Mon Rock en Seine 2013

Des semaines que je tergiverse avec mon bilan de Rock en Seine. Mes raisons sont avouables du reste : je suis en train de me faire toutes les saisons de Breaking Bad. On a rarement vu meilleure excuse.

Mais revenons à nos moutons et reprenons par le début ce récit de mon Rock en Seine 2013.

Jour 1

Big Black Delta @ Rock en Seine 2013Il fait beau, il fait chaud, et à l’entrée du festival, les rockeurs se bousculent au stand Bidule Ice Tea pour gagner en masse lunettes de soleil colorées et chapeaux de paille publicitaires. Je poursuis ma route d’un air pincé, mon inrockuptibilité (incorruptibilité ?) en étendard : décidément non, les marchands du temple ne passeront pas par moi !

Big Black Delta @ Rock en Seine 2013Big Black Delta qui ouvre cette édition sur la scène de l’Industrie est curieusement peu calibré pour un début d’après-midi davantage propice aux insolations qu’à un concert électro sous substance. Dommage car derrière sa machine et seulement accompagné d’un batteur fièrement tatoué (on rit en lisant l’article du monde mentionnant « une batteuse »), Jonathan Bates parvient à nous faire goûter une musique à danser qui aurait largement gagné à être jouée de nuit, sous une avalanche de lumières.

Savages @ Rock en Seine 2013Comme on ne change pas aussi facilement une équipe qui perd, l’incongruité de la programmation se poursuit sur la scène voisine avec Savages. Dark à souhait, la musique de ces filles là se marie très mal avec l’heure du quatre-heures et on souffre devant les efforts de la très belle Camille Berthomier (alias Jehnny Beth ; oui, de John & Jenn, et oui, de ce même label Pop Noire qui signa ce cher Lescop) laquelle, sans démériter une seule seconde, peine à embarquer la foule dans une transe qui ne demande pourtant qu’à prendre au delà des premiers rangs. La fan base est déjà bien là pourtant et la française, une fois de plus, ne pourra que se féliciter d’être allée chercher en dehors de l’Hexagone une oreille attentive. Savages @ Rock en Seine 2013A se demander si Joy Division ou The Cure auraient pu voir le jour à  l’intérieur de nos pauvres frontières tant on a parfois l’impression que l’on y comprend rien à rien. (Mention spéciale pour les escarpins roses et le pendentif fraise Tagada autour du cou et aussi, au delà de cette digression tout à fait futile – j’en conviens volontiers, pour les sublimes photos du quatuor à la Maro by Mauro Melis, qui me donnèrent une furieuse envie de voir le groupe en live -> cliquez ICI).

Belle & Sebastian @ Rock en Seine 2013Direction la grande scène à présent, où les écossais de Belle & Sebastian sont les premiers à coller au casting pour ce qui est de l’heure de leur programmation. Fringués n’importe comment, et plus tout à fait de la première jeunesse, le groupe de Glasgow prouve une fois de plus la supériorité de l’être sur le paraître en exécutant à la perfection des morceaux Belle & Sebastian @ Rock en Seine 2013qui n’ont plus rien à prouver à personne. Exquise sur disque, leur pop aussi légère que subtile se déguste toutefois un peu moins bien en festival. Certes on apprécie le moment sur l’herbe, les cordes aériennes et la voix intemporelle de Stuart Murdoch, mais malgré l’invitation au public de monter sur scène et la maîtrise absolue d’une certaine musique quasi érudite, il faut reconnaître honteusement que l’on finit par s’ennuyer. On ne nous y reprendra pas sur scène, ou alors dans une petite salle (ce qui ne risque pas vraiment d’arriver).

Mais c’est l’heure d’un détour par le stand de la région Ile de France où sont programmés chaque jour trois formations parmi les groupes franciliens les plus prometteurs du moment. In The Canopy @ Rock en Seine 2013Cette année, on m’avait prévenue : « il faut absolument que tu ailles voir In The Canopy ! ». On serait bien allés faire un tour du côté de Daughter à vrai dire mais peu importe : il sera toujours le temps d’y faire un saut si ceux-là ne nous plaisent que modérément.  Réflexion vite oubliée  dans cet espace à taille humaine, où le groupe sera le premier à nous redonner un peu d’enthousiasme depuis le début de la journée.  Certains pourraient arguer que le chanteur manque un peu de coffre et pourtant, quelle jolie voix il a. A la fois posée et douce, capable de très impressionnants envols en voix de tête, flirtant parfois avec celle de Jeff Buckley, elle a en outre ce petit truc en plus capable de retenir n’importe qui dans ses filets.  Sans doute parce qu’il y a ce côté « grand géant zen » chez Joachim Müllner qui fascine, un peu à la manière des Amérindiens partis dans leur trip chamanique. In The Canopy @ Rock en Seine 2013Sans doute aussi parce qu’il donne l’impression de tenir sa guitare bien haut contre lui comme il tiendrait un être cher dans ses bras. Sans doute enfin parce qu’il émane du groupe dans son ensemble une homogénéité palpable (on aurait pu dire un petit mot pour chaque membre), une sensation de complétude apaisée – on aurait aimé dire « de force tranquille », si l’expression n’avait pas été utilisée pour d’autres propos bien trop éloignés. Et puis parce que l’urgence habituelle des groupes parisiens a chez eux laissé la place au temps qui prend son temps avec de belles montées en puissance des titres, de longs passages instrumentaux au milieu des morceaux, des riffs de guitare héroïques et somme toute, des harmonies vocales et musicales réjouissantes. Et que ça repose. Quoi qu’il en soit le constat est là : captivés par cette pop inspirée qui nous a embarqués dans sa bulle de bien-être, on n’a pas du tout eu envie de bouger.

In The Canopy jouera à La Canopée (immanquable !) à Châtenay-Malabry le 21 septembre, à la Clef (St Germain en Laye) le 28 septembre et le 24 octobre à la Dame de Canton (Paris).

Retour sur la grande scène pour Tame Impala pour lesquels nous retrouvons notre position perchée sur la bute, aux environs du 5ème arbre (toujours). Pop psychée, sûrement, mais rien qui ne me démange au point de vouloir l’immortaliser en vidéo bien que sur le moment, ça nous semble bien sympa. Sans plus : aujourd’hui je ne n’en garde aucun souvenir…

Balthazar @ Rock en Seine 2013

"Raiiiiiiise your glass to the night"

Balthazar a remplacé DIIV et si certains pleurnichent, d’autres semblent s’en réjouir alors okay, allons-y ! La scène Pression Live est au bout du monde pour les amateurs de la Grande Scène, aussi elle reste la moins fréquentée et partant, la plus conviviale des scènes du festival.

J’abandonne pour l’occasion mes co-festivaliers pour m’offrir une petite barrière, enfin ! Facile car le public est relativement clairsemé. Balthazar @ Rock en Seine 2013Entre un groupe qui n’aurait pas dû être là et un Franz Ferdinand qui s’annonce à leur suite à l’autre extrémité du site, ceux qui sont là n’y sont pas par hasard. Car la notoriété des Belges va crescendo et la fan base s’accroit. Après avoir assuré les premières partie de dEUS, Editors vient à son tour d’annoncer leur participation sur leur tournée européenne. Malgré l’excellente réputation qui les précède, le début du concert, cependant, me laisse froide. La musique est indéniablement maîtrisée mais il manque un petit quelque chose, une étincelle. C’est trop propre, trop gentillet. Balthazar @ Rock en Seine 2013Et l’impeccable violoniste-claviériste BCBG, avec son chemisier à pois, n’arrange rien. Au fil des chansons néanmoins, le set s’intensifie. Démarré avec la seule voix du brun Jinte Deprez, on se rend rapidement compte que le concert se poursuit à voix multiples et qu’on a davantage affaire à un collectif qu’autre chose. C’est indéniablement une force. Même si on goûte de plus en plus l’apport du blond Maarten Devoldere. Loin de la fadeur pressentie au départ, ce n’est pas tant lui qui se révèle mais moi qui prend conscience de la densité du guitariste. Son chant, juste assez rauque pour tenir l’oreille en alerte se double d’une diction dans laquelle l’intention est présente à chaque syllabe. Et là j’a-do-re.  Si on ajoute une musique inspirée aux mélodies marquantes, à la fin du set me voilà convaincue à 100% par la classe des Balthazar. All right, let’s raise our glasses !

Tout cela vaut bien un dîner, réclame mon cher et tendre, affamé. A nous les délicieux sandwichs au foie gras, cœur ou aiguillettes de canard. Tout en dégustant nos pains gourmands, nous succombons progressivement au calme de ces abords de Pression Live, tranquillement assis à la table de pique-nique avec notre boisson. Nos pieds nous font mal et nos jambes sont lourdes ; c’est si bon de rester là quelques instants et de prendre le temps…

Sauf que voilà, Franz Ferdinand c’était pendant ce temps là. Et si j’avais un souvenir plus que mitigé d’une vieille prestation télévisuelle (très saccadé, pas agréable à l’oreille pour un sou), je pâlis en me rapprochant de la scène. Il est trop tard à présent pour avancer davantage alors perdu pour perdu, nous investissons les transats rouge SFR pour écouter sans voir jusqu’aux retrouvailles avec les amis qui finissent par nous y rejoindre à la fin du set. Ils ont un grand sourire aux lèvres : « c’était génial ». Et ouais merde, on a entendu ça…

Avec tout ça on a aussi manqué le début d’Hanni El Khatib où l’on devait retrouver d’autres amis. Sauf que l’Industrie fait recette et que la foule est telle que nous n’avons aucune chance de faire la jonction ni même de goûter franchement le concert d’aussi loin.

!!! (Chk Chk Chk) @ Rock en Seine 2013La décision est vite prise de rallier à nouveau Pression Live avec les !!! (Chck Chck Chck) dont on se rend compte qu’en dehors de son nom étrange, on ne sait finalement rien. Même s’il y a du monde, il est toujours aussi facile de contourner la foule en montant jusqu’au mur du fond pour redescendre au plus près de la scène. Il s’agit là des premières loges pour assister au show débridé de Nic Offer, le leader déjanté du groupe (le mec est en caleçon !) qui va et vient sans relâche et surtout, danse comme si sa vie en dépendait. !!! (Chk Chk Chk) @ Rock en Seine 2013D’accord, à s’agiter à ce point il chante faux plus souvent qu’à son tour mais pour une fois ce n’est pas rédhibitoire vu l’énergie qu’il dégage, couplée à la musique parfaitement exécutée et ultra dansante du groupe (quelque part entre LCD Soundsystem et The Rapture nous dit Fourchette et Microsillon, nous sommes tellement d’accord). Bref, un set groovy et funcky à souhait, propre à faire remuer les corps et clôturer cette première journée sur une note d’irrépressible joie et de bonne humeur.

Jour 2

Exceptionnellement pour nous cette année, pas de « jour 2 » mais un beau mariage de cousins qu’on adore … certes à trois heures de Paris mais hey !, on se reposera quand on sera mort non ?

Ok, on manque Le Vasco, Fauve et (surtout) NIN  mais à la place on a des mariés-zikos aussi amoureux que rock n roll, du love et des vinyles partout, un chapiteau de cirque en guise de tente de réception, une déco axée musique à fond les manettes et le cadre idyllique de cette belle et grande maison de famille qui nous est si chère.

Laeti, Clément, on ne regrette tellement pas ! Plein de bonheur pour vous ON VOUS AIME.

Jour 3

Arf, ce bon vieux coup du « jour 3 ». Pas beaucoup dormi, très mal aux cheveux et forcément repartis beaucoup plus tard que prévu pour une journée nettement plus humide, on n’arrive pas avant 16h pour Wall of Death, des petits frenchies qui ont séduit les Black Angels et proposent un rock tout à la fois rock et psyché. Pas mal du tout.

Ms Mr @ Rock en Seine 2013

Ms Mr faisait soi-disant partie des groupes à voir et pourtant … Ouch ! Musique insipide, chanteuse qui mise tout sur son physique et sur ses ondulations érotiques (un mix entre Sharon Stone et Madonna, ça peut plaire, d’ailleurs ça a plu à mon appareil photo t’as vu ?), la déception est grande. La fille chante faux, en fait des tonnes dans l’American positive attitude crispante (sourire coquin garanti en prime) et pfuiou, on n’a qu’une hâte en fait : que ça se termine. Oublié le concert, on a davantage l’impression d’être devant une démonstration commerciale (« Il est beau mon produit m’sieurs dames, il est frais ! ») que devant un concert. Pas au niveau de Rock en Seine pour un sou, ces gens là sont à oublier au plus vite.

Is Tropical @ Rock en Seine 2013Is Tropical juste derrière remet (facilement) la musique à l’honneur et curieusement, une certaine dose d’authenticité malgré ses looks hétérogènes, du métaleux à cheveux longs (mais à la veste argentée façon DJ s’te plait) au hipster au collier en or sur tee-shirt marin. Is Tropical @ Rock en Seine 2013C’est entendu, le set met un peu longtemps à démarrer et la sagesse de la presta ne contraste pas qu’un peu avec ce qu’on avait entendu dire à propos de la folie dansante des anglais sur scène. Mais ceux qui sont partis avant la fin ont eu tort et le dernier titre, devant un parterre  qui n’a pas cessé de se clairsemer de minute en minute, convaincra 100% de ceux qui ont tenu bon avec un excellent Dancing Anymore pour lequel le featuring de Kristie Fleck fait des merveilles.

Parquet Courts @ Rock en Seine 2013Parquet Courts en revanche, m’enthousiasmera dès le départ. Ok, les mecs commencent avec des titres absolument binaires, ce qui insupporte très largement mes compagnons de festival dont mon cheri qui s’enfuit avec mes copines. Pourtant c’est avec ces mêmes titres qu’ils me font un effet bœuf à moi, ces punks si punks qu’ils semblent en être la parfaite définition. Ah pas niveau look non, le gilet rouge à col V en atteste largement, mais dans l’attitude ! Franchement quel régal, c’est magnifique à observer. Le groupe dans son ensemble Parquet Courts @ Rock en Seine 2013est un spécimen fantastique, sûr de son truc et adepte du dépouillement total ; du genre rare de chez rare. Entre le guitariste bouclé qui chante la bouche plus béante qu’une bouche d’égout découverte (l’air patibulaire en prime), le bassiste génial qui trippe à mort mais tout en retenue (on est à la limite de l’autisme), l’autre grande perche de guitariste-chanteur qui semble sortir tout droit d’une école britannique (ils sont américains, cherchez l’erreur) et le batteur qui tient son poste avec une fierté exemplaire, les quatre semblent investis d’une mission d’ordre quasi religieux. Parquet Courts @ Rock en Seine 2013Comprenez-moi bien : je ne critique pas tout au contraire : j’aime absolument leur style, leur dévouement grandiose à la cause, leur morgue, leur pureté en fait. Vrai de vrai, ces gars là ont l’aplomb atypique de ceux qui sont portés par une confiance en leur musique aussi grande que celle qu’ils ont en eux est faible. Je surkiffe c’est clair. D’autant qu’après ces titres scandés et hypnotiques (pour moi en tout cas, puisque certains m’ont abandonnée là sans scrupules), Parquet Courts @ Rock en Seine 2013le tournant est radical et c’est de façon surprenante que la structure des titres change du tout au tout. De binaire et répétitive (certains diraient « chiante » mais je suis ne suis tellement pas d’accord !!!) la musique accélère et se fait plus complexe  mais tout aussi excellente, et surtout, incroyablement dansante ! Ahhh quel pied que cette envie de pogo qui prend sans résistance ! Quelle force de conviction dans cette façon qu’ils ont de rentrer dans leurs instruments ! Et comment font ces magiciens pour réaliser un si grand écart avec une égale réussite ? Rien à dire, Parquet Courts est ma grosse découverte de ce dimanche, God bless Rock en Seine (et New-York city) (et vous, qui vous laisserez peut-être aller à regarder jusqu’au bout ces deux titres enchaînés comme démonstration ultime de tout ce que je viens de vous raconter là, mais surtout de leur talent).

Je retrouve mes déserteurs préférés pour la fin de Skip The Use. Fidèle à sa réputation, le groupe est bien aussi explosif qu’on me l’avait décrit. Skip The Use @ Rock en Seine 2013Mat Bastard, son leader, est carrément hors norme sur scène. Monté sur ressorts à la manière d’un Mathias Malzieu (tiens, un autre « Mat »), il saute dans tous les sens, harangue à chaque instant la foule qu’il tient en haleine, danse comme un fou, déploie une énergie que rien ne semble pouvoir épuiser, en bref, ne s’arrête jamais. Rien qu’à le voir un quart d’heure on se sent épuisé, et se dire qu’il tient le rythme depuis le début du set laisse pantois. Entre punk, rock-n-roll, ska et désormais disco, la musique des lillois est l’écrin idéal pour des performances intenses dont la puissance est communicative. Bien qu’ils chantent en anglais, Skip The Use est sans doute l’un de meilleurs représentant du rock français actuel. Alors pourquoi est-ce que je n’accroche pas ?

The Bloody Beetroots @ Rock en Seine 2013C’est The Bloody Beetroots, malgré son indiscutable côté italien avec ses gros sabots (n’est-ce pas Emilie ?) qui me donnera vraiment envie de me dégourdir les jambes. Impossible de ne pas penser à mon DJ de frangin car pour le coup c’est bien la première fois que je suis confrontée en festival à quelque chose d’aussi proche de l’électro qu’il joue d’habitude en soirée. The Bloody Beetroots @ Rock en Seine 2013En plus du fait que j’ai l’impression d’être en famille, l’aspect « live » du set est franchement réjouissant. Presque aussi barrés que Skip The Use (dont le chanteur vient d’ailleurs les rejoindre sur la grande scène), mais bien plus proche de Daft Punk (tout en gardant ses distances hein, n’exagérons rien), le groupe alterne donc entre décollages réguliers (les photos le prouvent) et moments plus terrestres où les instruments (guitare synthés, batterie mais surtout piano) reprennent leur droits. J’avoue tout : je me suis laissée aspirer par l’ambiance dancefloor même si j’ai bien conscience que la subtilité n’était pas rendez-vous. Alors ok, j’ai un peu honte. Mais pas tant que ça finalement !

Pas de Chvrches. En ce soir du troisième jour, le courage de tout retraverser nous a abandonné alors que c’est SOAD qui va bientôt succéder aux italiens sur la grande scène. On le regrette amèrement aujourd’hui. Voir les System c’est quelque chose et on ne peut qu’être impressionnés, mais face à la ferveur des vrais fans on se sent à côté de la plaque. On se force à rester une grosse demi-heure mais rien à faire, ça n’accroche pas.

Alors on repart dans l’autre sens, finalement vaincus par les textos d’Alice : « Suis tout devant à Pression Live pour Tricky » / « Le groupe avant était cool mais là c’est Tricky ❤ manque plus que Massive Attack ».

Finalement c’est la grosse déception : en matière de Trip-Hop on n’a eu droit qu’au trip. Un mauvais trip, que Tricky s’offre à nos dépends en multipliant la prise de substances sous des lumières presque inexistantes. Dos au public la plupart du temps, l’artiste picole, se roule un joint, renifle on ne sait quoi dans un tube en verre, laissant ses (excellents, heureusement) musiciens et surtout sa choriste se dépatouiller avec le concert. De temps en temps il fait monter le public sur scène pour meubler un peu, daigne tout à coup nous faire face pour des vocalises dans un micro qui n’est pas le sien, délire sur une chanson dont ses zikos ne savent visiblement pas comment elle va finir, et se retourne à nouveau, pour longtemps. Au début, on ressent de la gêne. Puis, désolés pour sa choriste et infiniment déçus pour lui, de la tristesse. Et quand on en arrive à la colère, on décide de lâcher l’affaire et de s’enfuir, las du massacre. Mal nous en a pris, à la lecture de ceux qui ont raconté le lendemain sur les réseaux sociaux comment Tricky avait carrément dépassé de beaucoup l’heure de fin de son set – du jamais vu à Rock en Seine, où les plus grosses stars n’ont jamais réussi à négocier le moindre rab.

Encore un raté donc, un peu symptomatique de ce Rock en Seine 2013 dont on est globalement, il faut bien le dire, passé un peu à côté. On en retiendra en tout cas des Balthazar qui n’auraient pourtant pas dû être là, In The Canopy qui auraient bien mérité une scène ouverte, et des Punk américains plus anglais que nature.

Et les mariés les plus rock n roll de l’année !

Ce qui n’est finalement pas si mal…

A l’année prochaine 🙂

Vidéos et Photos (c) Isatagada.

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