War In The Bed live @ Les Disquaires

War In The Bed @ Les Disquaires

Le vieil adage « la valeur n’attend pas le nombre des années » a la peau dure.

Pour énième preuve, le groupe War In the Bed dont deux membres passeront leur bac en juin 2011 et dont l’aventure a démarré en 2008. A 16 ans, donc …

Cette année là, leur titre Solitude of the cosmonaut m’avait sauté aux oreilles au milieu de 150 autres titres candidats à la compil lYbertY, pour laquelle j’étais juré pour la deuxième année consécutive. 

[audio:http://isatagada.blog.com/files/2010/10/01-Solitud-of-the-cosmonaut.mp3|titles=01 Solitud of the cosmonaut]

Mieux encore ; le groupe se payait le luxe de se faire remarquer lors d’un tremplin qui leur valait de jouer au New Morning, au Gibus ou encore à l’Elysée Montmartre.

L’année suivante, la mise à disposition (gratuite !) sur Jamendo de l’album solo du chanteur avait achevée de me terrasser comme on est sûr de le faire lorsque l’on réunit les éléments suivants : une monstrueuse influence Radiohead, une voix qui parle à l’âme, et des mélodies d’une beauté à couper le souffle (mais juste ça, restons simples).

Lune, sa soif d’absolu  et ses thèmes spatiaux propres à la rêverie adolescente épousait tellement ma fascination pour l’infini qu’il semblait avoir été écrit pour moi. Hasard ou pas, je le téléchargeais au moment de ma relecture du cycle d’Hypérion, et l’écoutais avec une telle constance sur la totalité de ses milliers de pages qu’il en restera à jamais la formidable bande son.

Magie de l’art, qui me bouleversera toujours : un ado fait un disque dans sa cave, le balance sur le net, et entre dans la vie des gens pour y prendre une place folle. Le jour où je cesserai de m’émerveiller de ce genre de choses, faites-moi mourir, par pitié !

Dans la foulée, le groupe sort un 14 titres autoproduit, Some kids dream of being astronauts, à pleurer de bonheur, entre titres ultra dynamiques et autres carrément planants, confirmant une sensibilité à la Thom Yorke à faire se damner tous les fans du genre. (Je me suis empressée de l’acheter).

Eté 2010, le bac pour certains, et le site, enfin. Avec au passage, la première blessure peut-être – l’histoire ne le dit pas – et la disparition du batteur d’origine.

Quant à moi qui ne savais plus vraiment si ces jeunes là étaient des êtres normaux ou des extra-terrestres, je les voyais en live hier soir pour la première fois pour constater que Dieu Merci, ils étaient « humains, après tout ».

Mais je vais vous dire, toute seule aux Disquaires au milieu des amis étudiants et de leurs parents, j’avais le coeur gonflé à en exploser du sentiment jubilatoire parfait : celui que l’on éprouve avec l’émotion exacerbée des premières fois, comme devant un trésor dont on serait le seul à connaître la valeur.

Un trésor que je vais continuer à regarder grandir tranquillement en rêvant qu’un jour, « quand je serai grande », j’aurais l’argent du label qui verra des petits gars comme eux conquérir le monde 🙂

 

Dans les rues de Bastille hier soir, entre les gens attablés dehors pour profiter des dernières chaleurs, vous avez peut être croisé une fille qui n’en a plus vraiment l’âge les yeux levés vers le ciel, le visage mangé par ce sourire qui naît lorsque l’on est heureux et que l’on croit encore, quelque part, que tout est possible.

 

Merci 🙂

(La musique rend heureux. La jeunesse reste l’avenir du monde)

 

Photos du concert by Isatagada ICI

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