Applause, « Where it all began » – Release Interview

Alors que leur 1er album sort demain en Belgique (et le 6 juin en France), extraits de mon interview d’Applause, dont vous pouvez retrouver l’intégralité sur Discordance.fr, avec toutes les photos par Nicolas Brunet.

APPLAUSE, c’est quatre musiciens belges et un chanteur français. Vous n’aviez pas trouvé votre « voix » en Belgique ?

Nico Ly (chant) : Aujourd’hui, après 4 ans, on peut dire qu’Applause est un groupe tout court, et plus l’addition de 2 entités.

Manu Roland (guitare) : Paris et Bruxelles ne sont pas si éloignées, on est un peu des cousins. Même si, vu de France, être belge peut paraître un peu exotique, vu d’ici, ça paraît tout naturel de travailler avec des Français. Il y a plus de choses qui nous unissent et nous rapprochent que de réelles différences culturelles.

David Picard (clavier) : On n’a pas vraiment cherché à proprement parler. On en a juste un peu parlé autour de nous. Et puis un ami parisien nous a présenté Nico à un concert.

Pas trop difficile l’intégration d’un 5° larron ? Comment fait-on pour que la greffe prenne ?  

MR : Musicalement, ça a tout de suite fonctionné, c’était assez magique. Humainement, Il a effectivement fallu du temps pour que Nicolas prenne sa place dans notre groupe, mais c’était plus une histoire de codes, de modes de fonctionnement qu’un réel problème. C’est vrai qu’on joue ensemble depuis 18 ans, mais on a déjà 4 ans avec Applause, ce n’est pas rien et maintenant, je pense que l’on peut parler d’une réelle osmose.

DP : C’est ça la magie d’un groupe, pouvoir se fondre dans un tout, tout en gardant son individualité. Ça prend du temps, mais quand ça fonctionne bien tout est possible.

La scène belge marche assez fort en France : c’est quoi le truc en plus ?

MR : On n’a pas la loi Toubon qui nous empêche de chanter dans la langue de notre choix. Bruxelles, capitale de l’Europe est un vivier d’artistes de tous pays.

DP : Je pense qu’on est un peu plus décomplexé en Belgique. Vous avez un héritage culturel immense en France, mais du coup, vu de chez nous, on se rend compte que ça ne doit pas être facile à porter. La Belgique est un petit pays un peu bâtard, on est obligé de se nourrir de ce qui vient de l’extérieur.

Premier souvenir musical marquant ?

NL : 1ère scène avec Applause… C’était ma première scène comme chanteur lead.

MR : Avec Applause : la première fois qu’on a répété ensemble avec Nicolas, ça a collé tout de suite, c’était dur à imaginer que quelqu’un puisse rentrer aussi facilement dans notre musique.

Une rencontre déterminante avec un artiste ?

 NL : C’est ma rencontre avec Spleen. Il m’a invité pour un rôle dans un Opéra Rock à la Cigale The Story Of a Sad Loving Man. Je l’ai remercié de m’avoir engagé… Il m’a répondu: « C’est pas moi qui t’engage, c’est toi qui t’engages ». Là j’ai compris un certain nombre de choses.

La scène, ça apporte quoi ?

NL : Quelque chose de magique, lié à l’accident. Indépendamment de l’esprit, le corps a tendance à se pencher très légèrement vers l’avant… c’est quasi invisible, mais primordial.

MR : La scène, c’est la musique. Même si j’adore écouter et enregistrer des disques, le rapport éphémère et orgasmique que l’on ne peut avoir qu’avec une audience sur scène m’est vital.

DP : C’est sur scène qu’on peut sentir le danger, et c’est une vraie drogue. 

L’enregistrement, c’était comment ?

NL : Comme un rêve éveillé. On avait une base de morceaux assez solides, ce qui nous a permis de nous envoler un peu plus et d’expérimenter de nouvelles choses.

MR : Un plaisir ; Daniel Presley, notre producteur est une des personnes les plus drôles de la planète en plus d’être un bourreau de travail. Les gens de notre label, 3ème Bureau, sont dynamiques, fins et motivés. C’était une très bonne ambiance de travail.

DP : On s’est un peu retirés du monde pour nous mettre dans une bulle créative. Je suis très fier de ce disque, je pense qu’on était tous très inspirés et qu’on a été au bout de quelque chose.

À propos de la diversité des styles : ceux qui vous ont vus en concert ne seront pas surpris, mais les auditeurs de Nova ne risquent-ils pas de se perdre en route ?

NL : Je pense que les auditeurs de Nova sont des grandes personnes, on prend le parti de faire confiance à l’intelligence du public. Et puis il est bon de se perdre parfois n’est-ce pas ?

MR : On est au 21e siècle, l’ère de l’information et de la communication, le savoir se diffuse en réseau, les anciennes hiérarchies de la transmission ont évolué vers un partage participatif de la connaissance. Les styles et les étiquettes musicaux ont pareillement suivi un mouvement d’ouverture. On ne se définit plus aujourd’hui dans un genre comme on pouvait le faire durant les décennies précédentes. La variété est la modernité, ne pas suivre ce mouvement serait rétrograde et ce n’est pas le sujet de notre travail. Espérons que nos publics nous suivent.

Racontez l’histoire de la création d’une chanson.

MR :Beginners, un des morceaux que l’on joue en live, mais qui n’est pas sur le disque. J’envoie une maquette à Nicolas avec une mélodie et une sans pour qu’il puisse travailler. Il n’a pas reçu celle avec la mélodie et en a composé une autre sur les accords. Comme je ne voulais pas sacrifier ma première mélodie (Qui est devenue par la suite Road to nowhere), j’ai isolé sa mélodie et réécrit un instrumental très différent par dessous.

Sans considération pour la question du « meilleur single possible », quel est votre morceau préféré sur le disque ?

NL :White funeral.

MR : La fin de All About You.

DP :The Woods.

Comment prépare t’on la sortie d’un premier album ? Il y a de l’excitation dans l’air ?

MR : On est surtout impatient de connaître la réaction des gens. C’est un peu comme devoir cacher son enfant les six premiers mois. Vivement la sortie.

DP : Le label met au point des stratégies de promotion très compliquées auxquelles on ne comprend rien et qui changent tout le temps. Mais sinon on est super excités. On est content de notre disque et on a hâte pouvoir de le partager.

Qu’y a-t-il au bout de la route ?

NL : Ce que l’on redoute, mais ce que l’on désire…

MR : Un feu vert pour la route suivante.

DP : Le bonheur de faire ce qu’on aime le plus et de le faire avec ses amis…

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