dEUS @ Bataclan 2008

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D’aucun n’ont jamais trouvé au dernier dEUS, « Vantage Point », l’intérêt des albums précédents. Ce qui a été mon cas durant … disons les deux premières écoutes ! Mais ensuite, et comme souvent avec les meilleurs groupes, les morceaux se sont révélés, de plus en plus à chaque passage, pour délivrer finalement un disque d’une richesse désormais habituelle chez nos géniaux voisins Belges. Car faut-il le redire ? Décidément, j’aime les Belges !

Invraisemblablement déjà peu connus en France, un Zénith annulé signifiait pourtant le verdict de leur public hexagonal : ce temps qu’il aurait fallu pour apprécier pleinement cet album, bien peu l’avait pris. dEUS @ Bataclan 1110696Très égoïstement, j’aurais le mauvais goût de m’en réjouir : à mon sens, un Bataclan vaut bien tous les Zénith du monde !

Le concert est annoncé à 20h; c’est donc à 20h que nous entrons dans le Bataclan, après une salade affreusement chère (mais copieuse) au café du même nom. Dommage pour la première partie, Hickey Underground, qui a visiblement bien commencé avant, puisque nous n’en entendrons que trois titres (dont le 2ème était assez intéressant).

Avantage : le concert commence peu après 20h30, ce qui n’est jamais inintéressant quand une sorte de compteur interne vous rappelle toutes les heures que la baby sitter est arrivée à18h. C’est d’autant plus heureux que le groupe nous gratifiera de l’un des concerts les plus longs de sa tournée, avec 22 titres dont certains, parmi les plus anciens, sont rarement joués. Nous voilà donc franchement gâtés, avec un Tom Barman toujours aussi charismatique, qui nous remercie d’être là alors que Leonard Cohen joue à Paris le même soir !

dEUS @ Bataclan 1110722Les nouveaux morceaux prennent leur place dans le set, avec notamment un excellent « The architect ». Les crescendos caractéristiques des tubesques Instant Street et Roses sont toujours aussi marqués sur scène. En revanche, le son atroce (trop fort, saturé, les larcen même !) gâche irrémédiablement certains d’entre eux. Pire, le son du groupe est certainement aussi pourri que celui de la salle, si on en juge par leur chant, parfois tellement faux que je n’ai même pas osé uploader les vidéos. A d’autres moments, les instruments se mélangent dans une sorte de bouillie infâme, dans une cacophonie générale, inadmissible à un tel niveau. C’est un supplice pour les oreilles tandis que nos yeux, à l’inverse, se régalent de lumières carrément grandioses.

Impossible, donc, de revenir de ce concert aussi enthousiaste que je l’avais été après leur prestation à Paris-Plage en juillet 2007.

Et pourtant.

dEUS reste le meilleur groupe Belge de sa catégorie. Et Tom Barman, un leader fascinant et imprévisible (pourquoi a t’on toujours cette impression de tension absolue en le regardant, comme s’il pouvait pêter un cable à tout moment), indomptable comme ne savent plus franchement l’être les rockeurs (éternelle cigarette).

dEUS @ Bataclan 1110665Alors quoi ?

Est-ce une technique ?

Car le résultat est là, lorsque sonnent les dernières notes d’un ultime rappel non programmé : on a hâte d’être à une prochaine fois.
Set list :  When she comes down / Is a Robot / Instant Street / Fell off the floor, man / Slow / Smokers reflect / Turnpike / The architect / Favourite game / Let’s see who goes down first / Magdalena / Nothing really ends / Bad timing / Everybody weird / If you don’t get / Suds and soda /// EncoreS : Gimme the heat / Little arithmetics / Oh your God / Roses / Morticiachair / Serpentine

Galerie photos : https://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157610417161884

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2 réflexions sur “dEUS @ Bataclan 2008

  1. Salut.
    J’ai beau avoir écouté plusieurs fois cet album, je trouve qu’il n’y a pas de « fond ». Des chansons qui s’enchaînent. Ca m’a terriblement déçu d’autant plus que dEUS a toujours été majeur pour moi. Rien n’égalera jamais « In a bar under the sea ». C’est comme ça (je suis toujours comme un vieux con qui dit que c’était mieux avant, non ? ). Ceci dit j’ai une explication on ne peut plus rationnelle. dEUS c’était Tom Barman + Stef Kamil Carlens. Un couple. Comme Jagger/Richards, Mac Cartney/Lennon, Page/plant etc etc. L’un des deux s’en va, tout s’en va.
    Sinon, j’ai eu la chance de discuter un moment avec Tom Barman il y a deux ans et je confirme absolument ton impression de tension. C’est encore plus vrai quand tu lui parles. Il est impressionant. Pas un mec facile à vivre, je pense…
    Tom

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