Arpad Flynn @ l’International – 14 février 2011

Arpad Flynn @ l'International

Arpad Flynn et sa folie, influencés par Sonic Youth (ils s’y reconnaissent bien plus que dans de redondantes comparaisons avec The Cure) avait été notre coup de coeur Fnac Indétendances 2010. Après le Buzz en octobre dernier, ils étaient de retour à Paris en ce jour de la Saint Valentin pour une French Pop Mission tirant plus vers le punk que le romantisme à l’eau de rose.

Arpad Flynn @ l'InternationalLa moustache et la barbe ont poussé depuis l’été, comme les lunettes de vue ont chassé les wayfarer blanches du nez de Simon-le-bassiste. Scène plus petite et surtout plus sombre, looks moins soignés, un tantinet plus crade, voilà le groupe enfin positionné dans le décor dans lequel on les avait toujours imaginés : en sous-sol, le soir, après quelques verres. 

Et pourtant. On les trouve trop à l’étroit dans ce décor, comme si le soleil ne leur allait pas si mal, en fin de compte. Mais peu importe, dans cette obscurité, si la lumière extérieure nous manque un peu plus qu’on ne l’avait prévu : chez eux elle vient de l’intérieur, car ces gars là ont le feu sacré.

Arpad Flynn @ l'International

Leur leader charismatique l’est toujours autant, lui qui n’a peur ni des rugissements de la bête ni des grands gestes emphatiques, parfois parti si loin qu’on le jurerait en transe. On n’avait vraiment vu que lui sur cette scène de l’Hôtel de ville en juillet dernier, point de convergeance absolu de tous les regards, hypnotisant la foule du parvis avec ses postures d’automates ou son garde à vous, les yeux tantôt fixes ou tantôt révulsés, démon du rock quasi possédé.

Arpad Flynn @ l'International

A bien observer l’ensemble, puisqu’on n’a plus, ce soir, les yeux possiblement brouillés d’une première fois, on se rend bien compte que la réussite du groupe dépasse le seul frontman, tout génialissime qu’il soit. Le vrai « band », toujours, se reconnait au subtil dosage de chaque élément, avec pour Arpad Flynn, sans doute, l’importance majeure du couple synthé/basse qui dompte et adoucit un peu la splendide animalité du Stéphanois, lui conférant un petit côté pop pas dégueu.

Pas étonnant, avec un cocktail qui réunit finalement le meilleur de tous les genres, d’avoir réussi à séduire à peu près tous les programmateurs qui ont croisé leur chemin, du Printemps de Bourges au Festival Fnac Indétendances, en passant par les Transmusicales de Rennes.

Arpad Flynn @ l'International

On espère que leur signature toute neuve avec Dans La Boite (Moriarty, Narrow Terrence, Charlelie Couture – dont le batteur était présent à l’Inter -, Boogers et bien d’autres) leur permettra de tourner davantage et d’exploser d’ici à la sortie de leur prochain album qu’ils promettent de peaufiner le temps qu’il faudra … bien qu’il soit déjà quasi prêt !

Long lives Arpad Flynn.

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Photos (c) Isatagada (davantage sur leFlick’r), vidéos idem (5 vidéos à voir sur le player ci dessus)

http://www.myspace.com/arpadflynn

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Une réflexion sur “Arpad Flynn @ l’International – 14 février 2011

  1. Houlà… Sans vouloir te décevoir, il aura fallu attendre le troisième titre pour que j’accroche véritablement ! Parce que c’est seulement à partir de là que j’ai été en mesure de savourer ce fameux cocktail, les 2 premiers morceaux s’étant révélés beaucoup trop animaux ! Un sentiment mitigé provenant sans doute, là encore, du fait que vendredi, j’ai découvert les Clermontois de Sinner Sinners : de la bombe atomique, ce groupe ! Certes, du punk bien radical également, mais malgré tout moins animal, avec en prime une petite touche féminine, tout de même assez inattendue dans le genre…

    Au final, sur ces 6 titres d’Arpad Flynn, en comptant « El Magnifico », lui aussi dans le style des 2 premiers, je n’en apprécie donc véritablement que 50 % : pas de regrets quant à mon absence, donc; autant effectuer à l’instant cette découverte en vidéo ! Parce que quand tu penses que j’ai loupé 3 de mes rockeuses préférées au cours des 3 semaines précédentes, j’aurais vraiment été dégoûté de payer par la suite 2 tickets de métro pour ne pas kiffer le concert à 100 %, qui plus est le 14 février !!! Bon, après c’est sûr, j’ai pu louper quelques agréables et intéressantes rencontres…

    By the way, c’est juste marrant, parce que « Poisoned Lipstick Killer Girl », ça me refait penser à ma prise à parti dans le Transval… vaut mieux en rire, hein 😉 😉

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