Solidays 2007

 

En ce début d’été pluvieux, la météo avait pourtant décidé d’épargner la paille qui protégeait le sol de l’hippodrome de Longchamp pour cette édition 2007 des Solidays.

A l’ouverture des portes en milieu d’après-midi, l’atmosphère est plutôt étudiante et l’attente désagréablement prolongée par l’utilisation outrancière des scanners. Peu importe, je suis enfin dans l’enceinte du festival, avec un petit regard d’envie sur le tableau coloré que forme l’assemblage des tentes pour un camping déjà bien rempli (ah si j’étais jeune …).

La foule quant à elle est encore parsemée pour le set des Fatals Picards qui sont seuls à assurer l’ouverture du festival sur la scène «  Paris  », la plus importante des quatre. Nous squattons dans l’herbe, il fait beau et sur notre gauche, les premiers sauteurs à l’élastique se lancent dans le vide du haut des grues. Le groupe nous met de bonne humeur avec ses habits de scène improbables, ses délires à la sauce punk festif, ses piques sur Goldman, Noah, ou le communisme, nous demande si on est contre la guerre, les enfants battus (etc…), jouent la carte du second degré pêchu, et tout cela est plutôt bien parti. Non vraiment, ces gars là auraient mérité un meilleur accueil à l’Eurovision, et on ne leur en veut pas : s’ils ont sans doute été incompris là bas, ils auront conquis tout le monde ici !

Pour la suite, au vu de leur dernière presta à TARARATA, j’avais très envie de rester un long moment devant No One Is Innocent. Mais le live en plein air n’est pas à la hauteur, et les commentaires agacés de mes amis sur les formations dites engagées couplés à l’envie de plusieurs de découvrir les Sunshine Underground sur la scène «  Phenix  » à l’autre bout de l’Hippodrome me laissent à peine deux morceaux. Je ne suis pas mécontente d’ailleurs, de m’être laissée entraînée. Car le groupe est une bonne surprise, s’amuse sur scène et donne envie de danser.

Dix-huit heures trente et nous faisons la route dans l’autre sens pour retrouver «  Paris  » et les très médiatiques Editors. «  Tu vas voir, me dit-on, le leader avec ses attitudes est un sujet de photo idéal  » ! Et c’est vrai qu’il y a de quoi se régaler, à presque en oublier ce pourquoi on est ici, c’est à dire la musique. Il faut dire que je ne fais pas partie de ceux qui ont éprouvé ces derniers mois un engouement sans faille pour ce nième groupe britannique qui n’apporte pas grand chose au schmilblick même si la voix de Tom Smith m’impressionne plutôt agréablement.

Retour sur la scène «  Phenix  » pour Eiffel que j’aime vraiment. Le son est trop fort et les protections auditives ne sont pas superflues mais je suis prête à leur pardonner. Les morceaux du nouvel album Tandoori (excellent) se mêlent à d’autres titres plus anciens dont «  Tu vois loin  » que je chantonne encore en écrivant. Ne pas se fier aux apparences, Romain Humeau n’est pas aussi «  brut de décoffrage  » qu’il en a l’air et ses compositions ont une finesse et une intelligence qui surpasse de très loin celles tant d’autres groupes qui font le buzz pour des raisons qui restent incompréhensibles pour moi. Eiffel c’est du vrai (très) bon rock français. Qu’on se le dise.

Il est vingt-heures trente à présent et la sortie des bureaux a généré une deuxième heure de pointe à l’entrée du festival. C’est aussi le premier dilemme véritable de la journée : Kaiser Chiefs ou Mademoiselle K. Mademoiselle K ou Kaisers Chiefs … Ah tant pis, j’ai trop envie de voir enfin celle «  qu’ on invite pas  » ! Et très vite je sais que je n’en aurais aucun regret tant ce concert là fait partie de mon top du jour. Tout y est ! La musique, l’énergie, la communication entre les membres du groupe, le jeu de scène, les paroles, les attitudes, le charisme, enfin tout ! L’être et le paraître. Yeah ! Je suis ravie et déjà épuisée.

C’est l’heure du ravito. La bière alcoolisée ne se vend pas ici sans quelque chose à manger. On distribue aussi les Alcotests à la sortie. Ce serait bête tout de même de faire de la prévention et de l’information sur le sida et de laisser les gens s’encastrer dans un arbre à la sortie du festival.

 

Je vis la fin du festival en touriste, pas emballée par un Paolo Nutini dont la soupe pour midinettes me laisse plus que froide, ni par un Joey Star que je trouve franchement malsain jusque dans sa musique dont l’agressivité même me met affreusement mal à l’aise. Ms. Lauryn Hill, malgré la meilleure volonté du monde et une débauche de moyens impressionante (mais qui fait flop de mon point de vue), ne me séduira pas davantage.

Dommage de terminer sur ces notes là, mais je repars en chantant Cocorico : entre les Fatals Picards, Eiffel et Mademoiselle K, le rock français a de beaux jours devant lui !

Publicités

7 réflexions sur “Solidays 2007

  1. Tres sympa ta review…. avis globalement partagé en dehors des poilus ….
    Tu avais raison ta photo noir et blanc du festival rend tres bien 😀

    Alain

    J'aime

  2. des bisous peux pas me direuuuu juste c clair roro tres roro hihihi…ah au fait pour ton copyright un truc mets le © devant isatagada sinon ca veut dire que le copyright est

    J'aime

  3. Ah super, tu mets un nom sur la demoiselle …. K ! je l’ avais vue en passant chez Nagui avec Higelin et elle avait fait tilt quelque part…. cette fois je ne vais pas oublier.

    Bises , bbmm (euh, oui de retour de la planète Berlin ! »tchip tchip tchip won’ t you walk me through the Tiergarden,won’t you walk me through it all, darling ? doesn’t matter if it is raining -ah mais si ! c’ est à cause de lui cet été pourri! ….tchip tchip tchip ….).

    J'aime

  4. Bien, bien, bien !!! hi hi hi.. pour une fois suis « toute d’accord » avec toi (c’est à noter d’une croix rouge, blanche, noire enfin de la couleur que tu veux, dans le calendrier çà !!!! ^^) Rien à dire sur Eiffel (enfin si.. j’aurais plein de choses à dire mais je n’ai pas l’art ni la manière loool)… parfait 🙂
    Tes photos sont géniales !!
    Des bisousssssssssssssssssssss !!!

    J'aime

Laissez un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s