LESCOP et Frànçois & The Atlas Mountains ouvrent le Festival FNAC Live 2012

LESCOP @ Fnac Live 2012

Fnac live édition 2012 c’est parti ! Une année un peu particulière pour moi qui suis plongée dans les travaux de ma maison en construction jusqu’au cou (et davantage encore), et pas franchement censée m’offrir des petites soirées musicales.

Pour autant, impossible de résister aux deux premiers concerts du festival puisque c’est un enchaînement LESCOPFrànçois & The Atlas Mountains qui était programmé ce jeudi dès 17h30. Deux chouchous absolus donc. Rien que ça.

LESCOP @ Fnac Live 2012Arrivée à 17h obligatoire vu que j’avais clamé partout que je serai aux barrières pour LESCOP, me voilà bien obligée de revoir mon ambition à la baisse. Car si le parvis de l’hôtel de ville n’est pas encore noir de monde, les barrières en question sont déjà prises d’assaut et je n’arrive que tout juste à me faire une petite place au 3ème rang debout. Pas glorieux. J’apprécie au passage la diffusion dans les enceintes du titre Still Life de The Horrors, un des meilleurs morceaux qui soient pour vous faire décoller du sol. Allez, la situation n’est pas si mauvaise d’autant qu’un peu de recul ne fait pas de mal, la scène étant bien plus haute que les années précédentes. Débauche de grosses caméras, écrans géants, scène ultra performante, on est loin des premières années en bord de Seine, mais aussi de l’atmosphère bucolique qui régnait durant ces longues semaines de découvertes exclusivement indé sous les lampions du pont Sully. Bref. Je ne reviendrai pas sur la question.

Je ne peux que remercier la Fnac en tout cas de donner à mes artistes préférés une occasion de se faire connaître davantage. Et gratuitement encore.

LESCOP @ Fnac Live 2012Il serait bien dommage, par exemple, que le grand public reste dans l’ignorance de la carrière solo de Mathieu LESCOP alors que la pop noire de ce garçon est décidément magnifique. Imaginez un croisement entre Etienne Daho et Daniel Darc, secondé par une basse très The Cure, avec une voix qui n’est pas sans rappeler Indochine et une gestuelle qui renvoie immédiatement à Joy Division ; ajoutez un visage à la Brian Molko, des textes en français qui sonnent comme seuls les anglais savent normalement le faire, des mélodies addictives au possible, et vous aurez une petite idée de ce que peut donner LESCOP. Tout est extraordinaire (dans le sens premier du terme) chez cet artiste capable d’une classe folle malgré un abandon qui se traduit parfois par des yeux révulsés presque blancs et une bouche ouverte comme pour un orgasme.

LESCOP @ Fnac Live 2012En trente minutes seulement, on a vu naître des hochements de tête approbateurs dans la foule, qui ne trompent pas : LESCOP a convaincu. Et quand le public frappe spontanément dans ses mains alors que s’élèvent les premières notes de son single la Forêt, c’est toute la poitrine qui se gonfle ; bêtement je me sens heureuse et fière comme si mon petit dernier venait de réussir son audition de fin d’année ; mon royaume pour ce genre de sensations !

Après un final enlevé parfait sur Tokyo la nuit (co-écrit par AV dont je vous ai déjà parlé dans ces colonnes), une Nuit américaine à chanter en boucle et malgré l’absence de l’excellent Marlène, on espère que LESCOP aura frappé un grand coup ce soir. De mon côté ça ne fait que se confirmer : avec sa musique sombre et hypnotique, si LESCOP était le diable je le suivrais volontiers jusqu’en enfer…


François & The Atlas Mountains @ FNAC Live 2012

Contraste saisissant après un changement de plateau éclair qu’il faut saluer. En cinq minutes chrono c’est un vent de paradis originel qui souffle désormais sur un Par(v)is ravi. Soyons Les plus beaux !, entament les Frànçois & The Atlas Mountains à l’unisson.

Quelques pintades gloussent sur les paroles résolument naïves de la formation. On leur pardonne d’autant plus volontiers qu’on a hésité nous-mêmes au moment de la découverte à Rock en Seine (leur presta était-elle ridicule ou géniale ?) avant de trancher très vite pour la seconde hypothèse, d’autant que leur album est finalement celui qui a le plus tourné sur la platine cet hiver, LE remède idéal contre la grisaille. Comme souvent, ce qui nous interpelle et bouscule nos codes recèle des trésors. François & The Atlas Mountains @ FNAC Live 2012C’est d’ailleurs une démarche en soi, que de s’attacher à forcer nos armures pour nous forcer à nous laisser aller un peu. Se défaire du jugement qui paralyse : voilà l’exercice ultime dans lequel le groupe est devenu virtuose. Comme on souffre de tous ces choses qu’il faudrait faire ou ne pas faire, comme aux pires temps de l’adolescence où il fallait surtout, surtout ne pas dépasser sous peine d’être le clou sur lequel on tape le plus fort ! C’est une force phénoménale, en fait, que de savoir agir de façon décomplexée, de se laisser porter par des sentiments, des élans spontanés. Chanter les mots qui viennent, libérer un corps qui ne demande qu’à s’exprimer davantage, revenir aux valeurs simples de communication et de partage, aux rythmes primitifs (formidables percussions), binaires, qui leur permettent par exemple de passer de sonorités plutôt africaines à de l’électro de façon jouissive (quel final avec cette version de La Piscine mélangeant tous les genres avec bonheur !). Il y a en outre un grand plaisir à les voir jouer ensemble, échanger sur scène. François & The Atlas Mountains @ FNAC Live 2012Non seulement leur danse est commune (la fameuse chorégraphie, toujours) mais encore ils vont régulièrement les uns vers les autres, échangent les instruments comme les regards, se sourient sans cesse.  La musique mélange les influences : de la world, de la pop anglaise, des samples ou autres bidouillages électroniques, des arrangements revisités au gré des nouveaux instruments, certains fabriqués, d’autres faisant figure de trouvailles étranges. J’ai eu beau les voir déjà quatre ou cinq fois cette année, il m’a semblé que pas un concert ne ressemblait à un autre, que les titres étaient vivants, qu’aucune version n’était la même que la fois précédente. Ainsi ce soir, il ne me semblait pas avoir jamais vu ce violon, ni cette batterie d’ailleurs, les deux enrichissant encore la prestation sans l’alourdir. La recherche et l’expérimentation musicale est partout et en même temps, il y a une telle liberté qui flotte dans l’atmosphère lorsque les Frànçois Atlas sont sur scène… comment quoi que ce soit les concernant pourrait-il être lourd ? Le paradis originel, on y revient forcément ! Avec la pureté d’ange du visage de François, les claviers intelligents de Pierre (alias Petit Fantôme), la voix non moins angélique de Gérald aux chœurs, le bonheur et l’enthousiasme communicatif d’Amaury (qui devient un peu mon préféré, à force). Tout se tient. Et c’est beau !

François & The Atlas Mountains @ FNAC Live 2012

De la différence nait la richesse. Cette soirée en est une nouvelle démonstration.

D’autant que dans cette richesse là, je puise régulièrement l’énergie dont j’ai besoin pour tout le reste. Et ce soir, tout particulièrement, j’avais bien besoin de carburant pour repartir dans mes travaux jusqu’à pas d’heure.

Alors merci. La Fnac, LESCOP, Frànçois & The Atlas Mountains , et les copines aussi. Et même, ceux que je n’ai fait qu’apercevoir de loin mais que j’ai eu plaisir à croiser.

Comme si tout ça faisait partie d’un tout.

La musique rend heureux !

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Photos / Vidéos (c) Isatagada.

Plus de photos sur : Lescop / Frànçois & The Atlas Mountains

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