Fnac Live jour 3 – Colours in the street, Saint Michel, Isaac Delusion (et moi et moi et moi)

Samedi et troisième jour de FNAC LIVE – mais deuxième journée pour moi seulement, avec un pass VIP s’il vous plait pour l’occasion, remerciements à Super Ben Callens pour la FNAC.

C’est une bonne journée pour un backstage puisque j’ai surtout envie de découvrir Colours in the street et Saint Michel, ayant déjà écrit sur la plupart des groupes leur succédant (Concrete Knives, Christine n the Queens, Lilly Wood n the Prick). Car qui dit pass dit beaucoup trop de temps loin des concerts et … enfin bref… aller en festival pour manquer les concerts je n’ai jamais vraiment compris l’intérêt. Tout de même, à force de faire ma tête de con anti backstage (« suis pas une people MOA tu vois » bla bla bla – une vraie tête de con oui oui je sais) je ne vois pas beaucoup les gens. Et forcément, à force, j’en aime de plus en plus, des gens. (attention donc, billet personnel pour une fois).

Colours in the street @ Fnac Live 2013 (c) IsatagadaN’empêche qu’en ce charmant mois de juillet sur ma ligne B, je mets plus d’une heure pour un trajet qui ne devrait pas durer plus d’une demi-heure et j’arrive alors que les premières notes du set de Colours in the streets résonnent déjà sur le parvis de l’Hotel de ville et que les photographes débarquent dans les crash. Pas question de perdre davantage de temps, je fonce direct à la barrière sans passer par la case « récupération de pass ». Les groupes de début de soirée ne jouent que vingt minutes et forcément, chacune d’entre elle est précieuse. Ceci dit c’est la robe rouge d’Annaïg qui retient d’abord mon attention au milieu des autres photographes. Oh chouette ! Je vais enfin rencontrer Annaïg « in real life », et ça me fait bien plaisir, depuis le temps que je la suis sur le net (ne pas manquer son excellent blog qui écume tout, salles et festivals, illustré de ses propres textes et photos, de bien meilleure qualité que les miennes). Vu le sourire éblouissant qu’elle arbore, aucun doute sur tout le bien qu’elle pense du groupe. C’est ce que j’aime avec les gens comme Annaïg : la passion et l’enthousiasme se lisent partout, de quoi retrouver confiance en l’humanité toute entière.

Colours in the street @ Fnac Live 2013 (c) IsatagadaLes Colours in the street frappent par leur jeunesse (19 ans pas plus) et leur sincérité. Ils tiennent à préciser qu’ils viennent de Niort (qu’ils situent même sur la carte, tu sais, pas loin de la Rochelle tout ça) et franchement, on les sent loin de la hype et ça fait un bien fou. Ils n’ont pas besoin de ça à vrai dire, vu la voix incroyable du chanteur, haut perchée et pêchue en diable, pour des titres de pop anglo-saxonne à la Foals enlevés et dansants à souhait. Le sourire éclatant du guitariste est ton sur ton avec celui d’Annaïg et contrairement à nombre de formations agaçantes qui s’y croient, le groupe dégage une impression de simplicité qui suscite d’emblée la sympathie. Colours in the street @ Fnac Live 2013 (c) IsatagadaLauréat SFR Jeunes Talents et Printemps de Bourges 2012, le projet marche d’ailleurs du feu de Dieu, avec des programmations en série (premières partie d’Asaf Avidan notamment), et de très très bons morceaux, à l’instar de ceux que je vous ramène dans mon escarcelle, leur titre phare Paperchild largement diffusé sur Oui FM, mais aussi un nouveau morceau tout aussi tubesque. Le genre de jeune groupe auquel on souhaite d’aller loin.


Saint Michel @ Fnac Live 2013 (c) IsatagadaAprès ma déception d’avoir découvert les Villagers bien trop tard (fail absolu que de tomber raide dingue d’un groupe en festival pour découvrir qu’il a déjà joué deux fois à Paris cette année et ne va sans doute pas revenir de sitôt…), mon ami Alain (qui a toujours les goûts les meilleurs du monde cent ans avant moi et qui y était, lui) avait posté sur mon Facebook le matin même : « Saint Michel te consolera ce soir va ». Et je comprends pourquoi. Car celui qui entre en scène, j’ai du mal à être sûre et pourtant, je le connais depuis longtemps déjà. C’est Philippe, que je mitraille sans trop y croire. Philippe de MileStone, ce groupe génial en qui je croyais tellement. Saint Michel @ Fnac Live 2013 (c) IsatagadaOui très Radiohead et alors ? J’aimais tant ces titres qui prenaient aux trippes, ces crescendos qui te faisaient hurler en dedans, cette voix d’écorché vif qui te remuait de l’intérieur, cette rythmique obsédante à la Thom Yorke OUI ET ALORS ? Merde MileStone est mort alors et je n’en savais rien. Comme quoi on a beau suivre à peu près ce qui se passe et être complètement à côté de la plaque pour ce qu’on aime peut-être le plus. C’est fou. Ça me dépasse et là tout de suite en écrivant ces lignes je repense à cette soirée au Pop In où j’ai rencontré Alain pour la première fois, au grand Fred à la guitare que j’avais alors comparé à un Yeti (il avait eu du mal à s’en remettre et pourtant il y avait une tendresse dans cette comparaison, tu n’imagines même pas), à ma Laeti-du-sud rencontrée grâce à eux et qui était leur première fan sûrement (et qui me manque bien), à ces concerts habités, à cette façon de bouger qu’avait Philippe (Thom Yorke encore oui et MERDE, il aurait fallu s’en excuser mais PUTAIN), à ces cris fantastiques et à même – incroyable – à cette pochette de l’EP, pleine de mon cher Trégastel. Saint Michel @ Fnac Live 2013 (c) IsatagadaPlus tard, à la séparation d’avec le grand Fred et au temps qui passait et au nouveau batteur, le gentil Alex, qui se démenait pour que ça avance. Et au temps qui passait encore, ce temps pendant lequel rien ne se passait justement. Et sans nouvelles depuis si longtemps, MileStone c’était une telle évidence pour moi, Dieu j’y croyais si fort que je ne sais pas… j’attendais quand même ; comme s’il allait forcément se passer quelque chose UN JOUR. Forcément.
Mais non. Il ne s’est rien passé. Et tout ce temps pendant lequel j’attendais, tout ce temps dans lequel je n’étais pas, moi, Philippe qui y était, lui – puisque c’était sa vie -, le raconte à Agnès Bayou sur le Transistor et tu verras que ce truc qu’est Saint Michel ce n’est pas de la hype Versaillaise de merde et qu’il y a la vie de quelqu’un dedans, la vie de quelqu’un qui y croit fort – puisque c’est sa vie – et que merde, voilà c’est malin, c’est con tu vas me dire mais d’écrire tout ça j’ai envie de pleurer.
Le temps de faire le deuil et ça ira mieux.Saint Michel @ Fnac Live 2013 (c) Isatagada
J’arriverai peut-être à penser à Saint Michel un jour sans écrire sur MileStone. Pour le moment je suis sous le choc encore mais on m’a dit que le disque était bien. Il parait que le groupe a fait les premières parties de Sébastien Tellier tu vois. Qu’il est signé chez Columbia. Sony donc, hein.  Rien que ça ?! Je tombe des nues. J’ai tout râté ou quoi ? Je me sens tellement nulle. J’ai tellement à rattraper…

Le truc c’est qu’au moment où je quitte ma barrière pour attraper mon pass et rejoindre le backstage je n’y crois pas encore, que c’est Philippe que j’ai vu. Trop de choses que je n’ai pas retrouvées, trop improbable. MALGRE L’EVIDENCE. Je ne sais pas comment j’ai pu me poser la question. « Marrant comme ce mec ressemble à Philippe hein tout de même ». Alors quand je le vois passer devant moi je ne lui saute pas dessus non. « Hé ! C’est fou ce que tu ressembles à … ». Quelle conne. Dites moi pourquoi on ne fait RIEN en vrai de ce qu’on devrait faire. Ne pas oser. Ne pas parler plus longtemps avec Annaïg c’est tellement con. Ne pas dire à José qui m’embrasse parce que je suis en train de discuter avec Ben au moment où il l’alpague : « Au fait tu sais pourquoi tu m’a bloquée sur Twitter tant qu’on est là ? Et la peine que ça fait quand on te suit depuis si longtemps ? …».
Bon. J’exagère.
Il y a tant d’autres choses qu’on fait et avec quel plaisir. Partager une glace avec Michaela et Mauro et William et entendre les plus gentilles choses du monde (Mauro <3). Rire en repensant à la tête de mon voisin de barrière me dévisageant soudainement sous mon grand chapeau  après que Robert Gil, en sortant des crash,  me dit :  « tu es venue incognito ? ». Avoir le temps de discuter enfin un peu plus avec Ben et entendre d’autres plus gentilles choses du monde (merci. merci tellement). Photographier Emilie et Henri (vous êtes BEAUX !). Regarder les sœurs jumelles Evano foncer avec un mimétisme hallucinant dès les premières notes du set de … (Christine and The Queens ?). Embrasser Sarah Bastin plutôt que juste les – « Hello World – Hello Sarah » sur Twitter – depuis quoi ? deux ans ?. Et surtout passer la soirée avec Nico de Enosense dont il faudra que je vous parle dans un prochain billet. Obligé.

Isaac Delusion @ Fnac Live 2013 (c) IsatagadaMais tout ça c’était plus tard dans la soirée. Là, au moment où je récupère mon pass, je fais à peine l’aller-retour derrière. Car il faut toujours compter sur une bonne grosse claque en festival, et de préférence qu moment où on s’y attend le moins. En l’occurrence en ce troisième soir du Fnac Live 2013 c’est Isaac Delusion qui me fait regagner la foule du parvis dare dare. Une voix entre Antony Hegarty et Jimmy Somerville, proche de celle de Patrick Watson aussi, sur une musique électronique groovy croisée d’acoustique et plus récemment enrichie de base, guitare et percus, parfois dansante et parfois planante. Découverte majeure, diffusée en direct sur NOVA et qui a déjà retenu l’attention de mon DJ de frère alors je me dis, sans doute de plein d’autres. Isaac Delusion @ Fnac Live 2013 (c) IsatagadaMagie, Henri est un ami du manageur alors j’en sais un peu davantage. Que le groupe évolue tous les jours. Qu’un disque est à paraître bientôt (début 2014). Que les concerts se succèdent et que la télé n’est pas en reste (Taddéi déjà).

Je vous laisse avec cette voix inouïe.

J’ai rendez-vous avec la vraie vie et plein de chouettes choses aussi là.

Merci de me lire. Vous ne savez pas comme ça compte.

Sets photos complets sur le Flick’r d’Isatagada : Coulours in the street / Saint Michel / Isaac Delusion

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