Festival Fnac Indétendances J1 part 1 ! Feloche, K, Barbara Carlotti, Daguerre et Claire Diterzi

Retour de Paris Plage où le Festival Fnac Indétendances fêtait son cinquième anniversaire hier soir. « Festival », le mot est de circonstance, avec pas moins de dix artistes en ouverture de cette édition 2008, sous l’étiquette « Chanson ». Etiquette mon cul (comme dirait …). Pied de nez, plutôt, à ceux qui essaieraient de faire entrer les artistes dans des cases.


Ambiances @ Paris Plage 2008 – © isatagada
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606403454115/

Et ça commence fort, avec mon coup de cœur absolu de la soirée. J’ai nommé Feloche et sa bande. Il y a là Léa Bulle, déjà repérée autour de –M-, qui s’en donne à cœur joie avec une multitude d’instruments exotiques (une mini trompette violette, ton sur ton avec sa coiffure aux tortillons fushia, un harmonica, un clavier, un accordéon et autres « odd stuff », voir le myspace). Il y a aussi Christophe Malherbe, à la contrebasse. Il y a surtout Feloche, extra-terrestre lumineux et habité, à la mandoline (« j’avais le sentiment qu’à la guitare, tout avait déjà été fait, la mandoline, ça a été instinctif »), au bonheur bordélique et au chant. Sourcils relevés, yeux écarquillés, sourire généreux, Feloche est de ceux qui vous embarquent au Paradis Originel, où tout est innocence et fête. Pour la musique, elle vient du Bayou Urbain, cette « vue poétique » qui fait cohabiter chanson, rap, jazz, folk et électro, instruments anciens et samples, quelque part entre Dionysos et Alain Bashung. C’est rythmé, c’est frais, on est emballé, et le public, déjà nombreux à cette heure, aussi. Découverte du printemps de Bourges, Feloche vient de signer avec le label Ya Basta et quittera son statut d’artiste Autoproduit pour la réalisation d’un album qui devrait voir le jour en 2009.


Feloche @ Paris Plage 2008 – © isatagada
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606400052218/

K, qui lui succède, est le beau gosse de la soirée. Venu de Suisse, il a le physique d’un Raphaël et la voix parfois proche d’un Calogéro. Ses références à lui oscillent pourtant entre Balavoine et Brel, Noir Désir et Mano Solo. Ses textes le racontent et nous livrent un personnage amoureux d’un monde en couleur où selon lui « les idées devraient venir d’en bas ».


K @ Paris Plage 2008 – © isatagada
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606400138530/

Après la prestation de Barbara Carlotti, on a envie de s’incliner. Respect absolu, et sentiment d’avoir sous les yeux (et les oreilles) ce qui se situerait entre de la grande chanson ou de l’immense variété, dans son acceptation la plus noble, en tout cas une artiste française digne de succéder à une Edith Piaf ou une Barbara, pour la dimension. Pour autant la blonde Barbara est résolument indépendante et moderne et propose, outre une voix langoureuse et grave, presque masculine, des chorégraphies joyeuses et débridées pour une musique « exigeante » à la manière d’un Bertrand Belin. « J’ai réalisé mon rêve, chanter à Paris Plage » dit-elle en riant. Elle est sincère : on l’a vue dans le public les années précédentes.


Barbara Carlotti @ Paris Plage 2008 – © isatagada 
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606405582971/

Daguerre et son physique de baroudeur est aux antipodes de cette chanson là. Ancien des « Veilleurs de nuit », fait-il de la chanson, ou fait-il du rock, lui demande Olivier Bas ? « Je fais de la chanson-rock » répond t-il avec assurance. Amoureux des textes de Léo Ferré (« son écriture est tellement actuelle »), la musique reste rock en effet, avec sur scène un seul bassiste pour accompagner sa guitare. Daguerre a l’émotion a fleur de peau, tellement que Cali est allé jusqu’à créer un label juste pour lui. « Avec la crise du marché du disque, le parrainage revient » affirme t’il.


Daguerre @ Paris Plage 2008 – © isatagada 
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606402490872/

On saute du coq à l’âne, ou plutôt à la vache, si on en juge par la robe de Claire Diterzi. Sa folie décomplexée est autant auditive que visuelle, et en ces temps de dépouillement scénique, la débauche est savoureuse. « Vous avez vu le spectacle dans sa version minimale, explique t-elle néanmoins, il faudra venir aux folies Bergères » ! Avec des chansons toutes écrites à partir d’une sculpture ou d’une peinture, Claire Diterzi a à cœur de prouver que la culture peut aussi être festive et doit en tout cas rester intègre, même si « en ce moment, c’est la merde, et Fuck la Star Académy ».


Claire Diterzi @ Paris Plage 2008 – © isatagada 
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606403217714/

Nous voilà à la moitié de la soirée, et je vous raconte la suite demain, il faut que j’y retourne !!! D’ici là je vous laisse en compagnie de Feloche, et son « Qu’on te Maraboute »

Cet article a été publié sur Hexalive.com

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