General Elektriks bientôt au Zénith !

General Electriks

Alors que je peux en faire des tonnes sur certains artistes – et parfois jusqu’à l’écoeurement -, il m’arrive aussi, plus curieusement, de ne rien écrire sur un groupe que j’aime pourtant. Jusqu’au jour où le nombre de choses à dire déborde un peu et que pan, tout sorte d’un coup.

Là il y avait eu le poto Jessie Chaton (mais si, tu sais bien ! le leader de FANCY) dans le band, la super presta télé à TARATATA (vidéo en bas d’article), le génial concert à Rock en Seine cet été qui nous a fait danser comme jamais, les photos que mon homme a prises pour Discordance, le disque que j’ai offert même et pourtant, toujours pas une ligne ici.

C’est un truc bête qui m’arrive depuis quelques mois, mais je n’arrive plus trop à me mobiliser. J’ai l’impression à ramer avec ma plume. Un peu comme si c’était devenu une corvée parfois. Une obligation eu égard aux disques reçus, au fait de ne pas écrire à la première personne si je veux publier chez Discordance et à la perte de sens qui en découle pour moi, la  – relative – déprime de consacrer mes sous à la construction de notre belle maison, l’hiver, la lassitude du boulot, la crevitude due au fait que je n’écris vraiment bien que la nuit jusqu’à 3-4 heures du mat et que le réveil à 6 heures wah, là je ne peux plus, enfin, un tas de choses.

General Electriks Mais bon. Là il y a un Xavier en promo qui a réussi à créer le lien suffisamment pour me donner envie de faire un truc (et ça c’est classe) et en plus, ce n’est pas comme si je n’aurais pas dû vous poster des choses sur le groupe depuis des lustres.  

Parce que la bonne nouvelle, c’est que General Elektriks joue au

ZENITH DE PARIS LE 12 NOVEMBRE 2012

ce qui est quand même TRES cool.

Donc voici la dernière vidéo en date du groupe, propre à faire se trémousser n’importe qui en moins de deux.

General Elektriks – Tomorrow Were Leaving… par Discograph

Et une autre tiens, tant que j’y suis :

Et puis aussi, comme il y a des gens qui écrivent des bios et s’en débrouillent ici plutôt bien, je ne résiste pas à te faire un petit copier-coller : 

Il y a deux ou trois choses à savoir sur RV Salters avant d’écouter le nouvel album de General Elektriks :

 *Stevie Wonder, Sly Stone, et Bowie sont des sujets sur lesquels il vaut mieux ne pas le lancer si votre temps est compté.

*Le clavinet n’est pas le nom d’une station balnéaire.

*Il est le seul maître à bord de General Elektriks, son âme, son compositeur et interprète.

*Evitez aussi de le surnommer le sorcier des claviers. Parce que c’est déjà fait, et que tout le monde est d’accord là-dessus, à commencer par ses ex-partenaires : –M-, Femi Kuti ou Vercoquin. Exilé volontaire depuis 1999 à San Francisco, Salters en a profité pour intégrer une bonne école de surdoués et affiner son art sous le soleil de Californie : le collectif Quannum (les rappeurs de Blackalicious, ou Lyrics Born, notamment…)

* Il produit tous ses disques, bosseur acharné sur les textures, et perfectionniste sur la console.

*Sachez surtout que son album précédent, Good City for Dreamers, en 2009, a été une révélation. Pour le public (en sueur), mais surtout pour lui. En 2003, son premier disque Cliquety Cliqk, était une carte de visite sans vraie prétention, réalisée dans l’ombre, poignée de bidouillages groovy pour mélodies de poche. Good City For Dreamers était plus abouti. Surtout, en le portant à la scène, en laissant s’embraser en live les inoubliables « Helicopter » ou « Raid The Radio », changement de perspective : le sorcier des claviers (oh, pardon…) découvre pleinement le potentiel de son cocktail positif, mixant pop euphorisante et groove vintage.

*Sachez d’ailleurs qu’il vaut mieux faire quelques assouplissements avant un concert du groupe, le Français et sa bande de copains ayant une fâcheuse tendance à transformer toutes les nuques en hochets dès qu’ils sont sur scène.

 A force d’enchaîner les concerts de haut vol (plus de 200 recensés selon les forces de l’ordre), le Français a pris goût au jeu et à l’interprétation de ses propres compositions.

Conséquence logique et charnelle de l’expérience Good City For Dreamers, le nouvel album de General Elektriks est donc plus organique. Parker Street, c’est de la réalité augmentée, la plus courte distance possible entre le live et le studio. Un travail de laboratoire encore accru (dans la lignée des productions hip hop américaines), mis cette fois-ci au service d’un disque de musiciens.

Et pour cause : pour la première fois, Salters ne s’est plus contenté de programmer : il a fait appel à un vrai batteur, Michael Urbano. Un vieux loup de mer de la Bay Area, aguerri au funk, au rock et à la soul depuis des lustres.  RV a su capter la magie du jeu rythmique pour mieux en restituer la dynamique dans sa production, ces montées insensées, et toute la vie sur le disque. L’idée de solliciter Urbano pour ce nouvel opus lui est venue après une première collaboration improvisée en 2010, pour les besoins de la BO de la série Les Beaux Mecs (sur France 2), signée par RV. Un projet s’intégrant dans l’Elektriks Collection, une série discographique gérée par Salters, et présentant les projets satellites autour de General Elektriks : Le MC Pigeon John, Antonionian (batteur en live de General Elektriks), ou Honeycut, trio de soul garage auquel participe aussi notre musicien passionné.

Par un ironique concours de circonstance, Michael Urbano est aussi le proprio de la maison familiale de RV Salters sur Parker Street, où le nouveau disque a été enregistré. L’expression « Fait à la maison » prend donc ici un sens profond. Après la ville de Good City For Dreamers, zoom encore plus serré : voici la rue de Parker Street. Une plongée au plus près de l’âme musicale d’Hervé, mêlant production hip hop, gimmicks funk, mélodies pop et même quelques inédites incartades 80’s du meilleur effet (« Holding Down the Fort »). Une virée dans la discothèque en désordre de Salters, où Curtis Mayfield et Thelonious Monk trônent amoureusement sur les Zombies, les Beatles, et la Motown.

Parker Street alterne rayons soniques qui surexposent le négatif (« The Spark ») et atmosphères plutôt sombres (« I’m Ready », « Hardship Is Over »). Plus léger, le premier extrait, « Summer is Here » est un condensé explosif de bonheur simple et de pop 60’s ensoleillée, où comme tout au long du disque, Salters s’affirme vocalement avec un  chant soul souple et désormais totalement décomplexé.

Aujourd’hui à l’aise dans sa rue, il ose y exposer sa poésie personnelle et intime, qui parle d’amour et de mort, de famille et de copains. L’album photos d’une époque, orchestré par la musique de sa vie.

Une dernière chose à savoir sur RV Salters : il vient de déménager. Toujours cette jolie tendance à aller de l’avant. C’est plus fort que lui.

 

Chouette la bio, avouez ? ;  pas que moi qui fasse long vous voyez bien…

Ce Zénith va être un super concert. Le genre où on se défoule sans plus penser à rien. Le genre qui débouche les chacras. Je le sais parce que je l’ai déjà vécu ailleurs. Funky times are back !

Alors voilà. Le 12 novembre. Zénith de Paris. Faudra y’aller.

(Bientôt je te parle de Rufus Wainwright et de David Bartholomé et de Lippie et de … Promis, bientôt)

 

Photos de live Pascal Boujon

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