand vous voulez.

 

Article publié sur Discordance.fr

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