Mika au Zenith de Paris – 24.10.2007

Je suis sortie hier soir du Zénith de Paris de bien meilleure humeur que je n’y étais entrée. Non pas que j’ai mauvais caractère, mais tout de même. D’abord, j’étais malade. Je serais bien restée au chaud sous la couette à vrai dire. Et puis l’été étant passé, je me demandais ce qui avait bien pu me pousser à prendre ces places pour MIKA … Les refus (polis mais massifs, et merci Marie pour le coup de main ^^) des gens de prendre les flyers annonçant le prochain d’Eiffel à l’Olympia (le 19 novembre les gens ! Le 19 novembre hein !) avaient accentué ma façon de tout voir en noir. Devant un public aussi peu curieux, je l’avoue, j’étais prête à jeter le bébé avec l’eau du bain.
Grave erreur.

Yelle d’abord, en première partie, est une bonne surprise. La jeune femme, branchée sur dix mille volts, avait fait une apparition fluo dans la caravane de Ray Cox à Bourges au printemps dernier. Son passage avait du me marquer, car tout me revient en la voyant sur scène. Son titre « Je veux te voir » notamment, écrit en réaction au machisme des rappeurs, ses attitudes très « média-géniques » (et je pense : « Merde ! mais c’est la copie conforme de ma Brune des RUBYBRUNE ! »), son aplomb et sa voix pointue, son dynamisme (elle danse et saute partout) et sa musique électro pop, légère, à danser.
« A cause des garçons » est sa reprise du moment qui cartonne sur les ondes paraît-il, c’est en tout cas de la musique très « girly » avec laquelle on ne doit pas s’ennuyer … euh … en boum !

En attendant MIKA, je regarde autour de moi la tête des affreux qui ont snobé mes flyers à l’entrée du Zénith. Mais je suis déjà d’un peu meilleure humeur, et même s’ils ne sont pas exactement de ceux que l’on retrouve dans les petites salles, ils n’ont pas l’air si horribles après tout.
MIKA, c’est évident, a su faire le consensus entre plusieurs générations et plusieurs types de public. Il y a des jeunes d’une vingtaine d’année (majoritairement de sexe féminin), des couples de trente-quarantenaires, et même des enfants, qui reviendront ravis d’avoir pu arracher un autographe à YELLE qui leur avait donné rendez-vous dans le hall.

Le temps doit leur paraître long (moi en tout cas je regarde ma montre), et la salle tout entière scande « MIKA –MIKA » lorsque celui débarque enfin, précédé d’un ange qui surgit d’une gigantesque bulle.
Dès lors tout s’emballe, et le spectacle est partout. Dans les chansons tubesques que cette nouvelle star encore inconnue il y a un an enchaîne les unes à la suite des autres, en commençant par « Relax ». Dans cette voix magique bien réelle qui glisse d’un octave à un autre sans faillir. Dans ce punch et cette jeunesse insolente (parfait pendant masculin de la première partie), cette façon de s’amuser, de danser et de sauter dans tous les sens, ce sourire taille extra large, et surtout communicatif. Dans les costumes dignes de Disney Land pour le premier rappel, les « Big Girls » en justaucorps, la marionnette géante qu’il étreindra, le parapluie orange, la pluie de confettis et les ballons multicolores.

Sauf que ce soir au Zénith de Paris, il y avait ce petit truc en plus qui avait semblé manquer aux autres soirs, d’après ce que l’on m’en a rapporté. Sans doute parce que la salle était plus grande qu’ailleurs, et qu’on était à Paris. Sans doute aussi que cette date là avait de particulier qu’elle était la dernière de sa tournée en France. Alors cette fois, en plus de l’artiste incroyable qui a surfé sur une vague de succès phénoménal depuis un Taratata de février 2007 (avec un « Grace Kelly » dont il chantait ce soir les refrains en français !), c’est aussi un jeune homme de 24 ans que j’ai vu s’exposer sur scène, faire durer le plaisir (8 :40 pour « Love Today » et son délire de barils-percu, « Relax » offert en 2ème rappel, un luxe d’après ce que j’ai compris), changer son piano de place pour voir tout le monde, parler beaucoup (toujours en français), et au fil de la soirée, devenir aussi touchant qu’il était déjà sympathique.
Et puis, voir un Zénith debout, de la fosse jusqu’au plus haut des gradins, chanter, bouger, rendre la générosité de l’artiste sur scène, ça n’est pas non plus si fréquent.

Certes, ce garçon là aurait du être trop consensuel pour me plaire, pas assez torturé, et surtout, ce garçon n’a aucunement besoin qu’on lui fasse davantage de pub. Et pourtant ! J’ai plongé pour ce garçon là, capable en une poignée de chansons, un peu d’émotion, et beaucoup d’énergie joyeuse, de vous réconcilier avec la terre entière et de retourner complètement votre mauvaise humeur d’un soir …

Toutes les photos sur
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157602745576913/ ,
les vidéos sur http://www.dailymotion.com/isatagada (y’en a six !!!!!)
et aussi pour cette chronique, voir
http://www.le-hiboo.com/concerts/mika-yelle-au-zenith-de-paris/

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Une réflexion sur “Mika au Zenith de Paris – 24.10.2007

  1. très bonne chronique mon Isa.
    Je suis comme toi, il est encore plus jeune que moi, est millionnaire, joli comme un coeur et en plus il chante…c’est rageant mais comme il est adorable on peut pas lui en vouloir…
    mais au fait, T’as vu Mika torse nu!!!
    je dois être aussi musclé que lui 🙂

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