Christine Orban – L’attente

Quatrième de couverture

Dans un bar, un homme regarde une femme. Ses yeux se promènent le long de ses jambes, qu’il caresse de bas en haut. Tous les soirs, elle reviendra l’attendre. Le récit sensuel et poignant d’une rencontre sublimée par l’attente, où Christine Orban, l’auteur du Collectionneur et de L’Ame soeur, met à nu avec une troublante intuition le désir féminin.

Passages choisis …

« Suis-je encore vivante, s’il ne me voit pas ? Rien ne sert plus à rien, même de se réveiller le matin […] »

« Quiconque n’a j’amais attendu ne peut imaginer ce que représente un corps tendu vers un autre. Un corps malade d’une maladie dont il ne veut pas guérir, un corps tout entier habité par lui, à l’endroit où se loge le désir. Un corps pantelant, ridicule. Un corps pour lui, de la racine des cheveux au bout des ongles alors qu’il n’est pas là »

« Lorsqu’il pris mon visage dans ses mains, une pensée prompte comme l’éclair vint à mon secours. Je devais me persuader que ce geste bénin m’avait seulement enrichie d’une expérience sans conséquences. Tout, en moi, en décida autrement. Quelques minutes suffirent pour que je me sente orpheline d’une main posée sur mon visage et d’un regard sur mes jambes. Je n’arrivais plus à admettre son absence […] je restais là, hagarde, à attendre qu’il revienne. »

« Je sais que tout bonheur tranquille est lâche. Il recule devant la puissance de la vie, la violence de l’amour ancrée dans notre chair. La folie est de laisser passer l’être qui redonne la vie, qui accélère les battements du coeur, qui réveille les sensations et les sentiments.
J’aurais préféré une soirée avec l’inconnu qu’une vie avec Laurent. »

A la fin

Pas question de vous raconter la fin. Elle est dérisoire. A la mesure inverse de ces phrases qui ne sont que des phrases. A la mesure exacte de l’inutilité de broder dans le vide.
A l’arrivée, un livre bâti autour d’une poignée de ressentis, visiblement très intenses.
Mais qui ne suffisent pas à faire un livre.

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Une réflexion sur “Christine Orban – L’attente

  1. Ne passe t on pas nos vies à attendre….
    Attendre de façon plus ou moins consciente un lendemain différent, une surprise, une vérité….
    Attendre aussi dans la banalité du quotidien…
    Le temps qui passe et que l’on ne peut retenir, attendre permet qu’il passe moins vite !

    Euh, désolée… Drôle de mot !

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