Lâcher prise devant FAUVE

FAUVE. Et pas envie d’écouter tant le buzz était fort, inratable, parti comme une trainée de poudre qui ne m’atteindrait pas. Déjà fatigant avant même d’avoir commencé.

Et puis ce morceau sur OUI FM. Entendu une fois un samedi matin. Le jour du « quota français ». Faut remplir faut dire. Alors parfois on y entend un peu n’importe quoi.

La musique, plutôt pop, était jolie. Le chant…non, ce n’était pas du chant… des « spoken words » plutôt – on dirait bien que c’est comme ça que ça s’appelle. Pas du chant rapé, pas du slam. Ok. Si on veut. Ce que j’en dis, moi…

La voix était gracile. Claire. Je n’avais pas vraiment écouté les paroles. C’était agréable mais comment dire. Voilà. Un truc léger en français du samedi matin. Pas de quoi casser trois pattes à un canard.

Et puis d’autres samedi. Et puis en semaine.

Les mots crus. La diction qui t’hameçonne La voix qui prend aux trippes. La petite révolte contre le désespoir. La fièvre. L’urgence. Tout brûler par les deux bouts. Comme une nécessité. Ou alors en crever.

Merde c’est quoi cette chanson. C’est qui ?

Et puis un jour : « c’était FAUVE avec Les Nuits Fauve ».

Foutue pour foutue, rattrapée par le buzz, j’ai rendu les armes.

Et ouais c’est ultra-romantique, exalté à l’extrême, naïf, guimauve, tout ce que tu voudras. Faut vivre, n’avoir pas peur d’aimer ni d’être gentil. Arrêter de faire semblant pour faire comme les autres. Parce qu’en fait dès que tu creuses un peu tout le monde se conduit de la même façon pour s’intégrer au milieu de ceux qui font semblant aussi. Alors ça rime à quoi alors qu’en fait on est tellement, tellement nombreux. Faut espérer. Pas tout changer peut-être mais oser dire ce qui est vrai. Oser la sincérité. Juste ça. Que peut-être ça donnera du courage à d’autres. On est si nombreux. Ces grands sentiments. Ces beaux sentiments. Tout ce que tu pensais quand t’étais ado. Tout ce que tu penses encore parfois. Peut-être parce que tu n’as pas grandi tant que ça. Ou peut-être parce que t’as raison (par pitié, au moins un peu ?). Que le cynisme ça ne nourrit pas grand chose. Que ça ne coûte rien de les laisser être exalté à ta place. Que pour se sentir vivant il faut tomber l’armure de temps en temps, se laisser toucher, prendre le risque d’être blessé. Avoir les larmes aux yeux sans honte. Laisser couler. Lâcher prise.

« On n’a qu’une vie, elle est trop forte, trop fragile »

Et tant pis si on est déjà vieux malgré tout.

Et tant pis pour le buzz.

A lire : Le Live Report de leur Bataclan par Le Blog De La Blonde

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