Vous reprendrez bien un peu d’Efterklang ?

Compte tenu du potentiel du groupe, je ne pouvais décemment pas rester sur mes rares phrases d’hier. Merci donc de « bien vouloir trouver ci-joint » une véritable chronique !

On peut avoir pour habitude de fuir à la fois les bals du 14 juillet et les concerts à Bastille, et changer d’avis lors de circonstances exceptionnelles.

La circonstance en question eu pour nom Efterklang, ajouté sur mySpace par un ami pour d’obscures raisons dont il ne s’est pas souvenu, peut être un lien avec Sigur Ros. Un bulletin pour annoncer son passage en France (le groupe nous vient du Danemark), quelques écoutes intensives plus que convaincantes et l’insistance de l’ami en question fit le reste.

Bastille donc, vingt heures quinze, et Nicolas Ullmann fait son apparition en maître de cérémonie, déguisé en Sébastien Tellier (bluffant). Efterklang est programmé en tout début de soirée, ce qui autorise un positionnement au premier rang, la foule n’étant pas franchement dense à cette heure.

Débarquement folklorique du groupe, huit musiciens vêtus de blanc portant la cape, hormis pour la seule représente de la gent féminine (ravissante), en robe rose boutonnée jusqu’au trognon façon petite maison dans la prairie et collant rouge (pas) assorti. Le style capillaire général ne laisse aucun doute quant à l’origine géographique de la formation, nordique jusqu’au bout des moustaches ou à la coupe new-wave échappée des années quatre-vingt du leader.

Il y a là des cuivres, un peu de programmation, un clavier, des percussions et des cymbales superbement maltraitées, un violon, une basse, une guitare, et une batterie complète au fond. D’autres objets moins traditionnels font office d’instrument, par exemple les piliers en métal de la structure scène.

Compte tenu de la configuration du groupe, on s’attend au joyeux bordel de l’ensemble. Sauf qu’on ne relève pas de cacophonie. A l’inverse, on goûte le délire d’une musique inspirée, plutôt plus fraîche qu’un Arcade Fire (auquel il arrive d’être un peu lourd). Avec des musiciens convaincus et convainquants, avec surtout des montées en puissance comme on les aime, de celles qui font décoller. Et un joli goût de Sufjan Stevens, parfois …

Le sourire est sur tous les visages, et la distribution du poster aux couleurs acidulées par les artistes eux même finira de conquérir le public. L’affiche dit que l’album «  Parade  » est disponible «  now  ». Je m’en vais donc de ce pas écouter ce qui me semble être un joli chef d’œuvre, et vous enjoins poliment mais fermement à faire de même.

Mirador

Caravan (TRES Sufjan Stevens celle-là)

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