Anthony Fletcher : Interview enfantine (album Altlantique)

Le disque d’Anthony tournait pendant notre déjeuner l’autre jour, et mes enfants, bavards (ne me demandez pas de qui ils tiennent !!!) me bombardaient de questions. D’où l’idée de cette interview, qu’Anthony accepta avec plaisir. La plupart d’entre elles ont rapport aux titres de l’album. Alors si vous ne l’avez pas … Il vous faudra l’obtenir !!!!

 

Martin (9 ans) : Alors, comment il s’appelle finalement son cocktail ?
Anthony : Ca je crois que je ne le saurai jamais, car la chanson ne le dit pas… Je crois que c’est sans doute un nom genre « Alexandra » 😉


 

Clarisse (6 ans) : C’est qui la demoiselle ?
Anthony : En fait, c’est une fille imaginaire qui me plait car elle est à la fois jolie et rigolote et gentille et triste. Et à qui je plais.  
Comme celle qu’on croise dans la cour de l’école et qu’on n’ose pas aller voir pour lui parler.


Clarisse et Martin (très excités) : Tu as vraiment un ami  lionceau ? Comment c’est possible ?
Anthony : Malheureusement pour moi, je n’ai pas d’ami lionceau… 😦  Mais la  chanson raconte l’histoire du « Lion », un livre de Kessel que je vous recommande. C’est un de mes livres préférés. Quand vous l’aurez lu, votre maman devra vous offrir un lionceau car vous en voudrez un à tout prix. C’est un de mes livres préférés car il est à la fois plein de vie, et triste aussi. C’est peut-être ça qu’on appelle la mélancolie, un de mes états habituels. Il y a ça dans « Le Petit Prince » aussi. En fait la chanson parle aussi un peu du Petit Prince. Vous devez lire ce livre aussi, moi je le relis tous les ans.

 

Clarisse : Pourquoi tu as beaucoup de musiques sans paroles ?
Anthony : En fait, il y a deux morceaux sans paroles sur le disque, car je trouve ça bien de temps en temps de me reposer la voix. Vous avez déjà essayé de chanter sans arrêt ? Au bout d’un moment, on a mal à la gorge ! En plus comme ça pour les gens qui écoutent le disque, ça leur fait un peu de changement. Et aussi il y a pleins de musiciens que j’adore comme Yann Tiersen (ses chansons sont dans le film « Amélie Poulain »), qui font ça, de la musique sans paroles.  Alors je les copie un peu…
Souvent, les chansons racontent une histoire, alors que sans paroles, on peut laisser aller son imagination, fermer les yeux et croire qu’on est au bord de la mer par exemple, au coucher du soleil…

 

Clarisse : Quel instrument tu aimes le mieux ?
Anthony : Je joue de la guitare, mais mon instrument préféré est le piano.  C’est pour ça que je commence un peu à en jouer. Je trouve que c’est le son le plus pur et le plus mélancolique qui existe.

 

Martin : Ah oui et aussi quelle chanson tu aimes le mieux ?   (Clarisse et Martin : nous notre chanson préférée c’est Jour  
Blanc mais elle n’est pas sur l’album, alors maintenant c’est Simba !)
Anthony : Euh… je les aime bien toutes !!! Je crois que mes textes les plus réussis sont « Atlantique » et « Canadair ». Et j’aime bien Simba parce que quand je la chante, je m’imagine avoir un ami lionceau. J’ai une amie qui en a vu en vrai, en Afrique. Elle a de la chance… Moi j’ai vu un écureuil de près une fois

 

Martin : A quel âge tu as appris à jouer de la musique ?
Anthony : J’ai commencé à 9 ans à jouer de la clarinette, jusqu’à 11 ans. J’ai arrêté parce que mon professeur n’était pas sympa avec moi.  Après j’ai commencé la guitare à 15 ans, parce que j’avais un ami dans ma classe qui en jouait, et je voulais faire comme lui. J’ai  joué dans un groupe quasiment tout de suite parce que j’aimais bien être avec eux le samedi après-midi, et j’écrivais déjà beaucoup de chansons.
Voici une photo de mon groupe en 1996 : je suis toujours très ami avec eux, mais on ne joue plus de musique ensemble. Hervé, en  arrière plan, joue de la batterie dans un groupe de rock qui s’appelle « In the club ». C’est lui qui joue de la batterie sur mon disque.

 

Clarisse : Et pourquoi tu joues de la musique ?
Anthony : Peut-être parce que je peux dire comme ça ce que je n’arrive pas à dire en vrai, comme je suis un peu timide. Et parce qu’il n’y a pas toujours quelqu’un pour écouter ce que j’ai envie de dire.

Clarisse : Si tu es amoureux d’Alexandra, pourquoi tu ne lui dis pas ? (Martin : mais si ça se trouve il l’a fait en faux le nom,  juste pour la chanson !)
Anthony : Alexandra, c’est le nom d’une rue en Angleterre, à Manchester (c’est dans le nord). J’aimais beaucoup le mot, et j’ai trouvé ça très joli comme nom de rue. C’est une chanson triste parce qu’elle parle de ce genre d’endroit où je n’irai peut-être plus jamais, et que je suis sûr de ne jamais oublier parce que j’ai ressenti de la joie en découvrant cette rue. Il y a des fois comme ça où l’on passe un bon moment, comme pendant des vacances à la mer par exemple, on rencontre des gens avec qui on s’entend bien, on va se baigner avec eux, on mange ensemble, on tombe un peu amoureux… Et puis les vacances se terminent, et on est triste. Mais on sait que c’est de la bonne tristesse, parce qu’on s’est bien amusé pendant les vacances. Et l’année d’après on veut retourner au même endroit en vacances. Et on est déçu parce que les gens qu’on voulait revoir ne sont plus là, ou parce que la fille qu’on avait embrassé embrasse maintenant un autre garçon. Donc le mieux pour ne pas être déçu, c’est de garder en soi le souvenir de ces vacances, et de ne pas espérer retrouver la même chose. Ca ne sera plus jamais pareil. Le mieux pour ça, c’est de changer d’endroit tous les ans. Comme ça, on a  tous les ans des nouvelles images au chaud pour les périodes où l’on n’est pas en vacances. Mais c’est bien aussi d’avoir ses habitudes quelque part, comme ça on peut retrouver ses amis chaque année.

 

Martin (conclusion pré-ado) : Au fait, comment tu peux encore chanter puisque tu t’es noyé dès Atlantique ?

Anthony :  C’est vrai que je me suis noyé, mais j’avais en moi un truc spécial qui m’a fait revivre. On peut se noyer et en fait ne pas être mort, mais il faut le vouloir très fort, et c’est pas facile.  Parce que quand on est sous l’eau, il y a des courants qui nous font rester au fond. Il faut vraiment pousser très fort sur ses jambes pour remonter à la surface, et là la mer est souvent pleine de vagues énormes sur lesquelles il faut apprendre à nager. Et ça, mes parents ne me l’avait pas appris.

 

 

All photos from Anthony

 

Publicités

3 réflexions sur “Anthony Fletcher : Interview enfantine (album Altlantique)

  1. Ah ces enfants ! Qu’est-ce qu’ils sont curieux! lol
    Martin et Clarisse, je vous félicite ! Votre avenir est tout tracé, vous ferez de bons journalistes!
    Anthony s’est bien mis à la portée des enfants (n’aurait-il pas encore tout à fait quitté l’enfance lui-même ???)

    J'aime

Laissez un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s