LESCOP en exil d’ASYL

 ASYL @ Lille 2006

Avant Applause en 2008, j’avais lamentablement manqué ma première rencontre avec Asyl.

C’était en décembre 2006 à Lille, jusqu’où nous étions allées avec Marie, Blanche et Delphine, assister au dernier concert de la tournée de DAhLIA.

ASYL @ Lille 2006J’avais trouvé le garçon trop beau, trop maniéré avec ses pauses, sa chaise, et son jeté de chemise, ce qui m’avait agacé prodigieusement ; je l’avais classé dans la catégorie de ceux qui privilégient le Paraître à l’Etre, enfermé au Panthéon des Inauthentiques avec un grand I.  Pour ne rien arranger, je ne connaissais pas franchement leur musique, portée aux nues par un jugement commun qui, à mon sens, surévaluait largement leur single « Intérieur-Extérieur ».

Autant le (re)dire : j’étais bête. J’ai mis trop de temps à les écouter réellement, trop de temps à apprendre que ce soir là, Mathieu Lescop se remettait à peine d’une jambe cassée (ou quelque chose d’approchant), trop de temps à prendre la mesure du groupe, trop de temps à essayer de me racheter, trop de temps avant de me rendre à l’évidence avec la chronique de Brûle Brûle Brûle, leur 2ème album (2009) : ASYL était racé et intelligent, ASYL était tout simplement un excellent groupe français.

Là encore pourtant, mauvaise pioche avec le choix étrange d’un single qui s’avère incapable de booster des ventes, en pleine crise du disque qui plus est.

ASYL @ Lille 2006ASYL ne fait plus recette alors que je les découvre à peine, et je ne parviendrai même pas à les voir en concert sur cet album. Ce groupe, dont je me délecte désormais de la musique tout autant que des textes (si le français est rare, que dire du français de cette qualité) a visiblement tout ce qu’il faut pour réussir, et voilà que de la plus incompréhensible des façons, il semble déjà en fin de parcours. Tandis que leur disque est l’un de ceux qui revient le plus souvent sur ma platine… Quelle ironie.

Pour couronner le tout, en ce mois de Septembre 2011, mon abonnement au Groupe ASYL sur Facebook me rend destinataire de messages pour les Fantastic Nobody, inconnus au bataillon, dont la musique ne me rappelle en rien celle du groupe (il s’agit pourtant du side project des frères Freidline, NDLR). Pardon ? Alors cette fois ASYL est mort, c’est ça ?

Impossible de s’y résoudre alors on cherche, on cherche. Pour tomber fort heureusement sur cet article de Gonzaï (à la fantastique nouvelle maquette, c’est mon boss vénéré chez Discordance qui le dit), ou enfin, si on veut. On y apprend que les membres du groupes ont bien pris des chemins séparés, même si l’interview laisse entendre que ce ne serait pas définitif (« c’est une pause »). On sait, en tout cas, que Mathieu Lescop a désormais un projet solo, enregistré à Londres mais tout en Français. Bonheur suprême, on y retrouve non seulement le phrasé du chanteur mais aussi ce style singulier mélangeant textes travaillés au goût de poison baudelairien et musique pop punk à l’anglaise.

ASYL peut donc pauser en paix, puisqu’on pourra désormais se saouler de la Pop Noire de LESCOP comme je m’y applique scrupuleusement en bouclant depuis des jours sur le splendide Clip de La Forêt mis à disposition sur le Facebook et fraîchement uploadé sur Youtube de façon plus ou moins licite – et pourtant, salvatrice ! 

« Je sens ton souffle qui me frôle le cou
Un pistolet chargé me caresse la joue
Tu me dis « cette fois c’est moi qui joue »
Dans la foret la première détonation raisonne
Un coup de feu puis deux, mon corps qui frissonne
Puis doucement s’écroule »

Il y a aussi, sur la chaîne Youtube de 78LESCOP, un intéressant teaser qui augure de la suite. Un bout de MySpace, et un Facebook aussi, donc. Une construction visiblement en marche et qui fait monter le désir, la pression, l’excitation, même.

Il y aurait un maxi bientôt, de la scène à suivre, et on l’espère, bien davantage encore.

Mathieu Lescop, anyway, n’a t’il pas tout de la magnificence du phoenix ?

Vivement le 7 novembre.

http://www.popnoire.com/

http://www.facebook.com/pages/LESCOP/175668985841390

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Une réflexion sur “LESCOP en exil d’ASYL

  1. J’aime les » sonorités » du titre La forêt. J’en redemande. Je me souviens des frangins zickos sur la tournée de Daniel Darc. Certaines choses ne s’expliquent pas, pour eux c’étaient évident.

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