Rock en Seine 2012 – jour 2 : Hyphen Hyphen, dEUS, The Temper Trap…

UME @ Rock en Seine 2012, jour 2

Journée slalom pour ce samedi. Envie de rien à part dEUS et The Temper Trap, et puis, après lecture plus attentive du programme, envie d’un peu tout, d’un bout à l’autre du festival.

Entre Metric et Sonic Youth, UME a pour atout majeur une chanteuse guitariste aux gambettes sexy en diable, sans cesse dans la rock attitude, un vrai régal à shooter. Niveau musique sa guitare électrique délivre de beaux gros riffs mais aussi de vraies mélodies. Pourtant, ça hurle trop fort en ce début d’après midi, et nous laissons la bombasse en plan au bout de trois ou quatre titres. A réécouter sur disque.

Of Monsters and Men @ Rock en Seine 2012, jour 2

Direction la grande scène où, nous a t’on assuré, il ne faut pas manquer Of Monsters and Men. Les Islandais, s’ils sont huit, sont principalement emmenés par un duo fort. Lui, bien enveloppé, a la plus belle voix du monde. Elle, sous sa blondeur trompeuse, des instants fugitifs où elle laisse ses yeux lancer des éclairs de défi au monde. Une sorte d’Arcade Fire à part ça, avec un folk-pop qui nous vient du nord et auquel nous restons mystérieusement insensibles.

Granville @ Rock en Seine 2012, jour 2
Quelques titres plus tard et nous voilà de retour devant la scène de l’Industrie pour la seconde moitié du concert de Granville. La jeune chanteuses assortit ses moues tantôt boudeuses tantôt coquines à ses textes en français, dans un parfum de sixties qui fait danser comme au temps des yé-yé. Très frais !

Alberta Cross @ Rock en Seine 2012, jour 2

Alberta Cross sur la Cascade est « souvent comparé à Kings Of Leon ». A vrai dire la filiation U2-Kings Of Leon est assez flagrante, notamment quant à la voix du chanteur qui rappelle beaucoup celle de Bono. Le groupe assure sans nul doute, et il faudra retourner voir un peu sur le net ce qu’il font. Mais aux barrières de la Cascade, les basses sont tellement fortes que l’on ressent physiquement leur souffle. Niveau sonore difficilement supportable sur cette scène qui sera toute la journée un véritable supplice pour les oreilles. Inadmissible et vraiment dommage.

Hyphne Hyphen @ Rock en Seine 2012, jour 2

Alors qu’à 17h on se désespère de voir enfin un groupe réellement enthousiasmant, voilà que débarque Hyphen Hyphen à l’Industrie. Peintures tribales et musiciens débridés survitaminés, le groupe est hyper généreux et en fait des tonnes avec un bonheur plutôt communicatif. La chanteuse est hyper charismatique, superbement sans retenue, avec, ce qui ne gâche rien, une voix incroyable. On danse sans se faire prier sur leur électro-pop qui n’oublie pas l’importance d’une mélodie, bref, un vrai succès, enfin !

dEUS @ Rock en Seine 2012, jour 2

Retour sur la grande scène pour le concert le plus attendu pour nous : dEUS. Tom Barman est en grande forme et donne sans compter. Racé, électrique, intense, le leader charismatique du plus grand groupe belge habite son corps aiguisé à 200% jusqu’à ses regards qui transpercent les dizaine de milliers de festivaliers comme des flèches. Son jeu de scène remporte tous les suffrages, c’est palpable autour de nous. Outre son leader, ce qu’on aime chez dEUS c’est leur capacité à écrire des morceaux très différents et extrèmement construits, sur lesquels le rock laisse poindre des influences plus jazz, certains bourrés de passages plus lents, d’autres de montées en puissance, de ponts intelligents ou encore, de slogans à reprendre massivement en concert pour la plus grande joie de tous. Le violon électrique fait merveille et ce soir, la set list est un best of assez parfait, avec notamment Instant Street (énormissime et fantastique crescendo) et Suds and Sodas dont on ne se lasse décidément pas, mais aussi leur nouveau (et seul à ce jour) titre en français. Amour Eternel. Meilleur concert du jour. Tom veux-tu m’épouser ?

dEUS – Instant Street @ Rock en Seine 2012 par ennui

The Temper Trap @ Rock en Seine 2012, jour 2

Presque, on voudrait rester devat la scène vide tellement on est comblés mais voilà. A l’autre bout du festival c’est The Temper Trap qui va bientôt commencer et vers lequel il faut courir. Les premières minutes sont horribles. Au son à rendre sourd de la Cascade s’est ajouté le résultat de balances exécrables et des deux titres qu’on aime le moins en guise d’ouverture. Les choses s’arrangent néanmoins au fur et à mesure du concert et le public qui s’est déplacé en masse réserve un accueil assez incroyable aux Australiens désormais basés à Londres, visiblement ravis de revenir à Rock en Seine pour la seconde fois en trois ans. Enorme succès pour les titres de leur précédent album; le nouveau semble un peu moins connu. Le titre Miracle, cependant, fait un effet boeuf comme lors de leur Maroquinerie en juillet dernier. La voix de Douggy Mandagi est incroyable et ses danses habitées relayent à merveille une pop à la fois planante et dansante, aux influences pinkfloydiennes parfois. Pas leur meilleure presta, mais peut-être qu’on les aime trop désormais pour supporter la moindre imperfection !

Le sandwich dégusté ensuite devant Noël Gallhager et un parterre noir de monde s’est ennuyé à plein tubes. A l’instar de Placebo, on n’a rien à reprocher à la moitié d’Oasis qui fait le job parfait. Voix impeccable, son excellent d’assez loin (où nous étions), mais rien qui accroche. Rien du tout. Au moins, lui chantait juste au contraire de son frère Liam dont on n’est pas prêt d’oublier le massacre de Wonderwall lors de la cérémonie de cloture des JO.

Ed Sheeran @ Rock en Seine 2012, jour 2

Coïncidence, Ed Sheeran, autre participant à cette cérémonie se produisait sur la scène Pression Live où nous sommes allés, par curiosité, juger sur pièces du « petit prodige de la pop anglaise ». Le jeune homme, seul avec sa guitare, blablate avec une suffisance qui nous a franchement déplu tandis que seul sur scène avec sa guitare, on se demande bien ce qui a pu le lancer à ce point tant ses morceaux ne cassent franchement pas trois pattes à un canard. Quand on a déjà vu sur scène un Scott Matthews, par exemple, la comparaison fait mal.

Eagles Of Death Metal @ Rock en Seine 2012, jour 2

Alors que nous repartons pour les Black Keys, nous sommes arrêtés par un concours de bière bue cul-sec entre les membres des Eagles Of Metal. Enfin du bon gros rock couillu et un peu d’ambiance sur scène, où ça s’interpelle à qui mieux mieux et semble s’amuser sévère : pas trop tôt ! Le style musical est surprenant cependant. Car dans Eagles Of Death Metal il y a « Metal » et à vrai dire, les titres sont plutôt Rolling Stones.

Blac Keys @ Rock en Seine 2012, jour 2

Perdus dans des abîmes de réflexions, nous essayons péniblement de rejoindre nos amis « au sixième arbre à droite de la grande scène ». Inutile de s’attarder : retrouver qui que ce soit dans une marée humaine aussi monstrueuse était vouée à l’échec et nous n’échapperons pas à la règle. Sans pouvoir se consoler avec un groupe qui connait enfin le succès mais pour lequel, malgré tous nos efforts, nous ne parvenons pas à hurler au génie non plus. Autour de nous le public est à fond, reprend les paroles par coeur et semble vivre là son plus beau moment du festival. Quant à nous ce blues-rock impeccable manque cruellement de folie jusqu’au moment où la guitare bien grasse se réveille lorsque, au milieu du set, le groupe revient à ses origines pour deux ou trois titres, en duo. Là, chapeau bas devant cette scène immense qu’à deux, pourtant, ils occupent parfaitement. Sympa vraiment mais enfin… en tête d’affiche ?

Black Seeds @ Rock en Seine 2012, jour 2

Impuissants devant l’appel de nos corps trop meurtris d’avoir forcé toute cette journée sans se poser vraiment, nous repartirons avant la fin pas franchement convaincus, au moment de leur tube Lonely Boy. Avec un dernier arrêt à l’Industrie devant le raggae moderne et franchement sympa des Black Seeds. Et une fois de plus, ce sentiment qu’à chaque fois, nous devrions vraiment rester sur cette scène qui ne nous a quasiment jamais déçus, au contraire de la grande scène …

A demain !

Toutes les photos et vidéos sont (c) Isatagada, sauf celle de dEUS (j’étais trop occupée à ce moment là, voyez-vous ^^), (c) ennui.

Retrouvez davantage de photos de dEUS ICI

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3 réflexions sur “Rock en Seine 2012 – jour 2 : Hyphen Hyphen, dEUS, The Temper Trap…

    • Merci beaucoup 🙂 C’est le but ! Et si ça peut contribuer à alimenter l’actu des groupes qui m’ont plu ou à les faire découvrir alors rien ne pourrait me faire davantage plaisir !

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