Christine and the Queens & Lilly Wood & The Prick @ Paul B | 20.03.2103

On n’avait pas revu les LILLY WOOD & THE PRICK depuis leur prestation à Rock en Seine sur la petite scène de l’Industrie en 2009. Ils y avaient pourtant été reprogrammés deux ans plus tard, sur une plus grande scène cette fois, devant 10 000 festivaliers ; mais à ce moment nous étions devant le set de Cat’s Eyes, dont la performance avec le leader de The Horrors nous avait attirée comme un aimant…

D’abord conquis par le tubesque In The Middle Of diffusé en boucle sur OUI FM avant d’être subjugués par le magnifique clip de Where I Wanna Be (California), il était temps de découvrir ce qu’ils étaient devenus avec la sortie de leur nouvel album The Fight.

Avec une première partie assurée par Christine and The Queens, lauréate du FAIR 2013, dont on avait beaucoup entendu parler (en bien, voire en très bien), leur programmation chez nos voisins de Paul B tombait donc à pic.

Christine And The Queens @ Paul B 2013

Christine And The Queens, comme son nom ne l’indique pas, est un projet solo. Avec ses machines et son humour, secondée par un écran d’images animées derrière elle, la jeune femme est une sorte de one woman show de la chanson sur des musiques pop-électro entraînantes et des textes où se mêlent le français et l’anglais. A Paul B elle n’est pas costumée (adieu jolis bois de cerf) mais, dit-elle en enlevant sa veste, elle « teste des choses ». Sa vie, explique t’elle avec malice, est une source d’inspiration inépuisable pour ses chansons. Et de nous faire rire avec sa très drôle Kiss My Crass (dernière vidéo de la playlist ci-dessous) qu’elle introduit en disant : « Je sens mauvais ; ouais mais j’suis belle ».

Avant d’être un phénomène, Christine And The Queens c’est surtout tout une très belle voix, que Because Music a signé en novembre dernier, et qui fera sa première scène en tête d’affiche (après une liste longue comme le bras de première parties) le 22 avril prochain au Nouveau Casino.

Lilly Wood & The Prick @ Paul B 2013

Place aux Lilly Wood and The Prick dont les extraits du nouvel album The Fight nous ont décidé à revenir les voir. Portés par une excellente ligne de basse et une force mélodique assez rare chez nos compatriotes, les titres du groupe profitent de la voix extraordinaire de la chanteuse Nili Hadida, qui commence pourtant assez mal en décevant sur sa si belle Where I Wanna Be (California) – à retrouver tout à la fin de la playlist vidéo, pour la peine.

Il faut bien l’avouer, il y a ce je ne sais quoi d’antipathique chez la jeune femme, dont on avait pourtant peur qu’elle se fasse manger tout cru à ses débuts. Trop sûre d’elle, trop moulée dans une affreuse robe qui ajoute davantage encore aux petits kilos pris depuis quatre ans (sans compter qu’elle expose ses tetons qui pointent sous le blanc du tissu), elle arrangue le public toutes les cinq minutes en criant (« vous êtes là ? », « Est-ce que ça va ? », « On kiffe ! », « Hey Massy ! Est-ce que tu t’lèverais pas pour nous deux minutes là-haut ? … mais ouais ! », « merciiiiii », etc…) et pour tout dire, a tout de la pouf vulgos qui en fait des tonnes pour attirer le chalant. On a beau savoir que ce genre d’attitude est souvent l’apanage des artistes qui manquent justement de confiance en eux, ça fatigue. Dommage, avec un talent qui pourrait se contenter de la simplicité la plus absolue pour triompher.

Le succès, fulgurant (rencontre des deux membres fondateurs en 2006, remarqués très tôt et signés par Cinq7 en 2009, programmés à Rock en Seine en 2009 et 2011, disque d’or dès le 1er album avec une victoire de la musique en prime) est sans doute aussi grisant que lourd à porter. Il est pourtant mérité, avec un groupe qui assure sur scène et aligne les compositions tubesques avec une régularité impressionante. Dans la salle de Paul B pleine à craquer, le public ne se fait d’ailleurs pas prier pour danser et reprendre des refrains que beaucoup connaissent visiblement par coeur. Et de penser qu’on les verrait bien sur des scènes plus grosses encore, voire aux USA sur le plateau de David Letterman. Pour une fois que des français font une grosse pop commerciale un peu enthousiasmante, pourquoi se priver ?

Jugez vous-même, en commençant par Into Trouble, encore un extrait du nouvel album, qui nous a vraiment beaucoup plu.

Captations vidéos et photos (c) Isatagada

Plus de photos de Christine And The Queens ICI et de Lilly Wood & The Prick LA

Relire sur le blog : http://isatagada.blog.com/2009/09/10/rock-en-seine-2009-jour-3/

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