Les Bigmoneymakers remportent la finale du Gibus Rock à l'Olympia | 21.03.2012

Bigmoneymakers @ Olympia 2012

On ne dit pas grand chose de soi sur les blogs en fait. Sur les blogs musicaux encore moins. Je ne sais pas ce qui a fait que j’ai viré à ce point là. Au début j’écrivais à la première personne, j’étais autorisée à éprouver quelques sentiments ; j’aimais mieux ça je crois. Mais à un moment la soi-disant différence webzine / blog m’a agacée. Marre de ne pas être prise au sérieux, d’être une sous-catégorie. Comme si le nom du support, l’emploi du « je » ou l’emballage faisait tout. Le paraître. Une hypocrisie de plus. Tout ça pour dire que mes articles de blogs sont devenus plus impersonnels. Pour passer sur les webzines. Pour faire plus « pro ». Pas trop le choix. Sinon tu n’es personne, tu n’es au courant de rien, tu ne reçois rien, tu n’as jamais d’accred. Tout ça me plait de moins en moins. Mon énergie s’émousse, ma sincérité aussi, mon envie enfin. Et comme ça vire à la corvée, je me pose mille questions. Ma plume est de plus en plus moche et dépassionnée, je rame pour écrire ces lignes qui coulaient de source quand j’ai commencé. Je passe des heures à faire défaire et refaire les même phrases. Je n’aime plus mon style. La lecture est moins fluide, j’ai l’impression de coller les paragraphes entre eux à la truelle. Grosse remise en question, grosse période de doutes,  je déprime sec. Comme ma maison me pompe tout mon bon argent que je dépensais allègrement dans la culture, je n’achète plus de livres, de disques, de places de concerts. Je ne compte plus que sur les promos et les accreditations mais comme j’ai le moral dans les chaussettes je n’ai même pas le coeur à les demander. Moins j’en fais moins j’en fais. Je me complais dans ma petite déprime minable et je m’aime de moins en moins. La fille qui va se cacher dans son coin et attend que quelqu’un se rende compte que ça ne va pas fort et lui balance un peu d’amour, comme ça, pour rien. Alors que forcément ça ne marche pas de cette façon.

 

Bigmoneymakers @ Olympia 2012

Mes Bigmoneymakers que je suis depuis le tout début, j’étais si heureuse de les voir arriver en finale, si heureuse de les voir à l’Olympia ! L’Olympia non mais rendez-vous compte !!! J’y pensais depuis des semaines, j’en avais parlé un peu sur Discordance mais bon. Je ne m’étais pas inscrite sur notre Google site pour faire la demande d’accred et la date approchant, je n’avais pas fait de demande directe non plus à Julia ni à Pascal (respectivement responsable de la rubrique musique et rédac chef chez Discordance), rien demandé ni au groupe ni à leur manageur dont j’ai pourtant toutes les coordonnées. Comme si ça allait tomber du ciel, que quelqu’un allait deviner. Bref, la déprime c’est ça aussi. De super pétillante dynamique fantastique on se retrouve une larve geignarde. Insupportable. Dans ces cas là il faudrait tout simplement un miracle ; ou une bonne fée avec les ailes, la baguette magique et tout le tremblement.

 

Brice (BMM, au centre), Mathhieu (Manageur, à droite) & un peu de la fan base

 

Sache que cette fée existe. « Elle » s’appelle Matthieu (à droite sur la photo) et manage justement les Bigmoneymakers. « Elle » peut t’appeler la vieille d’un concert à l’Olympia pour te dire qu' »elle » a acheté une place pour toi. Olympia (c) IsatagadaAvec ses sous. Parce qu' »elle » n’avait pas assez d’invits (lire ou relire http://isatagada.blog.com/2012/03/20/la-classe-absolue-des-bigmoneymakers/). Et qu' »elle » voudrait que tu sois là. A l’Olympia !

Le miracle a eu lieu. Tu n’en reviens pas. C’est quand même exactement ce dont tu avais besoin pour te rebooster, te sentir appréciée, valorisée, un peu importante pour quelqu’un dans ce foutu milieu narcissique, en tout cas pour eux (il faudra que je revienne un jour sur le mal que m’a fait Pierre, des Juveniles ; je ne sais pas s’il s’est rendu compte à quel point il m’a mise K.O.). La fée Matthieu est responsable de ce miracle, « elle » qui m’a rendu mon sourire et à qui j’aurais volontiers sauté dans les bras ce soir là, tellement j’étais tristoune de ne pas assister à cet instant de leur aventure, à mes chers BMM.

J’étais tellement heureuse qu’ils la gagnent, cette finale (parce qu’ils l’ont gagnée !). Comme si avec eux tout était possible « dans le meilleur des mondes », celui où les gentils gagnent à la fin.

 

 

Bigmoneymakers @ Olympia 2012Faut pas croire, ils sont tous un peu comme ça dans la bande. Et après Matthieu j’ai une pensée spéciale pour chacun d’entre eux. Yoann en tête parce que c’est un peu grâce à sa belle pochette d’album tout ça.

Des gens comme eux redonnent foi en ce monde idéal dont nous rêvons tous. C’est un peu beau quand même.

Pour lire la prose sérieuse concernant l’ensemble de la soirée (avec Peter Dohertys’il vous plait) c’est sur Discordance. Voici tout de même la partie qui les concerne, avec photos et vidéos : 

 

[…] Philippe Manoeuvre débarque alors pour présenter le tremplin et le premier finaliste de cette édition, les Bigmoneymakers, rencontrés par hasard en 2008 lors d’un festival alors qu’ils étaient encore au Lycée.Bigmoneymakers @ Olympia 2012

C’est déjà assez beau de voir grandir un groupe, mais quand on en arrive à ce genre de salle, cela devient carrément émouvant.

Passées les quelques premières minutes histoire de s’en remettre, on retrouve tout ce qui rend tellement spéciale cette jeune formation : des musiciens en constante progression (si François s’était fait remarquer à la basse au Bus Palladium, c’est le plus jeune,Bigmoneymakers @ Olympia 2012 Brice, qui aura montré ce soir là qu’il savait occuper une scène avec une guitare), une énergie communicative, une capacité à faire danser (du ska au britrock en passant par la funk, avec un flow parfois rappé qui donne du piquant à l’ensemble), des chansons dont chacune pourrait être un tube, et surtout un véritable leader. Rien ne semble d’ailleurs résister au jeune Luc, au point qu’il accumule les victoires et les salles prestigieuses, parfois même à lui tout seul puisqu’il a déjà, en 2008, joué en ouverture des Babyshambles au Zénith de Paris (heureux temps de mySpace et de ses concours).

Bigmoneymakers @ Olympia 2012

Insolent, théatral, le chanteur des Bigmoneymakers a une voix incroyable et un jeu de scène qui fait qu’on ne le quitte pas du regard une seconde. Secondé par des mimiques appuyées, Luc Rouillé affiche des airs tour à tour désinvoltes ou arrogants, las ou conquérants, relayés par Bigmoneymakers @ Olympia 2012une voix impressionnante qu’il module à l’envie. Bien davantage que sa façon de bouger qui ne laisse personne indifférent, c’est son envie d’en découdre qui marque chacun des concerts du groupe alors qu’il ponctue parfois ses chansons d’uppercuts décidés. Pas doute, s’ils se sont choisis un nom pareil ce n’est pas seulement pour son ironie mais aussi, certainement, pour la détermination qu’il sous-entend et l’irrépressible envie que l’on sent chez ces cinq là d’y arriver. Ce qui, par la grâce de refrains étendards qu’on ne peut s’empêcher de fredonner ensuite pendant des jours entiers (« and I am too young to get a joooob », « You’re not that hot », « I’m tired to get fired »), un manager hyper classe (du genre à t’acheter une place parce qu’il n’a pas assez d’invitations – true story) et une « fanbase » qui semble répondre toujours présent, ne devrait pas s’avérer tout à fait impossible.Bigmoneymakers @ Olympia 2012

[…] C’est pourtant l’annonce des résultats, et la présentation des nombreux membres du jury doit sembler interminable aux finalistes qui se rongent les poings derrière le rideau sur le côté de la scène. Les Bigmomeymakers remportent la victoire – on l’apprendra plus tard, grâce à leurs chansons – tandis que la « fanbase » hurle de joie en sautant partout (je plussoie).

 Le temps des congratulations ainsi que de la remise de la belle guitare à l’effigie du Gibus (ils la choisiront blanche, finalement) et il est déjà vingt-deux heures et vingt minutes lorsque [lire la suite sur discordance]

 

 

 

Bravo et merci les Bigmoneymakers. Allez jusqu’au bout de ce conte de fée, rien ne pourrait me faire plus plaisir.

Que votre route soit belle !

 

Crédits Photo et Vidéo : Isatagada
Toutes les photos sur : http://www.flickr.com/photos/isatagada/collections/72157629653772029/

L’article de la soirée a été publié sur Discordance.fr

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