The Temper Trap @ la Maroquinerie | 12.07.2012

The Temper Trap @ la Maroquinerie

C’est un petit morceau d’Australie qui est venu ensoleiller la grisaille parisienne hier soir à la Maroquinerie. The Temper Trap, en effet, venait y présenter son nouvel album éponyme et nous offrir une interview en exclu, bientôt sur le blog.

The Temper Trap @ la MaroquinerieAprès une première partie assurée par Chet Faker (auteur d’un remix de Trembling Hands), la salle résonne encore des notes du dernier Radiohead lorsque les cinq musiciens de The Temper Trap entrent en scène sous les acclamations d’un public visiblement très impatient. Il faut dire que le concert se joue à guichets fermés, les places s’étant vendues comme des petits pains à leur mise en vente.

Ça démarre fort avec le premier titre, trop fort même, avant que le son ne se règle pour laisser apprécier pleinement la musique du groupe. Passé le pompier Need Your Love, la suite du concert sera un vrai festival. Le set alterne avec bonheur entre les morceaux des deux albums désormais à leur actif, pour une salle qui joue le jeu à fond, danse et frappe dans ses mains en cadence sans se faire prier. « Thank you so much for participating » lance le leader du groupe, Dougy Mandagi, qui s’offrira d’ailleurs un petit bain de foule pour venir chanter au milieu de la fosse un peu plus tard. The Temper Trap @ la MaroquinerieLes échanges fusent régulièrement entre le public et le groupe, dans un cadre intimiste dont chacun profite tant qu’il en est encore temps. Le chanteur s’essaye à un peu de français (« Merci ! How do you say it’s so hot in french ? – C’est CHAUD ! Take off you shirt ! » lui répond-on) tandis que la salle fait part d’autres exigences – musicales, cette fois – avec enthousiasme : « Come on rabbit ! » – Et The Temper Trap de s’exécuter pour jouer Rabbit Hole, l’un des nouveaux titres les mieux accueillis, avec ses riffs de guitare et la voix exceptionnelle d’un chanteur décidément hyper doué.

The Temper Trap @ la MaroquinerieUn faux départ sur Fader lui donne l’occasion de plaisanter avant de réclamer : « I want to see you dancing on that one ! ». Pas la peine de demander, avec une audience toujours aussi réceptive qui n’attendait que cela et reprend en cœur les « ouh ouh ouh » de rigueur avant de pousser de véritables « hourras » au démarrage de la guitare. Une guitare qui rappelle souvent celle de U2 ou de leur pendant actuel les Kings of Leon, avantageusement secondée par une rythmique impeccable et notamment un immense bassiste, sorte de géant aux cheveux longs ultra sympathique qui semble parfois tenir son instrument comme un père bercerait son enfant.

The Temper Trap @ la MaroquinerieC’est dans cette ambiance survoltée que les australiens enchaîneront avec un possible « top trois » pour ce nouvel album, sous un déluge de lumières. Après This Isn’t Happiness et son refrain power-pop entêtant, c’est la ballade pop Trembling Hands, forte ses claviers romantiques et de ses chœurs exaltés, qui délivre une première charge émotionnelle avant que Miracle et ses sons électro à la Tom Yorke ne déchaîne à son tour les passions au rythme d’un cœur qui bat, secondé par les claps du public (énorme succès en fosse). Le chant du leader est éblouissant, de ceux qui embarquent sans réserve. Lui, exceptionnellement habité, danse comme s’il était en transe ; si son charisme est impressionnant, les ondulations de son corps le sont davantage encore.

The Temper Trap @ la MaroquinerieEnsuite il n’y en aura plus que pour le premier album Conditions, jusqu’au dernier titre – un Drum Song magistral aux percussions tribales – mais aussi en rappel, depuis le planant Soldier On, sorte de slow dont on croyait le genre éteint depuis les Scorpions jusqu’au splendide crescendo de Sweet Disposition, sans doute LE titre que tout le monde attendait depuis qu’il fit connaître le groupe en 2009.

On a beau adorer la Maroquinerie, le rock épique de The Temper Trap nous a semblé bien à l’étroit entre ses quatre murs. Le groupe aux chansons taillées pour des stades prend une toute autre dimension dans un espace plus large, et on ne saurait que trop conseiller à ceux qui auront la chance d’être à Rock en Seine cette année de ne pas les manquer dans ce cadre qui leur va si bien. Car il faut bien le dire, pour une fois qu’on apprécie un groupe au potentiel planétaire, on aurait tort de bouder son plaisir, aussi mainstream qu’il soit !

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Photos (c) Isatagada, Vidéos idem (d’autres à voir ICI)

Article publié sur Discordance.fr (avec, là-bas, les photos de Nico Brunet)

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